Le temps nous est compté et ce n’est pas le H1N1
par ddacoudre
jeudi 3 décembre 2009
Malgré les controverses concernant les données de nos stocks d’énergies fossiles et de minéraux au rythme actuel de notre consommation avant la moitié du siècle nous aurons beaucoup de problèmes, malgré la poursuite de nouvelles sources dans les fonds marins par 3000 m.
Nombre d’années de disponibilités :
Énergie fossile.
Pétrole 42 ans ; Gaz naturel 64 ans ; Charbon 150 ans ; des millions d’années pour se renouveler.
Uranium, 32 ans, non renouvelable.
Les douze métaux les plus exploités : Éléments et minéraux.
Or 17 ans ; Argent 13 ans ; Platine 56 ans ; Fer 79 ANS. Nickel 40ans ; Cuivre 31 ans ; Plomb 22 ans ; Zinc 17 ans ; Étain 20 ans ;Cobalt 112 ans ; Aluminium 131 ans ; Palladium 15 ans. Tous non renouvelable
Les sols : sur 148 million de kilomètre carrés, les terres cultivables représentent 1.5 milliards d’hectares, le taux d’érosion actuel est de quelques millimètres à quelques centimètres ans, et son de 100 à 1000 fois supérieur au rythme naturel de formation qui s’élève à 0,1 millimètre ans.
Les ressources alimentaires : les stocks de céréales peuvent assurer une dizaine de semaines de consommation. En l’espèce il ne s’agit pas de stock dans lesquels l’on puise mais des quantités disponibles produites.
Les possibilités d’augmenter la superficie d’exploitation jusqu’à 4 milliards d’hectares selon l’ONU permettent de faire face à une augmentation de la population, malgré l’érosion naturelle éolienne et hydrique tant que chimique (acidification salinisation) des phénomènes que nous aggravons par nos pratiques agricoles.
Ces quelques données permettent de cerner où se situe notre problème, nous pouvons dire qu’il est là, pas pour moi qui serait certainement mort d’ici là mais pour tous ceux qui vont rester.
Si nous avons les moyens de nous nourrir et même au-delà de l’actuelle population, les difficultés résultent pour les cultures nourricières, que de disparité politique liée à leur industrialisation et à leur gestion capitaliste (cela m’ennuie d’utiliser le terme libéralisme), car nous produisons assez pour qu’il n’y ait personne qui meure de faim.
Concernant les énergies je ne sais pas si les trente années à venir pourront compenser la disparition des énergies sur lesquelles repose notre organisation capitaliste. Si le progrès technologique est aussi exponentiel que celui que nous avons connu de puis la fin de la guerre pour mettre en place des énergies de remplacement, il y a une espérance à avoir, et si la lutte pour les restes d’énergies fossiles ne nous engage pas dans des affrontements.
Alors moi je veux bien que nous occupions notre temps à débattre de la grippe, des faits divers, de l’identité nationale de tous ces subterfuges que nous sert le pouvoir, pendant que d’ici trente ans, c’est demain, le colosse aux pieds d’argile que nous avons construit sur la consommation va s’effondrer.
Ses conséquences seront autres que celle du mur de Berlin, où du fantasme de la fin du monde d’après le calendrier Aztèque.
Croyez vous qu’il n’est pas temps de retrouver le sens du débat existentiel plutôt que de savoir si M. Aubry ; va réveiller le FN. Je ne dis pas qu’il faille ignorer son quotidien, mais je pense tout aussi important, si ce n’est plus, de se préoccuper de ce qui nous le construit.
Sauf voilà, ce n’est pas la perception émotionnelle de l’histoire d’un enfant ou d’un vieux qui meurt, l’histoire d’un crime qui nous galvanise, d’un passé que l’on fait ressurgir parce que l’on ne sait pas regarder à demain, tous ces anesthésiants de notre réflexion qui nous mange notre temps avec la consommation.
il n’y a pas à construire une belle histoire avec notre aveuglement, sauf plus tard pour les historiens, si ce n’est celle de la fin d’une civilisation capitaliste, et l’on comprend bien que ces défenseurs ne vont pas s’en glorifier.
Ceci se comprend par la raison issue de la compilation d’informations que vous ne trouverez pas dans les médias traditionnels.
Ceci fait qu’un jour nous mourrons sans savoir ce qui nous emporte. Mais après tout n’est ce pas notre destin. Nous mourrons chansons.