Le véganisme tue les élevages !
par Valentin Lagorio
lundi 20 janvier 2020
Le véganisme tue les élevages !
Une information qui est passée quasi-inaperçue.
Le groupe Nestlé a voulu se débarrasser de sa marque Herta sur les produits carnés (charcuterie). Le groupe a transféré 60% du capital à une entreprise espagnole. Cela prendra la forme d’une coentreprise, basée en Espagne.
Un transfert qui fait fi de l’offre de reprise par Bigard, un des géants français de la viande.
Nestlé garde tout de même la partie végétale de sa production.
C’est à cela qu’est réservé l’avenir, un monde nourri aux steaks et lait de soja ? D’ailleurs, ces appellations sont prohibées depuis un amendement voté par l’Assemblée Nationale en 2018 qui les interdit, suivant la logique des végans de ne pas consommer un produit carné où à base d’animaux.
Nous apprenons également que le groupe Fleury-Michon ne se cache plus pour sa préférence envers le porc espagnol, an affirmant que le jambon espagnol est de qualité équivalente avec le jambon français et que ce dernier est plus cher que le premier.
Si il est plus cher, c’est parce que nos éleveurs de porcs répondent à un cahier des charges précis, à des normes rigoureuses qui sont les plus strictes du Monde. Ce qui n’est pas le cas en Espagne.
Comment pouvons-nous continuer à importer des denrées alimentaires qui ne respectent pas nos standards de production ?
A quoi sert le célèbre article 44 de la loi EGALIM ? A quand une loi qui obligerait les industriels à s’approvisionner de produits français dès lors que ces derniers sont produits sur le territoire national ?
Quand l’État jouera-t-il un rôle en faveur de nos éleveurs ?
Des éleveurs acculés par une pression véganiste sans précédents : intrusions, violentes ou non, dans des exploitations, menaces, incendies de bâtiments agricoles.
Ces exactions sont commises par des militants antispécistes, considérant l’élevage comme de l’esclavage.
Nous allons encore rétablir certaines vérités ici :
Certaines personnes dans des abattoirs ont un comportement condamnable. Mais ces pratiques sont le fruit d’une politique désorientaliste et qui a comme opium le profit, ce qui a conduit à la fermeture des abattoirs de proximité et donc à l’augmentation des cadences et du stress des animaux par le temps de transports ( par ailleurs, les abattoirs mobiles sont une invention ingénieuse).
Concernant les prairies et leur empreinte carbone…des élucubrations à tire-larigot.
L'élevage permet de recycler le carbone. Prenons un exemple : Un troupeau de 50 vaches adultes et de 80 jeunes produit 80 tonnes de carbone. L'usage des "installations" (tracteur, logistique, etc) produit 32 tonnes de carbone. Ce qui fait 112 tonnes...mais les pâtures ( 60 hectares en moyenne) retiennent 500 tonnes de carbone.
Donc, 500-112= 388 tonnes de carbone recyclées par an et par exploitation.
Comment peut-on affirmer que l’élevage pollue ?
Pointer l'agriculteur et ce qu'il produit est toujours facile, mais remettre en cause tout un système et s'attaquer au libéralisme économique est chose difficile….mais courageux de faire !
Ce n'est pas le fait de changer de mode de consommation comme manger moins de viande, qui va sauver la planète, au contraire ! C’est en sauvant l’Agriculture que nous sauverons la planète !
Valentin Lagorio, secrétaire-général-adjoint à l’UPF.