Les fautes d’orthographes
par Gabriel
mardi 10 août 2010
Enfer et damnation, voilà bien un sujet grave qui mérite quelques attentions et que l’on ne peut traiter avec dérision. Quelques personnes ont fait remarquer et à juste titre que certains articles contenaient quelques lacunes orthographiques. Souvent dues, d’ailleurs, à l’inattention ou à la frappe aveugle et rapide sur l’AZERTY. Concernant cette affaire, je fais moi aussi mon mea culpa. Ambrose Bierce dans le dictionnaire du Diable, comme par hasard, écrivait que l’orthographe était la science qui épelle avec l’oeil à la place de l’oreille. Quelle chance que celle-ci ne soit pas musicale, elle serait peuplée de couacs !
Cependant, bien qu’importante soit l’écriture juste de chaque élément, je trouve celle-ci secondaire par rapport :
1°) Au bénéfice que chaque lecteur peut retirer ou ressentir du texte dans sa globalité.
2°) Au sujet du texte
3°) A la construction du récit.
Le contenu est plus important que le contenant tout comme l’auteur, qui à mes yeux, possède un intérêt quasi nul par rapport à l’histoire. J’accepte pour ma part ces remarques dés l’instant ou elles ne sont pas exprimées de façon ostentatoire ou condescendante, sinon c’est fatiguant.
La grammaire française est compliquée de part les nombreuses exceptions qui la jonchent mais, elle est aussi arrangeante par certain aspect. Prenons l’exemple du : « ON » et analysons sa faculté d’adaptabilité aux circonstances. Voilà un véritable ami grammatical que nous utilisons souvent et de manière récursive. « ON » est un pronom menteur car il définit tout le monde mais ne s’attarde sur personne, c’est un corbeau parfait car il permet de critiquer ou de dénoncer dans le plus strict anonymat, il nous dédouane de nos responsabilités car « ON y est pour rien », il nous permet d’espérer par le « ON pourrait », de conseiller sans prendre de risque par le « ON devrait » jumeau caché du « Y A QU’A », c’est mon préféré ! Bref, comme cela ON, pardon, je pourrais vous en dresser une liste conséquente et ennuyeuse.
Prenons la sténo-dactylo qui est l’instrument à qui on dicte des fautes de français et qui restitue des fautes d’orthographe. Avouez que cela est bien pratique en terme d’efficacité. Certains m’objecteront que l’orthographe, c’est le respect, la politesse. Exact ! Cela en est une forme, mais il ne faudrait pas focaliser de manière compulsive sur un point qui finalement mérite plus d’indulgence que de critique.
Aussi dirais-je pour finir, à vous les cancres inverseurs de voyelles et mélangeurs de consonnes, c’est vrai, il faut faire un minimum attention à l’ordre dans lequel vous écrivez ces 26 hiéroglyphes mais de grâce, que cela ne se fasse pas au détriment de votre message. Faites fi de ces séquences palindromiques, utilisez l’oxymore si il vous procure d’horribles plaisirs, quoi qu’il en soit, vous avez très peu de chance de finir sous la coupole.
J’espère ne pas avoir été trop ennuyeux avec un sujet qui, lui, l’ai vraiment, et que ce texte ne déclenchera pas quelques crises d’urticaires aux puristes et autres accros du petit larousse.
Cordialement