Les profiteurs de guerre...

par rosemar
lundi 27 avril 2026

"Alors que près de 20 000 marins sont toujours bloqués dans le détroit d'Ormuz, des profiteurs de guerre proposent des services de ravitaillement à des prix démesurés. 

 

C'est le 49e jour de blocage dans le détroit d'Ormuz. Des centaines de navires sont toujours à l'arrêt, isolés du reste du monde.

 

Des journalistes ont obtenu des images qui révèlent les pénuries subies par certains équipages et l'émergence d'un réseau de ravitaillement très lucratif. La vidéo est filmée depuis un porte-conteneurs bloqué. Il est abordé par un petit bateau chargé de colis. Soulagement de l'équipage chinois. "Vous voyez ça ? Vous voyez ? C'est notre nourriture !", lance l'un des hommes.

 

Les colis de vivres sont acheminés par grue à bord du porte-conteneurs pour nourrir l'équipage bloqué. Les journalistes ont identifié le navire ravitailleur. Son nom ? Dulsco, pavillon Émirats arabes unis. Sur une application de suivi du trafic maritime, les journalistes l'ont retrouvé, localisé à Dubaï.

 

Il effectue des allers-retours incessants entre Port Rachid, son port d'attache, et plusieurs navires bloqués. Il y a plusieurs entreprises similaires, basées dans les ports émiratis. Depuis le début du blocage, certaines ont fait flamber les prix de leurs livraisons, selon un marin chinois que des journalistes ont pu joindre : "1,88 dollar la bouteille d'eau, 24 dollars le kilo de légumes. La viande est plus chère, 45 dollars. C'est trois fois le prix habituel".

C'est un marché où commencent à s'inviter des organisations clandestines. "Les prestataires sur les réseaux sociaux qui ont monté leur petite société, et à partir d'un bateau de pêche ou de n'importe quelle embarcation qui traîne dans le coin vont se permettre de fournir des aliments sur lesquels il n'y a aucun contrôle sanitaire", explique Emmanuel Chalard, délégué syndical CGT officiers de la marine marchande.

Car la demande est croissante, près de 20 000 marins sont toujours bloqués. Les étagères de certains bateaux se vident, les estomacs aussi.

Certains marins se disent contraints de pêcher pour avoir de quoi manger. Plus critique encore, il faut économiser l'eau douce. Des membres d'équipage se filment, tenant minutieusement les comptes : "Si on fait le calcul, il nous reste 167 tonnes d'eau disponible. Hier, on n'a utilisé que 3 tonnes. On surveille ça très près, chaque jour".

Comme le reste du monde, les équipages souffrent aussi de la hausse des prix du carburant à chaque ravitaillement. Et là non plus, ils n'ont encore aucune perspective d'amélioration."

Donald Trump lui-même et son entourage sont soupçonnés de délit d’initié autour de la guerre en Iran...

Et voilà que même des marins américains se plaignent de pénuries alimentaires. Les Marines auraient "constamment faim". C’est ce que révèle ce vendredi 17 avril le Sunday Times : des marins américains à bord de navires déployés en mer d’Oman pour maintenir le blocus maritime des États-Unis contre l’Iran se sont plaints de pénuries alimentaires. Leurs familles s’inquiètent également de la suspension de livraisons de colis.

Une armée américaine prise à son propre piège ?

 

Le blog :

https://rosemar.over-blog.com/2026/04/les-profiteurs-de-guerre.html

 

Sources :

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/crise-dans-le-detroit-d-ormuz/dans-le-detroit-d-ormuz-certains-tirent-benefice-de-la-guerre_7948208.html

https://www.lefigaro.fr/international/guerre-au-moyen-orient-des-marins-americains-se-plaignent-de-penuries-alimentaires-20260419


Lire l'article complet, et les commentaires