Les vacances... Pas pour tous...
par Pelletier Jean
mardi 9 juillet 2013
La période des vacances commence, avec ses transhumances, ceux qui partent loin et ceux qui les passent en famille, ils sont les plus nombreux. La politique descend en charge peu à peu... Sauf événement majeur... C'est une mise en parenthèse qui s'opère. Cette respiration est nécessaire à tous : politiques, citoyens.
Il faut des moments, où pouvoir s'oublier, agit comme un talisman.Etre en famille, avec des amis dans un cadre de vie différent, exotique ou pas, seule la rupture compte. Nombreux sont ceux qui peuvent témoigner de l'importance de ce temps fort de l'année. Mais ils sont encore trop nombreux en France à ne pas pouvoir partir. Je me demande quel peut être leur sentiment quant ils voient à la télévision les reportages quotidiens sur la météo des plages, les conditions de séjours estivaux des uns et des autres.
Celle incroyable dictature des médias, qui occulte la souffrance de presqu'un Français sur deux, est assez incroyable. Il y a bien de temps en temps (rarement) un éclairage furtif sur cette population. Est-ce la honte, l'indifférence, le mépris affichés des gens heureux qui justifie ce silence, cette mise à l'écart ?
Notre pays a besoin de réformes, elles sont nombreuses, certaines coûtent chères au budget de l'Etat, d'autres au porte monnaie des Français. Ce sont les politiques qui en ont la charge. La classification politique en usage nous indique que La Gauche est au pouvoir, plus précisément le parti socialiste et ils occupent presque tous les pouvoirs politiques : villes, départements, régions et état. Il n'est pas besoin d'un diplôme universitaire pour en déduire naturellement qu'une attention évidente devrait se porter en direction des plus démunis et ils sont légions.
Comment se fait-il que, moi simple citoyen, en vacances avec tous les avantages que cela procure, je porte naturellement mes pensées en direction de tous ceux qui ne peuvent encore y accéder ? Alors que le premier d'entre nous n'y ait accordé pas le moindre mot ?
Je me souviens encore de 1981, où Pierre Mauroy pris le soin de créer un Ministère du Temps Libre. La cinquième semaine de congés, les 39 heures, la création du chèque vacance, les campagnes sur l'étalement des vacances et la découverte de la France furent portées par André Henry, Ministre du Temps Libre. Il ne manquait pas une occasion de rappeler la nécessité politique d'oeuvrer pour agir et soutenir ces populations.
On aurait aimer que Jean-Marc Ayrault se porte sur ce créneau là, les mesures sont peut être difficiles à prendre en temps de crise (quoique...), mais la compassion ne coûte rien au budget de la France. Il ne doit y avoir que les élus locaux sur le terrain, essentiellement les maires, qui agissent sur ce terrain.
Monsieur le Président de la république je vous adresse cette supplique ... agissez c'est le moment, parlez, initiez au moins ce mouvement d'opinion pour que le regard de la France soit aussi celui des humbles, des gens ordinaires, ceux qui restent au fond des cités. Vous avez le pouvoir de mobiliser les forces de l'état , à l'occasion du prochaine remaniement recréez au moins l'esprit de 1981 celui du Temps Libre, demandez à vos collaborateurs de relire les principaux discours d'André Henry, vous y puiserez aisément l'inspiration, qui à ma grande tristesse vous fait défaut.