Libye (Attentat de Benghazi) : L’aveu libyen qui fâche les Etats-Unis
par Allain Jules
samedi 22 septembre 2012
WASHINGTON – Alors que le procès à titre posthume du frère Guide Mouammar Kadhafi se poursuit inlassablement pour masquer les insuffisances des nouveaux roitelets libyens, il y a comme une odeur de soufre. Il y a de l'eau dans le gaz avec le maître américain. Ce genre de procès très « courageux », n'est-ce pas, quand on sait que le mort, ou même un membre de sa famille ne pourra répondre ? C'est le nouveau cheval de bataille en sorcellerie d'une journaliste du Monde, qui accuse Mouammar Kadhafi de tous les noms d'oiseaux. Une histoire abracadabrantesque comme celle que la petite Monica Lewinsky raconte dans son nouveau livre sur Bill Clinton, l'homme qui aime tout, les orgies, les sex toy et tutti quanti.
Un responsable libyen a admis qu’ils ne seront probablement pas en mesure de retrouver les assassins derrière l’attaque meurtrière au consulat américain à Benghazi, qui a eu lieu la semaine dernière. Soupçonnant la milice islamiste Ansar al charia, le porte parole du ministère de l’Intérieur Izzedine Fezzen a déclaré, la mort dans l’âme, que, la Libye n’a tout simplement pas le “pouvoir” de retrouver les “terroristes” qui ont assassiné l’ambassadeur Christopher Stevens et trois autres Américains, .
Le procureur général de Benghazi a enfoncé le clou en annonçant laconiquement qu’ils n’ont pas le “savoir-faire ou la technologie appropriée pour faire une enquête.” Mais, les mêmes veulent juger Saif al-Islam. Cherchez l’erreur ! Le FBI sera chargé de l’enquête et, l’un des porte-paroles de la Maison Blanche, Jay Carney, a déclaré, que, l’attentat contre le consulat était une forme de terrorisme, alors que, hier, au cours d’un entretien avec Univision, le président Obama a expliqué qu’il ne sait toujours pas si l’attaque mortelle était un acte terroriste. La cacophonie se poursuit.
Qui l'eût cru ? La Libye post-Kadhafi est devenue un laisser-pour-compte, sorte de prostituée offerte où chacun vient se servir grassement, et repartir. Hier, suite aux accusations des nouvelles autorités libyennes, le siège de Ansar al charia, à Benghazi, a été saccagée, pillée et incendiée. Quelle idée saugrenue, en effet, d'assassiner, après un coup d'état savamment orchestré, un président laïc, par des salafistes, des takfiristes et autres obscurantistes ? Un président qui était dos au mur, prêt à négocier mais ignoré, vilipendé et enfin sacrifié à l'autel de la barbarie occidentale. Mais, bien sûr, personne n'ira interroger celui qui se terre à Marrakech ou au Cap Nègre, ou même le planqué soi-disant philosophe germanopratin. Ils ont tué la Libye mais, ne seront jamais inquiétés...