Mauvaise intégration, terreau du nationalisme
par Christian
mardi 26 octobre 2010
Partout en Europe les thèses nationalistes gagnent du terrain. Concernant la France il convient d’observer deux phénomènes, qui bien que distinct sont savamment exploitée par la classe politique dans son ensemble pour mieux ancrer les clivages électoralistes.
De façon manichéenne il y aurait à droite les méchants xénophobes et à gauche les angéliques universalistes. Ce fossé d’incompréhension qui divise la société est comblé par l’émergence de la thèse nationaliste qui trouve là un terreau fertile qu’elle illustre par la surexposition des douloureuses conséquences du chômage, de l’insécurité et aujourd’hui de la crise économique mondiale.
je crois que les gouvernements successifs depuis 50 ans sont tous responsables de ne pas avoir su bâtir l’architecture d’une véritable politique d’intégration.
Souvenons-nous
- Des misérables conditions de logements ghettoïsées dans lesquelles ont été accueillis les émigrés de première génération,
- Que pour satisfaire notre appétence de croissance nous étions demandeurs « de mains de basses œuvres ».
- Qu’ il s’en est suivi un mépris certain à leur égard, une mise à l’écart de ce qui permet de construire sa place dans une société, l’éducation, la perspective d’évolution professionnelle et l’accès à la culture.
- Ainsi leurs enfants ont grandi entre contraintes familiales ethniques, culturelles et souvent religieuses, à mille lieues de l’instruction gauloise que leur dispense notre école de la république.
Ce retard pris dans l’intégration des parents, qui les a conduit à se réfugier sinon dans le communautarisme du moins dans le partage de leurs valeurs communes, ne peut plus être rattrapé. Il est le premier vecteur qui sème la révolte dans le cœur des enfants d’émigrés nés en France, témoins de notre manque de considération pour leurs parents, pourtant respectueux de nos règles de vie.
A cela bien sur s’ajoute la volonté expansionniste de l’occident qui à substitué la colonisation par l’ engagement militaire au pseudo service de la démocratie dans certains territoires.
Un nouvel élément vient désormais éroder plus encore les segments traditionnels d’intégration. Il s’agit d’internet qui permet de garder un lien permanent en temps réel avec son pays et sa culture d’origine. Les fondamentalistes l’ont bien compris qui exploitent cet outil pour embrigader une partie de notre jeunesse dans un fanatisme aveugle.
Il est temps que l’intégration fasse l’objet d’une politique volontariste, cassant les ghettos et développant l’égalité réelles des chances, plutôt que d’être intentionnellement négligée à des fins bassement politiciennes.
Christian