Mélenchon suppôt de Macron
par Jean Dugenêt
mercredi 2 décembre 2020
Le bilan de la défaite qu'a été l'élection de Macron est tiré depuis longtemps. Au besoin, je vous invite, pour le revoir, à lire ou relire le chapitre 10 de mon livre "Macron démission - Révolution". La première des causes, dans l'ordre chronologique, a été la division des rangs ouvriers. S'il y avait eu un seul candidat à la place de Hamon et Mélenchon, il aurait été élu. Mélenchon le sait très bien. Il explique lui-même comment l'unité des organisations ouvrières aboutit inévitablement à la victoire dans sa conférence en date du 9 mai 2011 qui est accessible sur YouTube sous le titre : « Bilan raisonné de 1981 et de la présidence de François Mitterrand par Jean‑Luc Mélenchon ». J'en donne une transcription dans mon livre "De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon". Il dit notamment : "A qui profite l’union ? L’union profite à l’union. C’est la grande leçon dont il faut se souvenir. Le premier qui descend du train est mort (...) On voit donc que ce qui est déterminant en toute circonstance c’est l’orientation politique et la position que l’on prend par rapport à la question de l’union."
En annonçant dès maintenant sa candidature, Mélenchon choisit délibérément de faire perdre ce qu'il appelle "la gauche". Il veut nous faire courir à la défaite en brisant dès de départ toute possibilité d'union des organisations ouvrières (PC, PS, FI).
Si nous acceptons cette division, alors il n'y a plus rien à dire à propos de ces élections. Il reste à souhaiter qu'une mobilisation ouvrière post-Covid balaiera Macron et nous fera à terme sortir de l'UE pour ouvrir toutes les perspectives auxquelles nous aspirons.
Nous nous souvenons de la rencontre Macron-Mélenchon sur les quais de Marseille. "Mélenchon n'est pas mon ennemi" disait Macron devant son complice qui minaudait. Bien évidemment... c'est même son premier suppôt...
Quand il était trotskiste, Mélenchon expliquait que "la crise de l'humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire du prolétariat". En effet, la trahison des organisations issues du mouvement ouvrier est le seul obstacle à la révolution socialiste qui est plus que jamais possible, en France comme dans bien d'autres pays, pour nous sortir de la catastrophe dans laquelle nous sommes plongés et qui ne peut qu'empirer. Le système actuel ne pourra se maintenir qu'en devenant la plus féroce des dictatures que nous n'ayons jamais vu. Il est temps de réagir. Il faut imposer l'unité ouvrière malgré les politiques des organisations traitres (PC, PS, FI). C'est ce que propose l'AGIMO (Avant Garde Internationaliste du Mouvement Ouvrier).