Nicolas Sarkozy, le petit aux grandes oreilles…
par Allain Jules
vendredi 12 novembre 2010
Ainsi, malgré les démentis formels de l’Elysée, Matignon flingue Hortefeux et Sarkozy, nos deux Pinocchio des temps modernes. On est encore en République ? Alors que la loi interdit aux services de renseignement de se procurer directement les factures détaillées auprès des opérateurs de téléphone : “l’article 20 de la loi de 1991 sur les interceptions de sécurité ne peut être invoquée pour recueillir des données personnelles”, l’Elysée et le ministère de l’Intérieur l’auraient fait en contournant judicieusement la loi.
De là à ce que certains aient encore une fois l’outrecuidance de nous dire que c’est de l’antisarkozysme primaire, il n’y a qu’un pas. De voir la jubilation de cet homme, que dis-je, de ce pizzaïollo, qui affirme ce matin qu’il a sauvé la retraite par répartition, on a envie de vomir. Toujours dans l’excès, ne pouvait-il pas affirmer qu’il a partagé la pizza-France, à ses amis ?
Une République assassinée. Que dire enfin de la plainte de Claude Guéant sur ce dossier pour « diffamation par voie de citation directe » contre Médiapart ? Le ridicule ne tue pas. Et quand on sait qu’il serait tenté par le ministère de l’Intérieur, il y a de quoi craindre le pire. Parler du pseudo-remaniement ministériel à venir, qui est en réalité une crise profonde du sarkozysme, du président mal élu, fait sourire. L’homme gouverne seul, sans ministre ou premier-ministre. Il n’est donc pas surprenant que le bateau tangue.
Pourquoi aussi peut-on parler de Pinocchio qui dirige la France ? Découvrez-le en vidéo. La date du 9 novembre semble lui échapper, Henri Guaino aussi d’ailleurs, sa plume. Cet homme est dangereux avait titré Marianne. C’est finalement vrai, même,comme le nouveau Goncourt Michel Houellebecq dit de lui qu’il est sincère. Il n’a rien compris.
Dessin de Large