Nous, l’UDF

par Vincent Perrier-Trudov
jeudi 3 décembre 2009

Cela faisait un certain temps que l’on attendait cette décision. Cela faisait un certain temps qu’on y pensait, qu’on le souhaitait. A nos Universités d’Eté, Hervé Morin avait déclenché un tonnerre d’applaudissement et de hourras, lorsqu’il avait annoncé son intention de reprendre ce nom qui est le nôtre, ce nom qui nous appartient. L’UDF.

Pour ceux qui ont encore des doutes, qu’ils se rassurent : cette décision sera adoptée avec enthousiasme lors du Conseil National du Nouveau Centre, qui aura lieu le 12 décembre prochain. Car autour de moi, dans tous les échanges que je peux avoir, c’est unanime : l’UDF, c’est nous.

Lorsqu’on regarde avec un peu de distance l’histoire politique des 30 dernières années, que l’on s’attarde sur les mouvements d’idées, sur les alliances, sur les exécutifs locaux, sur les campagnes à deux tours et sur les accords qui y étaient alors conclus, sur les réseaux militants, il y a bien une « constante » UDF. On voit bien que l’UDF, est un parti politique de centre et de centre-droit, européen, social et libéral, qui fait alliance avec la droite au second tour.

Et lorsqu’on regarde le paysage politique français, un seul se retrouve exactement dans cette ligne : le Nouveau Centre – UDF. Alliance Centriste, qui au départ était une simple association, transformée il y a peu en parti politique, pourrait se retrouver également sur ce créneau si elle clarifiait sa position. Mais le fait d’agiter l’éventualité d’une liste dans la région d’Arthuis brouille un peu les cartes, d’autant plus que l’on peut nourrir quelques doutes sur le fait qu’une telle liste voie réellement le jour au final. Mais peu importe, les membres d’Alliance Centriste seront tout à fait les bienvenus au Nouveau Centre, lorsqu’ils choisiront de venir vraiment reconstruire l’UDF en venant nous rejoindre.

Car oui, l’UDF, c’est nous. Le Nouveau Centre – l’UDF ! – est bien le seul parti politique présent sur l’ensemble du territoire, avec un groupe parlementaire à l’Assemblée, majoritaire au sein du groupe Union Centriste au Sénat, plus de 12.000 militants, des milliers d’élus locaux, des fédérations constituées sur tout le territoire, et qui porte l’héritage des valeurs de notre famille politique.

Ces élections régionales seront l’occasion de compléter notre maillage territorial d’élus de proximité, qui pourront porter la voix des électeurs centristes dans les enceintes des Conseils Régionaux. A ce sujet, il est assez curieux d’entendre ou de lire les journalistes pour qui, s’il n’y a pas de liste autonome, il n’y a pas d’expression des voix des électeurs centristes. C’est bien entendu toujours intéressant, de voir, en nombre de bulletins de vote, vers quel courant de pensée penchent les citoyens, à tel ou tel moment de la vie publique.

Mais c’est faire assez peu de cas du travail accompli par les élus, une fois que leur mandat commence. Pour ceux qui en doutent, regardez le travail de fourmi réalisé par les deux députés européens Nouveau Centre – UDF nouvellement élus : Damien Abad et Sophie Briard-Auconie. Tous deux, depuis leur élection, enchaînent les déplacements dans toute la France. Il n’ont bien entendu pas un accès aux médias aussi facile que peut l’avoir Jean-Marie Cavada, mais lorsqu’on regarde leur feuille de route, on mesure leur implication de proximité, au plus près des électeurs.

Des groupes de travail ont été lancés, des projets sont en route, comme l’Erasmus des apprentis, la simplification des procédures d’accès aux fonds européens. Et cela ne fait que 6 mois à peine qu’ils ont été élus. Ce qui ne passe pas à la télévision ou dans la presse nationale, c’est justement ce travail de proximité. Nos conseillers régionaux actuels sont également de la même veine. Gageons que les futurs conseillers régionaux Nouveau Centre – UDF démultiplieront cet exemple, en s’appuyant sur l’expérience de leurs aînés.

Alors quid des arguties juridiques ? Elles n’ont à mon humble avis strictement aucun poids. Un mouvement politique, en tant participant à l’expression de la vie publique, n’a pas à se faire dicter par tels ou tels l’interdiction d’utiliser un nom dont ils ne veulent plus, qu’ils ont choisi délibérément d’enterrer, en même temps qu’ils en trahissaient les idéaux, les promesses et les valeurs.

François Bayrou, enfermé dans sa stratégie personnelle, ne peut en aucun cas justifier un quelconque « cybersquatting » du nom de l’UDF. L’UDF est notre famille politique, notre formation, et nous en sommes les militants. Ce n’est pas une basse manoeuvre juridique qui nous empêchera de prendre la relève et de bâtir tous ensemble l’UDF de demain.

Alors, à tous ceux qui rêvent de reconstruire l’UDF, une UDF grande et forte, une UDF sûre d’elle-même et de ses valeurs, soyez les bienvenus chez nous, venez nous rejoindre pour qu’ensemble, nous en portions le flambeau.

 


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