Nucléaire militaire : irradiation. Nucléaire civil : irradiation. Solution ?

par Clojea
mercredi 9 juin 2010

Le nucléaire militaire a été inventé pour tuer un maximum de gens en un minimum de temps, et le nucléaire civil est destiné normalement à aider les gens, en produisant du courant « bon marché… », en ionisant certains aliments, et bien sûr en radiothérapie, radiographie et imageries médicales

Il est navrant de constater que certains être « humains ? » s’ingénient à chercher et à trouver la meilleure façon de détruire la population. Au début du siècle dernier, l’arme absolue a vu le jour : La bombe atomique. Cette monstruosité est capable de réduire cette planète en un tas d’astéroïdes tournant autour du soleil, le tout en quelques minutes. Quel potentiel de destruction. Je ne développerai pas le sujet des deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Massacre inutile car le Japon avait perdu la guerre et allait capituler.

Après cette horreur, il a fallu perfectionner l’engin et donc développer les essais atomiques à répétition. Tout le monde ou presque a redoublé d’efforts. Rien que la France, entre 1960 et 1996 a procédé à 210 essais nucléaires, dont 17 au Sahara, 167 à Mururoa, et 14 à Fangataufa.

Mururoa et Fangataufa ont été choisis car ces deux atolls étaient inhabités, donc le CEA (Commissariat d’énergie atomique) s’est installé.

Oui mais, l’île de Tureia, à 120 Km de Mururoa était habité par 70 personnes, et 5000 personnes habitaient dans tout le secteur de ces deux atolls. Ca fait du monde, et la population n’a jamais été déplacée.

D’après des enquêtes, il y a eu en Polynésie 2 fois plus de cancers de la Thyroïde qu’ailleurs. Coïncidence ? http://blogdefrancesdefrancoise.blogspot.com/2010/03/mururoa.html

Il se trouve qu’en 1974, dans le cadre de cette ânerie (la conscription obligatoire), j’ai passé 10 mois à Tahiti, dont 2 mois sur l’atoll de Hao. Cet atoll était une base avancée entre Tahiti et Mururoa. Hao est habité et la population n’a pas été déplacée non plus. Quand je suis arrivé à Papeete, enivré par le paysage et le parfum des fleurs de Tiaré et d’Hibiscus, je me suis dit que j’étais au paradis. J’ai vite déchanté, car si les fonds marins sont magnifiques et la douceur de vivre omniprésente, le CEA était là pour vous rappeler qu’il y avait des essais atomiques. Justement en 1974, ils ont fait péter une bombe, donc j’étais aux premières loges, si l’on peut dire. 

Sans rentrer dans une description des tensions entre les militaires (légion, marine, paras, appelés) et les civils sur Tahiti, il y avait de nombreuses protestations contre les essais nucléaires, notamment de la part des tahitiens eux-mêmes, mais aussi des Australiens et des Néo Zélandais, qui n’hésitaient pas à venir avec des voiliers de la paix à Papeete, montrer leur mécontentement. La France est loin, et cela ne faisait pas frémir le gouvernement de l’époque. Je pense que si des essais avaient eu lieu au milieu de l’Atlantique, la France aurait protesté, mais là, à l’autre bout de la planète…

Quand je suis rentré en France, je n’avais pas un moral d’acier. Pendant 6 mois, j’étais dans un état d’esprit bizarre, que je mettais sur le compte de l’armée, dans le fait d’avoir été obligé de faire ce service que je trouvais totalement inutile. J’ai revu plus tard quelques potes de l’époque dont un qui avait découvert à la suite d’examens médicaux qu’il était stérile. Il avait passé 7 mois à Mururoa. L’autre qui était basé à Fangataufa, trouvait qu’il était lui aussi dans un état d’esprit bizarre. J’ai mis du temps à comprendre pourquoi, moi qui était plein d’énergie avant l’armée, je revenais avec des objectifs du style « No futur ». Comme je n’étais pas adepte du slogan Punk, je me suis posé quelques questions.

De fil en aiguille, en lisant des écrits sur l’effet cumulatif des radiations dans le corps j’ai fini par comprendre que mon état de l’époque était dû à une exposition trop prolongée aux radiations. Incroyable mais vrai. En fait toute la Polynésie et plus très certainement a été complètement irradiée. Je passe sur les effets néfastes sur la faune et flore sous marine. Une petite langouste braisée aux rayons gamma, sauce crème particules enrichies ???

Curieuse ambiance à Tahiti à l’époque. D’un côté les militaires et le CEA, très satisfait des expérimentations atomiques, car très bien payé par rapport à un salaire en France, avec primes etc… et de l’autre, par exemple le village d’Otepa sur l’atoll d’Hao, ou je voyais les habitants pas heureux de vivre. Leur décor ? Maisons en tôles ondulées, pas mal de corps déformés, (congénital, radiation ?) et un malaise ambiant indéfinissable. C’était un peu ce que je ressentais à Papeete, mais en plus dilué.  

Les essais atomiques ont enfin cessé depuis peu sur la planète, à part la Corée du Nord qui fait de la résistance.

Quid du nucléaire civil. L’installation des centrales en France ne s’est pas passée sans heurts mais depuis la manifestation devant le superphénix de Creys-Malville en 1977, qui s’est terminée tragiquement, ils ont eu le champ libre et les centrales ont poussé comme des champignons. (Atomique ???) 

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=108

On nous martèle que les centrales nucléaires sont nécessaires, car depuis les fermetures des centrales thermiques, et le nombre limité de barrages hydro-électriques, il faut bien produire du courant. C’est en partie vrai, car il existe d’autres solutions mais qui n’ont pas été envisagés ou seulement depuis peu, car pas rentable pour EDF. (Eoliennes, usine marée motrice, utilisation du flux et reflux des vagues, panneaux photovoltaïques…)

Si aujourd’hui, quelques scientifiques se penchent sur le problème, on est encore bien loin de changer de cap par rapport aux centrales.

Et pourtant, on le devrait. Outre le fait que les centrales ne sont pas fiables (poussières radioactives, fuites, accidents…) on a le problème des déchets. Que fait-on avec ce paquet cadeau empoisonné ? On l’enfouit chez le voisin ? On le met sous l’eau, sous terre, mais le problème reste entier. Les déchets sont dangereux pour l’environnement. On pourrait les envoyer sur la Lune, mais pour ça on a besoin de faire évoluer un peu les techniques.

Mais il y a plus insidieux et c’est le sujet méconnu des aliments irradiés. Oui, voici un nouveau mythe « Le nucléaire comme solution à la faim dans le monde ». De quoi parle-t-on ?

Les denrées autorisées à l’irradiation en France sont les herbes aromatiques surgelées ou séchées, les épices, les condiments, les légumes et fruits secs, les flocons et germes de céréales destinés à des produits laitiers, les aulx, oignons et échalotes, les viandes de volailles, les cuisses de grenouilles congelées, les crevettes surgelées ou congelées, la gomme arabique, la caséine et les caséinates, le blanc d’œuf, la farine de riz et les produits sanguins.

L’irradiation des aliments est une technique de traitement par rayons gamma ou par faisceaux d’électrons. Elle est officiellement appelée ionisation (ou par certains industriels frauduleusement pasteurisation à froid) pour édulcorer l’expression et masquer l’utilisation de sources radioactives. Cette technique consiste le plus souvent à bombarder les aliments avec des rayons gamma à une dose moyenne absorbée de 10KGray (+/- 50%) ce qui signifie que certains aliments d’un même lot peuvent supporter une dose de 5 à 15 KGray…. A savoir que la dose généralement mortelle pour un organisme vivant est de 1Gray, soit 10 000 fois moins. Autant dire que les aliments irradiés sont biologiquement quasiment morts.

Tout cela autorisé bien sur par le Comité Scientifique de l’alimentation humaine. (CSAH) et le Codex alimentarius.

www.codexalimentarius.net

 Et puis il y a le sujet de la mutation de semences induite par irradiation. Quésako ? Le riz destiné à pousser en milieu salin, l’orge censée résister à une culture en altitude. Ils stressent les graines par un bombardement de rayons ionisants, et cela modifie de manière irréversible le capital génétique de ces plantes en créant des mutants. En fait, on mange des OGMs sans le savoir. Le pied….

Un lien utile : www.irradiation-aliments.org

Reste l’imagerie médicale, les radiographies et la radiothérapie. Si les deux premiers sont très utiles, bien qu’il ne faille pas prendre un abonnement aux radios car quand même ça rayonne, la radiothérapie ne fait pas l’unanimité. Ca soigne mais ça peut aussi faire l’inverse.

Conclusion : On est tous irradiés en permanence avec ou sans notre accord. Le nucléaire doit être remis en question, car c’est un sujet qui n’est pas maîtrisé faisant plus de dégâts qu’il n’apporte de bienfaits. Le nucléaire n’est pas la solution utilisé comme tel.



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