Onfray : la bouteille à encre
par Elliot
lundi 21 septembre 2015
Grâce à ONPC le mystère s'épaissit . Retour sur un débat qui n'a pas eu lieu.
Ceux qui ont cru que Onfray donnerait des sous-titres à son interview au Figaro en sont pour leur frais ; déjà le choix du quotidien est tout un programme qui n'a pas pour habitude de donner la parole à des " invertis "de la pensée,.
On n'aura rien appris de ce qu'il pense ou sous-entend dans cet article sur les sujets polémiques.
Il nous invite à chercher dans son passé réponse à nos interrogations, c'est aussi en général ce que font ceux qui veulent travestir l'évolution de leur parcours.
Ce ne furent qu'échanges stériles, vieilles haines recuites, procès d'intention ( de part et d'autre ) réglements de compte à OK Corral.
Onfray a dénoncé la matinale de France Inter et la station en général, payée avec nos deniers pour conditionner notre pensée (des arguments que l'on entend plutôt à l'Extrême-droite bien qu'ils ne soient pas toujours sans pertinence ) il a rhabillé Cohen pour l'hiver avec un petit coin de couverture pour Léa Salamé
Les trois protagonistes de ce charivari moins que génial ont passé leur temps à poser des questions sans attendre les réponses ou à donner des réponses qui ne répondaient à aucune question, un vrai dialogue de sourds pleins d'acrimonie.
Tout au plus Onfray aura-t-il été contraint de dire qu'il est à titre personnel pour l'accueil des réfugiés pour peu qu'existent les conditions de l'accueil, ce qui laisserait supposer qu'elles ne sont pas remplies, bref, il est pour mais s'adapte à ceux qui sont contre et qui représentent le peuple.
C'est une position philosophique difficilement défendable mais qu'importe : plutôt que de le pousser dans ses derniers retranchements et de démontrer que son évolution est justement en contradiction avec la philosophie affichée par les Universités populaires, les digressions ont fleuri, inattendues comme l'apologie des travaux de Michèle Triballat, démographe, paraît-il malmenée par les médias, inespérées sur la nature islamophobe de toutes les interventions guerrières de l'Occident dans les pays arabes dont nous récoltons les fruits empoisonnés.
Émilie Freche a joué les candides posant les bonnes questions, avec calme et gentillesse et n'obtenant comme réponse que des "oui mais" polis ou d'amènes " peut-être cependant".
Un bel exercice de jésuitisme dont Onfray s'est acquitté dans le bruit et la fureur.