https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Petit argumentaire contre la statistique ethnique

Petit argumentaire contre la statistique ethnique

par yayapsy
jeudi 3 avril 2008

C’est avec soulagement que j’avais pris connaissance en novembre dernier de la décision du conseil constitutionnel d’annuler l’article 63 de la loi sur l’immigration autorisant les statistiques ethniques, « en réaffirmant que l’origine ethnique et la race ne font pas partie des données objectives légitimes pour décrire la société française »*. Certains directeurs de ressources humaines rappellent aujourd’hui à légiférer en faveur de statistiques ethniques, partant de la bonne intention d’un repérage des discriminations dues aux origines dans les entreprises.

Cependant si SOS Racisme a lancé un appel, signé par plus de 106 000 personnes parmi lesquelles Christiane Taubira, George Pau-Langevin, Harlem Désir et Malek Boutih, c’est que derrière cette bonne intention se dessinent différents problèmes !

En effet, cet appel comporte les arguments suivants que je corrobore :

(Le refus) que mon identité soit réduite à des critères d’un autre temps, celui de la France coloniale ou de Vichy. (Le refus de) l’idée que la lutte contre les discriminations et l’effort pour l’intégration supposent la création de catégories ethnoraciales. C’est clair qu’à mon sens il n’y a qu’un pas entre le port virtuel d’une étiquette "noire" ou "blanc" et sa mise sur le manteau....

(Le refus) d’accepter que le regard et l’investigation se posent sur les victimes plutôt que sur les auteurs des discriminations. La nécessaire connaissance de la réalité des discriminations doit passer par d’autres moyens comme par exemple, le testing. Qui n’est pas comparable car reposant sur du volontariat !

(Le souhait) que l’on cherche à diagnostiquer réellement les pratiques discriminantes pour les sanctionner plus sévèrement. Au Canada, où il existe des statistiques ethniques, le domaine des recherches ethniques est très actif et se pose par exemple comme objectifs la compréhension des refus de certaines communautés de participer à la vie politique, mais, dans une France sécuritaire et à tendance raciste, il ne faut pas rêver selon moi à ce que ces données servent à nous faire nous aimer plus les uns les autres !

(Le refus) qu’une prétendue caution scientifique consolide des stéréotypes racistes qui continuent malheureusement à travailler de l’intérieur la société française. Il me semble que renvoyer continuellement des individus de troisième ou quatrième génération à une origine ne fait que renforcer cette stigmatisation constituant le terreau de la discrimination. Premièrement, parce que ce renvoi comporte une dimension douloureuse liée aux histoires - coloniales, familiales et personnelles - (déboires avec l’administration, vécus de racisme...). Deuxièmement parce que la discrimination provient en partie de l’intégration que les personnes se font de l’image d’elle-même dans la société, justement en tant "qu’immigré" ou "étranger", et qui va les amener à être plus méfiants, préjugeant, voir à faire ressortir l’aspect étranger de leur identité (comme un accent) lors de situations telles qu’un entretien d’embauche... ainsi se met en place un cercle vicieux qui, si on le renforce, aurait comme aboutissement un communautarisme à l’anglo-saxonne puis la mise en place de la discrimination positive. Certes le modèle français d’intégration ne fonctionne pas comme il en a les prétentions, mais il a la qualité de ne pas réduire l’individu à un critère figé de race ou de pays d’origine.

Ce qui me choque par ailleurs est la réduction de l’infinité des métissages existants et possibles à quelques catégories ethniques : ainsi le métis devrait-il choisir quelle est la part de son identité qu’il souhaite revendiquer et celle qu’il choisit d’oublier ?

Ou bien comme sur les formulaires anglais ou américains, peut-être cocher une case "autres races", le définissant en quelque sorte comme un résidu !

* Le Monde du 16/11/07.


Lire l'article complet, et les commentaires





https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor