Pourquoi de plus en plus de croyants disent ne pas appartenir à une religion ?

par P.-A. Teslier
lundi 5 janvier 2026

 
 

Le mot « religion » est devenu aujourd’hui un véritable repoussoir culturel et sociétal !

Je l’ai constaté, pas plus tard qu’il y a quelques jours, quand je discutais, comme une ou deux fois par an, avec 2 Témoins de Jéhovah, qui avaient sonné à ma porte.

Parlant de leur religion, ils m’ont tout de suite rétorquaient que leur croyance n’était pas une religion.

Leur approche à vouloir bannir le mot « religion » sévit désormais dans tous les systèmes religieux : catholique, évangélique, protestant, musulman, juif, etc.

Il est vrai que dans les médias, les débats publics et la culture populaire, le mot « religion » est généralement associé à :

Les Témoins de Jéhovah, ce jour-là devant moi, disent comme tous les autres croyants, qu’ils vivent aujourd’hui quelque chose de totalement différent dans leur pratique quotidienne : l’esprit de communauté, les rituels, leurs pratiques et leurs dogmes, leur identité propre… leur spiritualité.

Ils disent ne pas ou ne plus se reconnaître dans l’image négative que porte le mot « religion ».

Intelligemment, leurs institutions religieuses s’en sont détachées. Comme elles ont su se détacher, au fil des siècles : que la Terre n’était pas le centre autour duquel l’Univers tournait ; que leur Dieu n’avait pas créé le monde en 6 jours, mais en 6 périodes de temps indéfinies (comme si un vrai Dieu ne pouvait pas créer quoique ce soit en un milliardième de secondes ?) ; etc.

Est-ce pour autant que le fait de croire en un Dieu n’est plus, pour une communauté religieuse, synonyme : de guerre, d’extrémisme, d’intolérance, d’argent, de scandales sexuels et de manipulation, voire d’endoctrinement ?

La société moderne semble vouloir valoriser l’individualité, pas l’esprit de secte, de grégarité !

Même les pratiquants réguliers, celles et ceux qui vont régulièrement à l’église, au temple, à la mosquée ou à la synagogue, disent vouloir vivre aujourd’hui une relation directe, intime et personnelle, avec leur Dieu.

Ils ne veulent plus être simplement réduits à n’être qu’un « membre d’une secte plus ou moins grande qui a réussi ». Alors ils disent  : « Ma foi est personnelle, et n’est absolument pas une religion. »

Même les croyants les plus engagés, comme ces 2 sympathiques Témoins de Jéhovah devant moi, par une température proche de 0°, refusent catégoriquement le mot « religion » parce :

Mais, les faits sont là, têtus, irréfragables !

Le mot « religion » continuera encore longtemps à évoquer : la guerre (les croisades… et le djihad notamment), l’intolérance, l’extrémisme, l’argent, les scandales divers et variés, sexuels ou pas et l’endoctrinement de fidèles qui ne peuvent plus penser aujourd’hui par eux-mêmes.

L’exemple que je cite en est la preuve !

En effet, si tous les fidèles à une croyance revendiquent, en cœur, que leur foi n’a rien à voir avec la religion, c’est bien que le message est institutionnel, c'est-à-dire émanant de la communication officielle de puissantes organisations ! C’est exactement le cas des religions qui ont su traverser les siècles grâce à de continuelles adaptations au contexte de leur époque.

 

Crédit photo : lien. ("la religion n'existe pas !", texte de l'auteur de cet article)

Mon dernier article : « Trump : l’envoyé de Dieu  »


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