Pourquoi Hollande perdra
par Jowurz
vendredi 2 mars 2012
Hollande est un homme instable, imbu de lui-même, sans foi, conviction ni talent. C’est un opportuniste comme Ségolène Royal. Porteur d’un immense espoir, il déçoit ses sympathisants au fil des jours. Il dit puis se contredit et trahit ses alliés de gauche. Piètre sincérité ! Pas bon tout ça !
L’équipe divisée de la rue de Solférino boude le QG de campagne m’as-tu-vu qui fait ce qu’il peut pour donner l’illusion d’un PS uni. En réalité, tout le monde débine tout le monde en coulisse dans cette assemblée. Une telle atmosphère ne respire pas la victoire mais dissipe un parfum de mauvaise comédie interprétée par des acteurs qui ne concourent pas avec enthousiasme pour l’Oscar des meilleurs rôles dans la prochaine version du Président et ses valets.
Leur patron, Hollande, a commis l’erreur fondamentale d’imiter le Sarkozy détesté des masses populaires. En roulant des mandibules et des « Moi ! Je » égocentriques à chaque bâillement du clapet, il éloigne les électeurs. Tout ça pour débiter, sur des paroles molles à l’avenir incertain qui ne l’encouragent pas lui-même, un projet bidon qui se trompe d’élection. Tout cela transpire l’homme souffrant d’une infériorité maladive et qui se jette dans le fleuve en comptant sur le courant. Dommage au lieu de s’accoupler au corps électoral en le rassurant et le cajolant, il flirte avec le ridicule et la médiocrité des promesses éculées. Comme son adversaire il joue les tyrans avec les petits et les faibles de son équipe. Déjà plus personne ne le supporte.
Les paysans, qui savent depuis toujours prévoir le temps et d’où vient le vent, ne l’apprécient pas et le bétail le fuit. Cet homme est sans aura et sans avenir. Loin de rassembler, il divise et marche sur les flots, défrayé moitié-moitié par le contribuable et les braves gens qu’il trompe par ses projets utopiques.
Côté Parlement, le rôle des élus PS pendant la treizième législature, à commencer par le premier congrès de Versailles en 2007, a été misérable ou plutôt lamentable. Ces gens ne sont en général pas crédibles et, une poignée mise à part, bien peu compétents. Quand ils ne sont pas corrompus par un pouvoir prévaricateur, ils ne font pas très sérieusement leur boulot et ne représentent pas le peuple qui leur a confié mandat, mais l’intérêt du parti que le contribuable subventionne. Voici qui agace et déçoit.
Tout ceci ne fabrique pas une image très sereine et très forte qui puisse soutenir les ambitions légitimes d’un prétendant. Bien au contraire cette situation façonne le sentiment d’une meute affamée de mandats et de charges qui se soucie fort peu du peuple si ce n’est, à distance, en période électorale. En majorité, la prétendue élite socialiste se moque de l’électeur et le méprise avec suffisance derrière son dos, selon la technique Sarkozy du vous pouvez compter sur moi.
Les associés du candidat ne nous le vendent pas ou très mal, mais le jalousent assurément. Compte tenu de la situation misérable du pays, cette conjoncture interne communique tacitement le message que le PS et son candidat ne veulent nullement la direction politique du pays et préfèrent plus confortablement les bancs de l’opposition.
Les électeurs sont de plus en plus nombreux à comprendre l’avertissement diffusé entre les lignes par les orateurs du parti. Chaque jour qui passe voit fondre l’avance dans les sondages. Les dés sont jetés, la surprise n’en sera pas une si comme celle de Lionel Jospin l’aventure de François Hollande s’achève au premier tour et n’atteint pas la dernière ligne droite. C’est dur d’être un mauvais candidat.