Quand la victime devient coupable...

par rosemar
mercredi 3 octobre 2012

Décidément dans bien des pays musulmans, la situation faite aux femmes connaît des régressions inquiétantes notamment en Tunisie où les islamistes arrivés au pouvoir règnent en maître. Contraintes de porter le voile, de se soumettre aux diktats masculins, les femmes subissent les lois des hommes et ont bien des difficultés à vivre leur condition.

En Tunisie, une jeune femme victime d'un viol abject de la part de policiers se retrouve accusée par ses tortionnaires d'atteintes à la pudeur. C'est le monde à l'envers : après avoir été humiliée par des violeurs détenteurs d'une autorité, la voilà qui se retrouve dans la position de coupable en raison des accusations de ses agresseurs. Il s'agit d'"un chantage" pour qu'elle retire sa plainte assure son compagnon, interrogé par FRANCE 24.

Les deux jeunes gens avaient été été arrêtés alors qu'ils étaient en voiture. L'homme avait été menotté et rançonné par un policiers alors que deux autres agents avaient conduit sa fiancée à l'arrière de leur voiture et l'avaient violée...

Les deux policiers agresseurs ont été incarcérés pour viol. Selon l’accusation, le couple de jeunes gens se trouvaient dans une "position immorale" lorsqu’ils ont été arrêtés par la police. Leur procès doit débuter le 2 octobre. Ils risquent chacun six mois de prison alors qu'ils ont subi une agression intolérable de la part de policiers tout puissants.

Cette action judiciaire a provoqué la colère de plusieurs ONG, et notamment de l'Association tunisienne des femmes démocrates. "Au final, cette femme a été violée trois fois : quand elle a été arrêtée dans la voiture, qui reste un espace privé, quand les policiers l’ont agressée et quand la justice a fait d’elle une accusée", s’insurge Zeyneb Farhat, militante au sein de l’organisation depuis plus de vingt ans.

En Tunisie ,les policiers abusant de leur pouvoir pratiqueraient un harcèlement sur les femmes. Quand ceux qui détiennent l'autorité enfreignent la loi au point d'avilir de jeunes femmes sans défense, on perçoit bien là une façon intolérable de transformer les femmes en objets, de les humilier, de les rabaisser.

L'asservissement de la femme a duré des siècles : on sort d'un long moyen âge obscur et ténébreux et de nouveau réapparaissent ces vieux démons, ces vieilles tentations de réduire la femme, de l'avilir et la déconsidérer.

Comment ne pas être inquiet devant de telles régressions ? Comment la police peut-elle se livrer à de tels débordements envers des victimes sans défense ?

Il faut s'inquiéter du sort réservé aux femmes en Tunisie, dans les pays musulmans, se révolter contre les injustices faites aux femmes.

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