Quand le roi est nu...
par Elliot
samedi 9 mars 2019
On a beaucoup parlé de l’incident auquel s’est prêté Nicolas Dupont-Aignan lors de son passage à l’émission « C’est à vous ». Rappelons qu’il y était invité dans le cadre de l’obligation faite au service public de donner la parole à toutes les formations en lice électorale pour les Européennes.
Bien que je trouve assez maladroite (à moins qu’elle ne fût délibérée) la remarque qualifiée d’insultante faite par l’invité à l’encontre de Patrick Cohen traité de cireur de pompes de Macron - sous-entendu du régime - je ne peux que constater après réflexion que le diagnostic n’est pas entièrement erroné.
Auquel cas il faut reconnaître que le député de « Debout la France » a fait carton plein puisque l’animatrice Anne-Elizabeth Lemoine a cru nécessaire de revenir sur l’incident le lendemain, pour apporter des précisions qui me semblaient d’autant plus inutiles que ceux qui suivent l’émission avaient parfaitement saisi le positionnement de Dupont-Aignan et s’était amusé des mines offensées des comparses de l’émission.
J’y vois la preuve s’il en était encore besoin que les réactions outragées des protagonistes n’ont peut-être pas été goûtées comme ils l’espéraient par les téléspectateurs.
La solidarité de groupe a été perçue et ne semble pas avoir été appréciée favorablement.
L’esprit de corps est une réalité dans le milieu journalistique ou assimilé et Nicolas Dupont-Aignan n’est pas le premier ni le dernier à en faire les frais ou à en tirer les bénéfices qui sait ?
Ce qui est en fait insupportable chez ces élites journalistiques, c’est en réalité qu’ils osent convoquer la liberté à l’appui de leur servilité.
Ajoutons qu’en plus ils dépendent pour leur instrument de travail de l’aide d’état qui se donne ainsi à peu de frais les atours d’une démocratie réelle.
La presse qui fait l’opinion, celle qui obtient l’écho maximum, qui déborde de publicité, cadeau de ses donneurs d’ordre, est souvent celle qui feint l’émancipation sous couvert d’objectivité mais qui répercute in fine et sous des couleurs diverses mais passées le message de la sphère dirigeante qui n’est pas nécessairement le gouvernement mais que composent les marionnettistes qui tirent les ficelles de ceux qu’ils ont portés sur l’avant-scène.
En quoi Dupont-Aignan n’a pas tort sur le fond quand il démasque Patrick Cohen, l’homme qui traite de cerveaux malades ceux qui ne se soumettent pas à la thérapie lénifiante du néo-libéralisme triomphant.
Comme dans le conte d’Andersen, le roi est nu mais il est interdit de le dire sous peine de crime de lèse-majesté.