Quelques observations sur le nouveau gouvernement
par romain blachier
lundi 15 novembre 2010
Ca y est, voici donc la liste des nouveaux ministres en lien. Voilà ce que tout cela m’inspire en vrac sur la refonte du gouvernement, qui en définitive a été plus de bruit médiatique que de fond :
-Un départ de tous les centristes majeurs du gouvernement et une sorte de reconstruction du RPR. Dealé pour avoir un pôle centriste de la
-Dans la même logique de bloc, Morano et Bachelot donnés sortantes, ont sauvé leur tête. La première toujours sans doute dans cette logique de rassembler tous les fidéles, l’autres sans nul doute grâce à François Fillon.
-Un échec de l’ouverture à gauche : A l’exception de Eric Besson, qui trouve un porte-feuille plus dans ses centres d’intérèts et compétences, l’Industrie ( il est toutefois cocasse que le ministre le plus villipendé sur le web soit en autres en charge des Nouvelles Technologies). Kouchner part en ayant tout perdu : crédibilité morale, ligne politique etc... Bockel, que j’aurais donné restant est aussi nu : Son parti n’a jamais percé, il a dû, suite à ses accords avec la majorité présidentielle, laisser sa Mairie de Mulhouse à l’UMP et n’a pas d’espace. sans doute fera-t-il bloc avec Borloo. Amara sort aussi affaiblie.
-Une montée des lyonnais : Pourtant régulièrement épinglés pour le manque d’envergure dans leurs fonctions, ils prennent tous deux du galons. Mercier, je l’ai dit pour les centristes, Berra, pour, disent les mauvaises langues, garder un peu de diversité, d’autres à la lentille plus locale, pour créer un candidat plus crédible afin de représenter la droite à Lyon. Qui sait ?
-Un président assez affaibli face à son premier ministre et qui va devoir faire face à un Copé, très organisé et qui contrôlera bientôt l’UMP
-Et puis : Laurent Wauquiez sera sans doute un plus fervent europèen que l’épouvantable Lellouche, la nomination de Mariani montre une volonté de donner des gages aux plus durs de la majorité présidentielle (Assez logique : le courant UMP la droite populaire dont il est un pilier ne disposait d’aucun ministre) Kosciusko Morizet continue son impressionnant parcours, Le Maire est décidément insubmersible, Lefebvre rentre au gouvernement à un poste qui m’est cher, le Commerce, qui va lui demander un doigté qui lui manque pour l’instant, Woerth part, Rama Yade va avoir du mal à rebondir, Montchamp est une prise difficile à avaler pour Villepin, Frédéric Mitterrand est logiquement gardé, étant sans doute le meilleur connaisseur du monde culturel disponible à droite.