Res Gestae : La décadence romaine 2.0
Res Gestae : La décadence romaine 2.0
Ammien Marcellin, officier romain d'origine syrienne devenu historien au IVe siècle, n'était pas un moraliste de salon. Ancien soldat, païen modéré, hellénisant, il a vécu les convulsions de l'Empire tardif et les a racontées dans ses Res Gestae avec une lucidité acerbe.
Dans ses digressions sur Rome (livres XIV, XV, XVI notamment), il dresse le portrait d’une société rongée par la corruption, le luxe effréné, la perte des vertus ancestrales et une moralité sexuelle relâchée. Il décrit une élite déconnectée, des mœurs gangrenées par l’effémination, les excès sexuels collectifs et des pratiques homosexuelles affichées – y compris des unions entre hommes – comme signes patents d’un déclin inéluctable
Les Romains de son temps se vautrent dans le plaisir, les bibliothèques sont murées au profit des banquets, les philosophes cèdent la place aux chanteurs et aux eunuques. La frugalité, la discipline, le patriotisme – piliers de la grandeur républicaine – ont disparu.
Aujourd’hui, en observant la France de 2026, on ne peut s’empêcher de voir des similitudes frappantes, comme deux gouttes d’eau.
La décadence n’est pas une invention moderne : elle est cyclique, et Ammien nous fournit le miroir le plus cruel.La perte des vertus romaines et la France ultra-libérale
Ammien fustige les Romains pour leur avarice, leur superstition, leur obsession du luxe et leur abandon des disciplines martiales et civiques.
En France contemporaine, l’ultra-libéralisme a produit le même effondrement moral. Une élite mondialisée, déconnectée du peuple modeste qui trime pour payer impôts et dettes, privilégie le « progrès » inclusif et les résultats immédiats au détriment de l’identité nationale.
Dans le sport de haut niveau, comme dans la lutte libre masculine, on « importe » des talents caucasiens naturalisés pour rafler des médailles et justifier des subventions – au prix d’une filière française authentique, formée localement depuis des générations (comme Daniel Robin, champion du monde libre en 1967).
C’est la victoire du pognon et de l’opportunisme sur la vertu et la formation réelle.
L’homosexualité et les unions entre hommes : pas une invention du XXIe siècle
Ammien Marcellin n’hésite pas à pointer les pratiques homosexuelles comme marqueur de mollesse et de décadence. Il évoque les Taïfales (peuple barbare) où les adolescents sont contraints à la pédérastie jusqu’à prouver leur virilité par la chasse d’un ours ou d’un sanglier. Plus largement, il critique l’effémination des Romains influencés par les « Graeculi » : hommes se comportant comme des femmes, relations homosexuelles passives affichées, et même des unions simulées ou cérémonielles entre hommes – signes d’une perte de virilité traditionnelle romaine.
Ces mœurs ne sont pas nouvelles.
Elles existaient déjà à Rome au IVe siècle, critiquées par un païen comme Ammien comme symptômes d’une société qui a perdu son âme. Aujourd’hui, la normalisation des mariages entre personnes de même sexe (loi de 2013 en France), la visibilité LGBT+ dans les sphères publiques et élitistes, les parades et les discours officiels qui en font une « avancée sociétale » rappellent étrangement ces excès que l’historien antique condamnait. Ce n’est pas une « libération » moderne, mais un recyclage antique : quand la virilité traditionnelle s’effrite, les pratiques homosexuelles deviennent visibles et institutionnalisées, signe d’une société en décomposition morale.
Les orgies et les spectacles dégradants : de Rome à l’Élysée
Ammien décrit les banquets romains comme des scènes de débauche : prostituées, travestis, eunuques, adultères, fêtes où la luxure l’emporte sur toute mesure. Le parallèle avec les « orgies élyséennes » que certains dénoncent est saisissant. Réceptions à l’Élysée avec rappeurs contestataires, figures des banlieues ou des outre-mer perçues comme marginales ou « voyous », poses familières du président avec des personnalités du rap ou des milieux populaires – tout cela est vu par beaucoup comme un spectacle dégradant, une normalisation de la vulgarité au cœur du pouvoir républicain. L’Élysée, symbole de grandeur, devient le théâtre d’une proximité forcée avec ce que la tradition républicaine jugeait indigne. C’est la même perte de dignité que chez Ammien : le pouvoir s’entoure de « plaisirs populaires » pour paraître moderne, au détriment de l’autorité et de la mesure.
L’exclusion de Sergei Polunin : punir la défense de la virilité traditionnelle
En 2019, Sergei Polunin, danseur étoile ukrainien de réputation mondiale, est exclu de l’Opéra de Paris.
Son crime ? Des posts Instagram où il critique ouvertement les danseurs masculins homosexuels, les accusant de rendre la danse trop féminine (« deux ballerines sur scène »), appelant les hommes à « man up », à redevenir des « loups » ou des « lions », leaders de famille, virils et responsables. Déclarations qui choquent les wokes de l’Opéra de Paris, institution publique financée par l’État qui retire immédiatement l’invitation pour le rôle de Siegfried dans Le Lac des cygnes. La directrice Aurélie Dupont invoque des valeurs incompatibles. Polunin perd un contrat prestigieux, devient persona non grata dans de nombreuses scènes occidentales, et voit sa carrière amputée en Europe.
Pourtant, il ne prônait pas la haine : il défendait un équilibre masculin/féminin dans l’art, une virilité assumée face à ce qu’il percevait comme une féminisation généralisée.
Ammien Marcellin aurait reconnu là le même mécanisme : punir celui qui ose rappeler les vertus viriles anciennes, tandis que la société célèbre ou tolère l’effémination et les pratiques homosexuelles affichées comme « progrès ».
Polunin, fervent soutien de Vladimir Poutine (trois tatouages à son effigie sur le torse, soutien public à l’annexion de la Crimée en 2014 et à la Russie en général), incarne aussi cette résistance à l’Occident « woke » – ce qui a accéléré sa mise au ban en Occident.
L’affaire Epstein : la vraie débauche élitiste couverte ou minimisée
À l’opposé, l’affaire Jeffrey Epstein (et ses ramifications internationales) révèle une décadence bien plus sombre et impunie. Trafic sexuel de mineures, orgies sur île privée, compromission de puissants (politiciens, milliardaires, scientifiques, artistes), listes de vols Lolita Express, vidéos et photos compromettantes… Les déclassifications partielles de 2025-2026 n’ont fait que confirmer ce que beaucoup savaient : un réseau élitiste où la pédocriminalité et la luxure extrême étaient banalisées, protégées par l’argent et les connexions.
En France, des noms circulent (Jack Lang cité dans des emails, d’autres figures culturelles ou politiques effleurées), sans poursuites massives. L’affaire Epstein fait écho à Dutroux en Belgique (réseau pédophile avec soupçons de couverture institutionnelle) et aux rumeurs persistantes de « snuff movies » (films de meurtres réels à but pornographique) – ces accusations alimentent le sentiment d’une élite qui s’adonne à des vices inavouables tout en se drapant de vertu publique.
Polunin est censuré pour avoir critiqué une « mollesse » morale dans la danse ; Epstein et ses pairs ont bénéficié d’années d’impunité pour des crimes bien plus graves. C’est la même logique romaine qu’Ammien décrivait : tolérance pour les excès sexuels des puissants (orgies, eunuques, pédérastie institutionnalisée), mais condamnation de celui qui ose rappeler la virilité ou la mesure.
Conclusion : une décadence cyclique et sélective
Ammien Marcellin n’était pas un puritain : il constatait que lorsque la virilité traditionnelle s’effrite, les excès sexuels deviennent visibles et institutionnalisés chez les élites, tandis que les vertus civiques s’évaporent. La France reproduit ce schéma : on punit Polunin pour avoir défendu une masculinité assumée, on minimise ou on couvre les réseaux Epstein-like, on célèbre les mariages homosexuels et la visibilité LGBT+ comme avancées, tout en laissant le peuple modeste payer la note d’une société qui a perdu son âme.
Res Gestae nous le rappelle : la grandeur ne survit pas à la perte des valeurs fondatrices. Quand on censure la critique de la décadence tout en protégeant les vrais prédateurs, la chute n’est plus une hypothèse – elle est en cours.
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