Retraites et démocratie

par Christian
lundi 6 septembre 2010

Jusqu’à preuve du contraire nous sommes dans une démocratie. Étymologie : de dêmos*, « peuple » et kratos, « puissance », « souveraineté ». Régime politique fondé sur le principe que la souveraineté appartient à l’ensemble des citoyens.
 
En conséquence, puisque le débat parlementaire sur les retraites est volontairement limité à 50 heures, ce qui reporté à 579 députés parait bien misérable en temps de parole. Attendu que SARKOZY refuse de soumettre la réforme à référendum, comme le réclame Ségolène ROYAL, exigeons la transparence totale du vote à l’Assemblée.
 
Ainsi nous avons toute légitimité pour connaître le vote de chaque député, et de nominativement désigner ceux qui auront voté pour, ceux qui auront voté contre et ceux qui se seront abstenus, pour ensuite diffuser cette liste sur internet et l’ensemble des médias.
 
N’oublions pas le plus important. Cette réforme telle qu’elle veut nous être imposée ne résout en rien le problème du financement des retraites. En effet elle n’apporte aucune source de financement nouvelle, si ce n’est l’allongement de durée de cotisation, et met donc à seule contribution la masse salariale.
 
Sous cette pseudo réforme se cache en réalité une vérité bien plus sordide . Dans les prochaines années, on fera le triste constat que le problème du financement n’est pas résolu, et dès lors, les financiers, déjà en embuscade aujourd’hui, sortiront du bois avec l’aide de l’Etat qui nous expliquera que la seule solution est désormais la retraite par capitalisation. Signifiant ainsi la mort de la retraite par répartition, acquis social obtenu à la libération.
 
Qui dit retraite par capitalisation dit deux choses.
 1 Quasi monopole des fonds de pensions (dont on continue à voir les ravages). Savez-vous par exemple que MEDERIC, un des plus puissants organismes de retraite par capitalisation est propriété de Guillaume SARKOZY, frère du Président ?
 2-Disparité des pensions (Les plus riches pouvant se constituer une confortable retraite alors que les moins nantis en seront dépourvus).
 
Il est donc légitime que ceux de nos députés qui vont voter cette désastreuse réforme soient connus de tous.
Et je crois important que ceux de nos concitoyens qui croient sans plus y réfléchir, en toute bonne foi, les messages récurrents du gouvernement, selon lesquels on vit plus longtemps, il est donc normal de cotiser plus longtemps, s’aperçoivent que le problème n’est pas démographique, ni même primitivement financier, mais que c’est un choix de société qui s’impose à eux. La juste répartition des richesses de ce pays.
 
Réfléchissons une simple seconde. On nous dit que le déficit de la branche retraite de la sécu sera de 5milliards l’année prochaine. Quand bien même, l’effort que l’Etat à fait en trouvant 360 milliards en un tour de main pour sauver les banquiers, il ne pourrait pas le faire pour aider son peuple ?
 
Cette réforme est la première marche de l’échafaud sur lequel ce gouvernement veut décapiter notre système de protection sociale solidaire. Sauvons-le.

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