Sanitaire ou sécuritaire ?
par bertie1064
jeudi 27 août 2020
Il n’y a pas si longtemps, gouvernants et experts de tous poils affirmaient avec aplomb voire véhémence que les masques de protection étaient inutiles et inefficaces, et qu’il fallait savoir les porter. Et, j’en passe et des meilleures…
L’imposition du port du masque en espace clos comme à l’air libre ne fait plus débat en France depuis ce matin, 27 août. Ce précepte sanitaire s’applique déjà à Toulouse, Nice, Marseille, etc. Le premier ministre, Jean CASTEX et Olivier VERAN, ministre de la santé, viennent d’annoncer le processus à Paris. Ils sont tellement courageux ces deux messieurs qu’ils laissent le soin au préfet de le décider, après « concertation avec Anne HIDALGO, maire de Paris ».
Il faut donc rappeler à toutes et tous qu’il ne s’agit pas de mesures sanitaires. Elles ne reposent pas sur la science. En effet, depuis 6 mois que la crise de la COVID-19 a commencé en France, aucune étude scientifique sérieuse n’est venue proposer une doctrine consensuelle sur l’utilité de porter un masque de protection à l’air libre et de se protéger ainsi de ce virus si contagieux. Il s’agit donc bien de mesures strictement sécuritaires, attentatoires à nos libertés et à l’efficacité plus qu’incertaine. Présentement, notre seule certitude, c’est d’ores et déjà son coût socio-économique. 800 000 chômeurs supplémentaires, gonflement de la dette à 120 % du PIB, de très nombreux secteurs d’activités quasiment anéantis à l’heure où je vous écris : construction, restauration, hôtellerie, transport aérien, tourisme, cinéma, théâtre… Pourquoi faut-il détruire notre économie ?
Les injonctions gouvernementales sont en train de tuer toute vie sociale. La convivialité, le plaisir de sortir, de prendre votre petit café matinal dans votre bistro préféré, de draguer attablé en terrasse, de fêter avec ses amis qui un anniversaire, qui une promotion, qui son nouveau logement, d’échanger et de partager, tout simplement, vont disparaître. Nous sommes en train de basculer (presque volontairement ?) dans l’univers de la précaution absolue pour sauver des vies. Vivre, ça n’est pas survivre. C’est pourtant ce que l’on nous impose.
Dans ces conditions, il est clair que ce régime sanitaire ne s’arrêtera plus et sera prolongé même avec l’annonce d’un vaccin salvateur. Pourtant, notre mère nature reste imperturbable et constante dans son action. Toujours, elle élimine les plus jeunes, les plus âgés et les plus vulnérables. Comme cette putain de COVID-19. En France, depuis presque deux mois, seulement 4 à 500 malades de la COVID-19 sont soignés en chambre de réanimation, d’après les chiffres publiés par Santé publique France (SPF) qui se garde bien de communiquer des données plus détaillées sur ces malades. Âge moyen des malades entrants ? Age moyen des décédés ? Cause des décès ? Préexistence d’autres pathologies que la COVID-19 ? Durée d’hospitalisation en réanimation ? Pourcentage de guérison au point d’être autoriser à rentrer chez soi ? Aucune information sur le site de SPF.
Qu’en sera-t-il cet automne lorsque la saison des miasmes bactériens resurgira ? Gastroentérite, grippe, rhume…Que fera-t-on au moindre symptôme ?
La dictature sanitaire est en marche. Attention à bien porter votre masque de protection car les brigades sanitaires veillent. Elles viendront vous amender, pris en flagrant délit que vous serez, masque dans le sac et non sur le visage, preuve photographique à l’appui grâce au téléobjectif du drone silencieux surveillant la rue.
Bertrand RENAULT – 27 août 2020.