Sarkozy a libéré Tripoli !

par Peachy Carnehan
mardi 23 août 2011

C'est fait, Nicolas Sarkozy a libéré la ville de Tripoli. Avouons-le, la tâche était loin d'être insurmontable pour celui qui vient de résoudre la crise mondiale par la seule force de sa volonté.

C'est fait, notre chef Nicolas Sarkozy a libéré la ville de Tripoli. Avouons-le, la tâche était loin d'être insurmontable pour celui vient de mettre un terme à la crise mondiale par la seule force de sa volonté.

 

Après avoir multiplié par deux le pouvoir d'achat des Français, après être allé cherché la croissance avec les dents, installé le plein emploi, réduit les inégalités, protégé les plus humbles et, surtout, éradiqué de façon définitive l'insécurité, Nicolas Sarkozy a tout naturellement chassé de son trône un tyran sanguinaire de plus. S'offrir les têtes de Ben Ali et Moubarak ne lui suffisait donc pas. Non, la soif de justice du « plus grand des Français de l'Histoire » (depuis les dinosaures) imposait que Nicolas Sarkozy aille débusquer en personne l'abominable Kadhafi de son trou.


« Vae victis ! », malheur au vaincu, peut scander devant sa télé le peuple Français encore une fois comblé de fierté par le volontarisme de son hyper-président. Lundi 22 août 2011, telle la Grande Armée de Napoléon s'emparant de Moscou, les fidèles combattants rebelles de Nicolas Sarkozy ont investi Tripoli après un combat titanesque mené de haute lutte face à un ennemi supérieur en nombre. Qu'on se le dise dans nos campagnes, à la différence de l'Empereur qui n'a pas eu la chance de prendre conseil auprès de notre immense Leader, cette fois « nos » soldats resteront. Le triomphe de l'opération « Sirène », certainement baptisée ainsi pour rendre hommage à la voix en or de notre première dame, est total ; jamais la flamme de la France n'aura brillé aussi haut.


IL NOUS MANQUERA

 

Néanmoins, après un tel succès, et malgré le souffle enivrant de la victoire, une question angoissante ne manque pas de se poser. Une question qui nous étreint, nous, humbles Français quotidiennement stupéfaits par le génie de notre chef. Pour améliorer notre sort, et celui de l'univers, que pourrait donc faire de plus notre inestimable Nicolas Sarkozy ? Les objectifs qu'il s'était lui-même fixé en 2007 ont tous été dépassés, toutes les frontières ont été repoussées, le règne de la félicité et de l'opulence a été établi. Méritions-nous un tel personnage à la tête de notre pays ? Etions-nous dignes de tant de génie ?

La réponse est évidemment non. Nous sommes trop petits, trop indignes, pour ce grand homme. Et c'est pour cette seule et unique raison que Nicolas Sarkozy doit mettre un terme à notre merveilleuse aventure collective en ne se représentant pas en 2012.

 

Comme disait le grand poète de ce quinquennat du clinquant :« Casse-toi, pauvre con ! »

 


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