Sarkozy c’est (presque) fini

par NOUVEL HERMES
lundi 2 novembre 2009

Je ne peux penser l’histoire, donc l’avenir, que par optimisme.
 A me demander comment même on peut accepter de penser, voire de vivre, sans cet optimisme que d’aucuns nommeraient pulsion de vie mais auquel j’attribue plutôt ce supplément de raison qui veut que le pire n’a jamais vaincu et que, si on lit l’Histoire, ce n’est toujours que dans le triomphe victoire du progrès.
Je ne suis pas dupe de la naïveté qui consiste à écrire ces mots : on trouvera toujours mille contre exemples mais je persiste dans cette ligne directrice qui porte un nom qu’on n’entend plus : progressisme !
 Et, quant à choisir, autant prendre ce qui est le plus lumineux et parier pour ce qui donnera ce « bonheur » pour un peuple même si je me garde bien d’en faire une religion pour moi-même… Le bonheur n’est acceptable que si l’on n’a rien d’autre à vivre. Alors prenons-le tel qu’il est… et avec des pincettes ! Le bonheur matériel n’est pas le bonheur philosophique mais c’est sûrement pour les plus démunis la première marche à franchir !
Je dis souvent : « Sarkozy ne tiendra pas jusqu’en 2012 ».
Bien sûr, on rit, on argumente mais je tiens bon : non pas que je sois doué pour les prophéties ou que je prenne mes désirs pour des réalités. Je ne fais que méditer sur la complexité d’un monde et l’impossibilité matérielle, scientifique, à un corps de se mouvoir dans un certain espace de contradictions quand il s’expose trop ou n’existe que parce qu’il s’expose : à voir Sarkozy je ne peux percevoir qu’un système qui se nourrit d’un plus et qui pourrit par le moins. Qu’il ne soit plus en tête d’affiche et, structurellement, voici qu’il se dégonfle comme une vieille baudruche. Un produit mis en tête de gondole, promotionnel, n’existe que dans son marketing : le Sarkozy est un produit usé, démodé et de mauvaise qualité
 Il flamboie aussi vite qu’il dépérit et, c’est mon pari, le système étant connu, désormais le voici condamné à sa chute.
Elle a déjà commencée. Fronde de la droite républicaine, rejet du peuple qui avait cru à un élan, à une vérité et qui n’a vu que les gesticulations d’un bouffon sans projet, qu’un arriviste qui voulait faire carrière quand il promettait la lune. Que la gauche soit éparpillée ne le protégera pas.
 Et comme toujours la haine sera symétrique à l’amour et la déception répondra à l’espoir. A cet égard je parie donc que Sarkozy est déjà un homme fini et qu’il a beau crever de peur dans ses bunkers sécurisés chaque fois qu’il apparaît au public ou devant les médias, rien ne le protégera jamais : la balle qui l’atteindra - sans doute plus symbolique que réelle - viendra de son propre camp. Elle est déjà forgée. Il ne l’évitera pas. 
Sarkozy est fini, vieilli, à bout de course. Donc dangereux, imprévisible.
 Mais il ne sait plus qui l’embrasse ou qui le tue : c’est ce qui fera l’intérêt des gazettes pour les prochains mois !
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