Sarkozy que du vent en Martinique

par Imhotep
vendredi 19 février 2010

La polémique d’une certaine guadeloupéenne (sa population de cœur) et ministre par hasard de l’Outremer (enfin pas par hasard, fille de sa mère, et ouverture colorée obligeant) semble s’étouffer. Et pourtant selon cet excellent article, bien mieux que je ne pourrais le faire, il y a à redire sur cette certaine idée de la démocratie et de la République qu’ont ceux du pouvoir mis à part la sortie du Balkany croqueur de Bardot (pas selon elle) (Chez Louise, Lepost.fr)  :  Mentir et bafouer un principe Républicain c’est, dans une démocratie, un acte grave et condamnable. A ce titre, tant le Parti communiste, dans son communiqué, que ceux qui se sont élevés contre les propos de Mme Penchard ont raison de rappeler à l’ordre cette ministre de la République.
 
Que François Fillon, alors qu’il a en charge de déterminer et conduire la politique de la nation, accepte qu’un membre de son gouvernement bafoue un principe républicain et mente aux électeurs, donne une image très nette de sa conception "de la démocratie" et du haut niveau de son seuil de tolérance en ce qui concerne ses "amis" et partenaires.
 
Que le chef du gouvernement ose ramener à une polémique dérisoire les réactions à cette grave attaque d’un principe républicain, est assez significatif du peu de considération dont il fait preuve envers la République...
 
Notre Moulin à vent a été bien silencieux, lui qui l’ouvre à chaque incident de la circulation, à propos des paroles purement scandaleuse de sa ministre de l’Outremer. Mais élection, oblige de passage en Martinique il a décidé de s’exprimer. Vous pourrez constater par vous-même ce qu’il en a dit. C’est une vidéo et donc ce n’est pas du retranscrit qui peut laisser supposer des petits arrangements entre amis.
 
Avant cela je vous laisse lire cet article du Figaro. Très étonnant quand on peut ensuite regarder cette vidéo.
 
Le titre d’abord : Sarkozy ignore la polémique Penchard à Fort-de-France. Ce titre laisse donc supposer que notre Kondukator soit ignore tout de cette polémique soit par une lâcheté habituelle ne veut pas se mouiller soit étrangement est silencieux quand il ne cesse de parler par ailleurs. Au fait un petit rappel que je ne peux m’empêcher de faire presqu’à chaque article. Lors de sa rencontre avec les Français il disait ne pas vouloir participer à la campagne électorale or depuis, combien de déplacements électoraux a-t-il faits ? Ensuite la presse ne cesse de véhiculer cette idée saugrenue que Sarkozy travaille pour la France jour et nuit. Quand travaille-t-il pour elle alors qu’il ne cesse de se promener et surtout de serrer des paluches et de faire des discours, et qu’à cela s’ajoute toutes ses réunions avec les leaders de la majorité présidentielle ou ses meetings, ses réunions, ses déjeuners, ses cocktails avec l’Union of Money Profit ? Et la France dans tout cela ? Et son job de président dans tout cela ?
 
Le texte de l’article est éclairant de la façon dont notre Figosky relaye l’information : Après Haïti, Nicolas Sarkozy a effectué jeudi une tournée éclair en Martinique et en Guyane. Une visite placée sous le signe des régionales et de la nouvelle politique outre-mer, après le voyage du chef de l’État à Mayotte et à la Réunion, il y a un mois. En Martinique et en Guyane, il a voulu tirer profit du résultat des deux référendums des 11 et 24 janvier alors que les élus locaux, de gauche ont été désavoués par ces scrutins.
 
Après avoir, lors d’un premier référendum, refusé une autonomie accrue, les habitants de ces deux départements français d’Amérique se sont largement prononcés pour la fusion de la région et du département en une collectivité unique - évolution qui anticipe sur la réforme territoriale débattue actuellement au Parlement. Un an après les violentes émeutes en Guadeloupe, ces deux votes ont été reçus par l’Élysée comme une indication claire que « le climat politique a changé dans le bon sens ».
 
« Un non-sujet »
La polémique sur les propos de Marie-Luce Penchard a parasité ce déplacement. Pour l’Élysée, il s’agit d’un non-sujet, qui traduit avant tout une fébrilité de la rue de Solferino, quand « le rêve d’une France en rose s’éloigne ». « Les relations entre les Verts, le PS et la gauche de la gauche sont en train de se tendre. Ils essaient de faire diversion en attaquant Marie-Luce Penchard », analyse-t-on dans l’entourage présidentiel.
 
On découvre dans ces quelques lignes très intéressantes qu’il s’agit bien d’un déplacement électorale et de surfer sur le référendum pour obtenir des voix. C’est non seulement un déplacement électoral d’un président qui avait affirmé devant quelques millions de téléspectateurs qu’il ne ferait pas campagne, qu’un président était au-dessus de tout cela, mais bien évidemment électoraliste avec achat de voix à la clé. Ensuite on y découvre que notre Grand capitaine ne peut être dérangé par un non sujet, arrogance et mépris de ce pouvoir qui instaure la forme comme ersatz du fond et la com comme réponse aux problèmes ajoutant la négation comme corbillard de la réalité.
 
Mais voici cette vidéo qui en donne une toute autre version. 
 
 
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Sarkozy et la polémique Penchard sélectionné dans Actualité et Actu France
 
 
Que nos dit la Lumière des Caraïbes ? : Je n’accepterai jamais l’instrumentalisation des territoires d’Outremer pac’qu c’qui s’y joue est trop sensible, trop important et trop difficile pour que quelque responsable politique national que cela soit s’y laisse entraîner. Quand on s’y laisse entraîner on n’est pas à la hauteur des responsabilités de l’Etat. Je vous remercie.
 
Bon on sait que Sarkochef n’accepte jamais, enfin le dit souvent car les actes sont à côté de la plaque comme le milliard d’euros que va distribuer en deux parties la BNP Paribas à ses traders malgré la moralisation du capitalisme par Sarkodollar. Avez vous noté et lu et compris cette petite phrase : Quand on s’y laisse entraîner on n’est pas à la hauteur des responsabilités de l’Etat. ? La voix de son maître, le Figosky, semble être passé à côté. Mais pour des béotiens comme moi cela veut dire que lorsqu’on dérape on est foutu à la porte. Or Balkany l’a dit Penchard a dérapé. Enfin selon moi lorsqu’on est pas la hauteur cela veut dire que l’on doit être démis, cela veut aussi dire que le directeur des ressources humaines du PS, comme il aime à le répéter dans ses meetings UMPistes, s’est donc gouré en prenait la fille de sa mère comme ministricule d’Outremer. Mais à la faute de recrutement s’ajoute la faute de manager, celle de ne pas tirer les conséquences de sa faute, et s’ajoute le fumet du politicard retors car il critique sans acte. Penchard est encore au gouvernement.
 
Eh oui notre Bateleur Universel n’est qu’un moulin à vent qui parle pour gagner des voix, mais ses paroles sont inconséquentes. A moins que nous appelions prochainement la démission forcée de la ministre de la Guadeloupe, cette petite phrase ne sera qu’un vent de plus échappé de l’outre qui en contient tant.
 
Vignette Wikipédia, dieu du vent dans la mythologie japonaise
 

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