Sarkozy veut-il l’affrontement ?
par Christian
vendredi 15 octobre 2010
Il pille les réserves stratégiques de carburant.
Faut-il que ce gouvernement et le chef de l’Etat soient, à ce point, fébriles, qu’ils décident de débloquer les réserves stratégiques de carburant, pour les patrons routiers. Ceci dit, c’est sans doute le meilleur moyen de mettre dans la contestation les chauffeurs qui, à mon avis, n’apprécieront que très moyennement de passer pour « les traitres à la cause » de leurs concitoyens qui se mobilisent.
Mais revenons à cette décision. Au-delà du signal à connotation puérile que veut envoyer SARKOZY aux grévistes, à savoir « Je ne cèderai pas ! Na ! », il dépasse outrageusement ses prérogatives régaliennes en matière de sécurité civile des Français.
En effet, ces réserves n’ont qu’une vocation. Palier à l’urgence en cas de guerre ou de catastrophe naturelle. Si le danger de la guerre peut être raisonnablement écarté, celui, par définition imprévisible, de la catastrophe naturelle, ne saurait l’être.
C’est donc en spéculant sur la clémence de dame nature, que le Président de la République expose le peuple français aux risques. Cela ne relève même pas du caprice, mais carrément de l’inconscience, et devrait mériter la qualification de faute grave, qui est prévue à l’article 68 relatif au statut justiciable du Président de la République.( Constitution du 4 octobre 1958 ). D’autre part, il est dit que le gouvernement autorise les raffineurs à importer des hydrocarbures de l’étranger. Que compte-t-il faire ? Déshabiller les Espagnols ou les italiens pour habiller les Français ? C’est grotesque.
Tout ceci n’est en fait que de l’agitation. Habituelle de la part d’un Président à l’égo démesuré. Ainsi, il veut nous enfermer dans le paradoxe d’une démocratie qui emploie des méthodes pires que celles de certaines dictatures, ou en tout cas, reconnues comme telles, pour asphyxier l’expression du peuple. Il à choisi d’entamer une partie de bras de fer, il faudra donc un gagnant et un perdant. Ceci laisse à penser que SARKOZY veut l’affrontement.
Christian