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Sauver Mayotte ?

Sauver Mayotte ?

par Pierre Sarramagnan-Souchier
mercredi 14 mars 2018

Mais comment peut-on sauver une île qui est revendiquée par les Comores et qui a été poussée par le pouvoir central français à rester et devenir indépendante « démocratiquement » pour les seuls intérêts stratégiques (militaires et espaces maritimes) de la puissance coloniale française qui la gouverne depuis en 1841.

Alors maintenant que ce 101e département français est devenu un réservoir de pauvreté et d’inégalités locales et nationales, (un RMI qui est quatre fois inférieur qu’en métropole. Et un SMIC dérisoire également « adapté au sous-développement local ».) L’état français brille de sa tradition colonialiste du « deux poids, deux mesures ». Mais « l’honneur » est sauf car cela s’est fait en toute démocratie républicaine française ! 

Sans parler de ce nouveau paradis fiscal très favorable aux puissances financières pour les blanchiment… 

un « repères » de plus sur les paradis fiscaux, c’est évident : « Vous pouvez utiliser les niches fiscales d’outremer pour faire fuir les capitaux, mais ces niches posent aussi la question du blanchiment. Dès que vous ouvrez des portes qui permettent légalement de réduire l’imposition, vous tentez des gens qui ont acquis des fonds illégalement de les réinvestir dans un circuit légal ».

La départementalisation de Mayotte, a permis d’en légaliser un de plus et d’offrir la possibilité aux capitalistes frauduleux de continuer, en toute impunité, à magouiller. 

En fait, ce 101e département français devrait logiquement revenir (culturellement, sociologiquement et politiquement ! ) à l’état des Comores et cela éviterait de favoriser un cahot annoncé et prévu dans cette région, mais dont les pouvoirs centraux parisiens n’en ont cure car ils n’ont pas cherché à garder cette îles pour améliorer le sort de sa population, mais uniquement par intérêt stratégiques hégémoniques (comme on peut le lire dans le rapports du sénat et des députés). Tout comme les autres territoires français outre-mer… (Le PIB de Mayotte par habitant y est 13 fois plus important que celui des Comores et 23 fois supérieur à celui de Madagascar… mais restera 4 à 6 fois plus pauvre que la moyenne nationale française et cela n’est pas prêt de changer… Une île pour sous-français en toute légalité républicaine…)

Donc il n’y a pas à attendre de solution viable sans un retour de ce confetti d’empire aux îles des Comores…

Alors maintenant voudraient sauver une île d’une catastrophe annoncée ! 

Mais est-ce bien pour sauver une île ou pour sauver la puissance coloniale de la France qu’ils veulent par charité offrir à sa population une petite compensation ou aide qui restera d’un montant dérisoire, mais un montant incroyablement attractif pour les populations des îles environnantes qui favorisera un peu plus la problématique d’immigration… ?

Pour ma part, j’ai déjà répondu sur ce sujet des « colonies » françaises dans un article le 15 février 2017 : “Ma vision de la France !” “ La France telle que je la conçois pour son futur lumineux ! ”

à lire ici : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-france-telle-que-je-la-concois-191668

 

Le colonialisme français déguisé démocratiquement n’a pas d’avenir pour les peuples…

 

Avec mes courtoises salutations citoyennes.

Pierre Sarramagnan-Souchier, le 13 mars 2018.

 

Note : Rappel : Le 11 avril 1976, à la suite d’un nouveau référendum statutaire où 79,6 % des Mahorais se prononcent en faveur de la départementalisation, solution non proposée au suffrage, la France érige Mayotte en collectivité territoriale de la République, en dépit des protestations internationales. En effet, le 21 octobre 1976, 102 États protestent à l’ONU contre le référendum de Mayotte, considéré comme une atteinte à la souveraineté de l’État comorien. Il n’y a qu’une voix contre et 28 abstentions. Le 13 mai 1977, les Comores, membre de l’ONU, se proclament « une république démocratique, laïque et sociale ». (Source : https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2005-2-page-515.htm)
 


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