Ségolène devant le Grand Jury

par gruni
lundi 12 octobre 2009

Chaque semaine le dimanche soir, le grand jury RTL-Le Figaro-LCI reçoit un invité politique ou un décideur .C’est Jean-Michel Aphatie (RTL) qui anime l’émission assisté par Eric Revel (LCI) et Etienne Mougeotte (Le Figaro) . Un interview bien rodé, peut-être trop car généralement sans surprise, où la personnalité interrogée ne risque pas d’être déstabilisée par les questions réchauffées sur l’actualité. Toutefois l’originalité de cette production est d’être diffusée simultanément à la radio et à la télévision.

Mais aujourd’hui c’est Ségolène Royal qui sera sur le plateau et avec elle tout est possible car elle est souvent considérée, à tort ou à raison, comme madame la gaffe du microcosme politique Français, à moins que ce ne soit elle qui joue avec les journalistes présents, car cette femme est quelquefois vraiment surprenante et si elle n’existait pas il faudrait sûrement l’inventer, histoire de rompre la monotonie. Surtout que ce soir il y aura peut-être une tension perceptible entre Eric Revel et madame Royal, suite à la publication sur le blog du directeur de la rédaction de LCI d’une lettre à charge contre la socialiste, qui qualifiait les déclarations de la présidente du Poitou-Charentes au Sénégal, de démagogiques et populistes.
 
Le débat.
Tout de suite on remarque l’absence d’Eric Revel probablement retenu par des obligations professionnelles, ou écarté judicieusement par la direction de TF1 par souci d’apaisement et remplacé par François Bachy.
 
Comme prévu les premières questions posées à Ségolène Royal sont en rapport avec l’actualité, d’abord le prix Nobel de la paix d’Obama, elle approuve , la nomination de Jean Sarkozy à la présidence de l’Etablissement public de la défense, elle désapprouve. Dans l’affaire Mitterrand elle est un peu gênée aux entournures et impossible de savoir si elle souhaite le départ du gouvernement de notre nouveau ministre de la culture, malgré l’obstination des trois journalistes, la seule réponse obtenue est " C’est la responsabilité de Sakosy " et là elle n’a pas tort.
Plus surprenant, Ségolène Royal est pour l’augmentation du contingent militaire français en Afghanistan et quand Etienne Mougeotte lui demande si la solution n’est pas plutôt politique, elle répond qu’il ne peut pas y avoir de solution politique si l’armée ne tient pas le terrain, encore un bon point pour la socialiste. A noter tout de même que les journaux de 20 heures de TF1 et Fr2 n’ont donné qu’un court extrait de l’interview en ciblant l’affaire Mitterrand comme si les Français ne s’intéressaient qu’à cela .
La deuxième partie de l’émission concernant la politique française et la gauche et beaucoup plus confuse, c’est du Ségolène pur jus, cela part dans tous les sens, le débat se brouille et devient difficile à suivre par moment. La gauche, la droite, les entreprises en difficultés, le chômage, les promesses de Sarkozy non tenues etc ... c’est presque un monologue quelquefois et il est bien compliqué de l’interrompre quand Ségolène égrène avec l’aide d’un document les 20 nouvelles taxes imposées par le gouvernement aux Français.
 
Finalement les fans de Ségolène trouveront qu’elle a été excellente et les opposants de madame Royal diront que comme d’habitude elle était nulle, donc rien de nouveau dans la Ségosphère.
 
 
 

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