Sommes-nous perdu ?
par Jean Keim
samedi 10 octobre 2020
Vivre dans notre monde en étant bien dans ses « pompes » n’est pas le signe d’une bonne santé mentale.
Il est possible que le charivari viral pseudo pandémique soit fomenté par des profiteurs qui tentent d’exploiter la désorganisation économique ; pour faire court, la mise en liquidation de nombreuses entreprises crée des opportunités à saisir, notamment la possibilité de récupérer la clientèle vacante, de plus il y a également de juteux profits attendus sur la vente des tests covid-19 et des vaccins...
Toutefois je vois une autre alternative...
L’organisation du monde actuel est en passe de disparaître, telle est la volonté des puissants, car s’il continuait sur sa lancée actuelle, de plus en plus de gens collaborant à l’utilisation des nouvelles technologies numériques, à l’intelligence artificielle, alliée à des machines robotisées ainsi qu’à la fabrication d’objets imprimés en 3D, seraient capables à terme de s’extraire du jeu économique ; conclusion : il est dans l’intérêt de certains de faire régresser le monde.
Ceci dit, on peut trouver étrange et illogique que d’une part la technologie soit aussi agressive voire biocide, gaspilleuse, et d’autre part que depuis plus d’un siècle l’automobile et les transports en général aient si peu évolué, idem pour le téléphone, la conquête spatiale se fait toujours avec des pétards et une consommation monstrueuse de matière, quand à l’énergie elle est toujours aussi chichement produite monopolisée et centralisée ; aucune découverte majeure n’a été popularisée, par majeure j’entends propice au bien être des êtres vivants dans le respect de leur environnement, on croit toujours qu’on peut vaincre les maladies avec des produits chimiques et la faim sévit toujours sur la planète malgré la mal-bouffe produite industriellement à profusion ; personnellement tout cela m’interpelle.
Quand aux avancées sur le plan psychologique... et bien c’est du même tonneau. Il y a toujours le divan, les psys en tout genre, les clones de papi Sigmund et mamie Françoise, une pléthore de philosophes, des méthodes exploitées par des sachants ou des gourous qui garantissent le bonheur au bout du chéquier. Généralement chaque problème est analysé, parfois résolu mais sans fin en génère d’autres réels ou imaginaires, l’analysé et l’analyseur ne sauraient se passer l’un de l’autre, aussi le ver est toujours dans le fruit. La régression de notre espèce est évidente, la jeunesse (et pas qu’elle) est en état de sidération devant les pseudo merveilles de la technologie, pour résumer et caricaturer, elle est fière de savoir taper 2 + 3 sur un clavier et d’obtenir 5, si la machine lui dit 4 elle le croira, c’est en cours. Grâce à la 5G, nous pourrons meubler notre solitude en conversant avec notre réfrigérateur qui de plus pourra nous surveiller pour le compte de big pharma.
Le savoir et son importance augmentent sans cesse, des informations (le savoir n’est finalement que de l’information plus ou moins digérée) s’amoncellent et l’ignorance de la nature essentielle du savoir gauchit notre règle de vie ; nous ignorons tout des capacités du cerveau qui se résume à une MACHINE À PENSER, il ne communique plus qu’à l’intérieur d’une boucle circonscrite à son bocal, en perpétuelle réflexion la pensée dans ces conditions n’est qu’un processus, nous sommes fiers de nos savoirs quand ils ne sont que le contenu de mémoires internes et externes, à l’instar d’un quidam qui remplit sa bibliothèque avec des livres achetés au poids dont il ne connaît que quelques titres et parfois leurs auteurs, les dissertations scientifiques ou philosophiques se font par copié-collé de copier-coller, il sort sans cesse des livres pour expliquer d’autres livres.
Une véritable chape de plomb auto-entretenue, tacitement reconduite, contrarie tout progrès réellement humain, c’est tellement évident.
Ce n’est pas pour autant que je crois que la science et la technologie nous amélioreront spirituellement, d’ailleurs dire cela n’a aucun sens, la notion de progrès spirituel est un leurre, elle fait partie des choses que la pensée a inventées à défaut d’accéder à l’altérité qu’elle pressent mais qui lui est inaccessible car inconcevable.
Il est impensable que des êtres humains sains d’esprit aient inventé l’exploitation de l’homme par l’homme, la guerre, l’énergie nucléaire, le brevetage du vivant, la marchandisation du monde et de ce que la nature donne gratuitement, l’intelligence artificielle (le mot important est artifice quand à l’intelligence c’est autre chose), ainsi en fait que la plupart de nos gadgets modernes qui nous asservissent et oblitèrent l’INTELLIGENCE – qui n’EST PAS NOTRE intelligence mais celle de l’humanité – qui ne peut se manifester que dans un cerveau naturellement calme et donc disponible.
Notre civilisation inhumaine est le résultat de milliers d’années de névroses, avec de nombreux cas de psychoses que l’Histoire souvent encense, les exemples abondent tels Alexandre, César, Gengis Khan, Napoléon, Hitler, ..., ce constat est terrifiant.
Il y a toujours en moi cette interrogation : pourquoi ne sommes nous pas originellement et naturellement sains d’esprit ? Pourquoi à quelques exceptions près les êtres humains sont névrosé ? Quand est-ce que tout a capoté ?
Un jour un journaliste demanda à Krishnamurti : « ce doit être difficile de vivre comme vous (sous entendu comme un homme sain d’esprit. » et K fit cette réponse extraordinaire : « ce qui est difficile c’est de vivre autrement. » ; un homme il y a environ 2000 ans dit la même chose avec des mots différents dans un autre contexte culturel.
Imaginons que nous soyons dans une situation inverse, que la majorité des êtres humains soit saine d’esprit et que pour quelque raison que ce soit, un individu dérape, qu’il ait l’ambition de vouloir régenter sa communauté, qu’il veuille devenir riche et célèbre en vendant de la poudre de perlimpinpin, ou qu’il propose une adhésion à ses calembredaines, ou pire encore qu’il ourdisse une guerre, ses chances d’y arriver sont quasi nulles s’il ne trouve pas des acolytes.
L’éveil des consciences doit commencer par la simple perception que peu ou prou nous sommes névrosés et donc pas encore des êtres humains sains d’esprit.
Alors pour mon interrogation il y a une réponse possible parmi d’autres, il a dû se passer un événement planétaire traumatisant majeur, justement il y a un candidat, il y a environ 11000 ans, à la fin du Dryas récent, alors que notre planète sortait d’une ère glaciaire et se réchauffait, l’humanité a connu une effroyable catastrophe qui s’est répercutée sur toute la terre, TOUTE l’humanité fut sévèrement impactée contrairement à d’autres catastrophes localisées, les morts furent innombrables, avec une extinction massive des espèces vinantes, notre espèce faillit disparaître, seuls les « plus forts » en réchappèrent, il y eu une longue période où la lumière du soleil fut occultée par des éjectas dus à des impacts de météorites et une activité volcanique intense, un froid mordant, mortel, s’installa durablement pendant plus de 1000 ans, il est possible que les conditions de vie extrêmes en sélectionnant les individus aient modifié à la longue les consciences en développant l’individualisme et en imprimant un engramme de peur qui perdurent jusqu’à notre époque, les efforts pour survivre furent insupportables pour les quelques survivants et endurcirent leur cœur.
D’après certaines sources différentes, tant contemporaines que venant de traditions diverses et anciennes parfois orales, la catastrophe serait cyclique, nous ne serions pas à l’abri qu’elle se reproduise à notre époque, la variation de l’obliquité de l’axe de rotation de la terre en serait un marqueur, sur toute la planète, certains monuments antiques tentent de nous alerter sous la forme de messages symboliques, mathématiques voire astronomiques, codés et donc littéralement déchiffrables.
Il est possible également que notre plus grand risque ne soit pas une nouvelle catastrophe mais simplement notre propension à détruire la vie et notre environnement.
Alors que devons-nous faire ?
Confronté à une telle question, notre esprit cherchera une réponse convenue, conformiste et vogue la galère, nous continuerons à ramer au son du tambour donnant le rythme qui nous asservit dans une existence de forcenés.
Comme je l’écris souvent, les gens sensés faisant fi de leurs certitudes, reconnaissent qu’ils ne savent plus quoi faire, qu’ils sont perdu mais que s’ils adoptent une énième solution, que s’ils font encore un choix de plus – à l’exemple de toute élection – rien ne changera, ils resteront dans le même mouvement.
Quand on perçoit qu’on ne connaît pas la solution à un problème, quand dans nos savoirs une réponse inédite n’y figure pas car de par la nature même de la pensée c’est impossible, alors la recherche de la solution disparaît, dans cette aperception que reste-t-il... sinon le rejet de ce qui ne va pas ?
Et un conte qui va bien avec l’air du temps.
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-vie-est-un-casse-tete-180956