SYRIE : une situation de plus en plus difficile

par jean rony
mardi 23 octobre 2012

LA QUADRATURE DU CERCLE

Alors que la révolte populaire gronde en Syrie depuis maintenant quinze mois, la communauté internationale semble plus que jamais démunie et impuissante pour trouver une issue à la crise. La situation se meut progressivement en quadrature du cercle, c’est-à-dire en impasse, ce qui laisse la voie ouverte à l’anarchie et à la guerre civile.

La communauté internationale, qui avait largement contribué à la chute du colonel Kadhafi, a plus que jamais sa part de responsabilité par son immobilisme face aux massacres perpétrés par Damas. L’action et la cohésion des membres de l’ONU constituent des enjeux majeurs pour trouver une issue à la crise.

LE ROLE-CLE DES ALLIES DE DAMAS

La communauté internationale, l’ONU, n’aura de véritable crédit auprès de l’opinion publique que lorsqu’elle sera parvenue à mobiliser derrière une voix commune les efforts des cinq pays siégeant en permanence à l’ONU, et disposant, de facto, du droit de veto.
La Chine et la Russie apparaissent comme les deux pièces maîtresses nécessaires à un éventuel déblocage de la situation. La rencontre entre les dirigeants Poutine et Hu Jintao allait dans le sens d’une désolidarisation d’avec Damas. Mais ce serait oublier la nature et les intérêts des régimes de Pékin et de Moscou, pensant à leur propre sort. Une source syrienne, sous le couvert de l’anonymat, déclarait ainsi :
« Trois hélicoptères Mi-25 et des systèmes de défense aérienne pourraient être facilement livrés à la Syrie par voie aérienne ».
« La Russie doit remplir ses obligations (à l’égard de Damas, ndlr), mais tout va dépendre de notre résistance à la pression de l’Occident qui veut que nous cessions la coopération militaire avec la Syrie », a observé cette source, ajoutant qu’une décision serait prise prochainement.
Voilà de quoi alimenter les inquiétudes de la communauté internationale, d’autant plus que l’Iran, allié incontesté de Damas et invité à la table des négociations, n’est pas disposé à faire des efforts en vue d’une sortie de crise. Le crédit de l’ONU en est plus que jamais engagé aux yeux de l’opinion publique.


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