Terrorisme et manipulations politiques

par Hubert Marty
mercredi 16 mai 2012

Du 11 septembre 2001 aux cas Mérah (caméras) de TOO LOOSE…

Ce qu’on ne dit jamais ou si peu dans les médias « mainstream ».

Depuis des mois je disais à mes amis avec qui je parle régulièrement de politique et de l’instrumentalisation du terrorisme, que la campagne 2012 ne pourrait se dérouler sans un acte majeur « terroriste ». Il était en effet évident que Nicolas SARKOZY ayant bâti l’essentiel de son image et de sa réputation sur la « sécurité », ou plutôt l’exploitation politicienne de l’insécurité, cette campagne ne pouvait manquer de lui offrir une occasion éclatante de « prouver » son excellente gestion de l’insécurité dans ce quelle a de plus grave, l’extrême violence du « terrorisme ». Celui-ci n’est plus guère à mes yeux, depuis une vingtaine d’années, que du terrorisme d’Etat, plus grand-chose d’autre.

« L’occasion » de Toulouse a surgi à un moment tellement opportun, quand le « Président-candidat » était si bas dans les sondages et cherchait un nouveau souffle pour une campagne si morne, elle fut si outrageusement mise en scène, de façon bien maladroite, qu’elle en est devenue hautement suspecte, même pour les médias d’ordinaire si dévoués à ce vide de la pensée politique que l’on nomme « sarkozysme ».

Pourquoi ce grand barnum ?

Bien sûr pour que le « Président-candidat » apparaisse une fois de plus comme le sauveur des braves gens et des institutions, le « Superman » qui accourt toujours, l’air faussement généreux mais ostentatoirement protecteur… pour nous épargner d’un péril qu’au ixième degré il manipule, ou qu’on manipule pour lui, à des fins purement électorales si peu de temps avant la présidentielle…

La ficelle est bien grosse. Elle n’a pu être mise en œuvre que grâce à ses vieux amis de la CIA ou du Mossad, des liens que bien sûr les grandes chaines de TV françaises et les journaux bien pensants préfèrent occulter pour le grand public. Shocking my dear !

Et pourtant ! Il y aurait tellement de choses à dire sur celui qui veut nous mener encore plus bas dans l’asservissement du pays à la « superpuissance ».

Il serait bien gênant en effet de décrire pour les électeurs les relations étroites qui lient « notre » Président à des responsables et des services étrangers…

Pourtant, tous les biographes minutieux, honnêtes, non thuriféraires, pour ne pas dire cireurs de pompes, de Nicolas SARKOZY savent que l’un de ses principaux mentors en politique est Frank WISNER Junior, fils de Frank WISNER, ancien de l’OSS puis numéro 3 de la toute nouvelle CIA dans les années 50, spécialiste des réseaux stay-behind en Europe après la guerre et des opérations sous fausse couverture. WISNER père : un maître dans l’art du camouflage des meurtres, attentats, enlèvements et autres opérations violentes « pour raison d’Etat » qui n’est pas automatiquement celle des peuples…

« Notre » Président a connu son fils Frank WISNER Junior quand il était adolescent. Physiquement, FW Jr a quelques traits de ressemblance avec Alain BAUER qu’on ne présente plus, un élément clef de la sphère sécurité sous NS, très lié lui aussi à nos « amis » américains, la CIA, et le FBI, puisqu’il a enseigné à l’académie de Quantico qui dépend de l’agence fédérale. F. WISNER Jr. fut notamment ambassadeur des USA en Egypte dans les années 80, sous REAGAN ; il était alors très proche du raïs Housni MOUBARAK, ce qui amena OBAMA à le renvoyer au CAIRE lors de la crise de début 2011.

Comme son père, Junior est un spécialiste des coups tordus de la CIA, la défense des intérêts de l’oncle Sam valant bien toutes les actions, légales ou non.

F. WISNER Junior connut le jeune Nicolas quand il était marié pendant une dizaine d’années à Christine de GANAY, elle-même seconde épouse d’un certain Pâl SARKOZY de NAGY-BOCSA, le père de Nicolas…

Frank WISNER Junior ne manqua pas de remarquer dans les années 70 ce jeune homme aux dents longues : don pour la parole, une certaine rhétorique avec un aplomb à développer, un tempérament de leader, l’ado apparaissait déjà comme un jeune loup à l’ambition dévorante… Nous étions à la fin de la guerre du Vietnam.

Aucun « journaliste » français ne s’est vraiment intéressé à la jeunesse de « notre » Président est pourtant ! Il y a sûrement bien des choses à en apprendre.

Donc, le potentiel du jeune Nicolas de NAGY-BOCSA, trimbalé de famille naturelle en familles recomposées, apparaissait comme si prometteur pour ce fin diplomate américain qu’il le fit bénéficier de programmes de formation à la politique, la diplomatie ouverte et secrète dispensée par le département d’Etat US…

Une institution philanthropique comme chacun sait, qui attend de ses « étudiants » des retours sur investissement à long terme, et surtout à grande échelle…

Par exemple, à l’échelle de ce qui était encore un « grand » pays… la France.

Des formations qui ont sans aucun doute notablement influencé « notre » Président dans tout son parcours politique, dont il faut reconnaître quand même le brio même si on combat sa politique ! Un culot pareil, ça ne se voit pas tous les jours dans notre zoo politique !

Ces liens furent soigneusement occultés jusqu’en 2002. Ils sont apparus progressivement quand SARKOZY se distingua de CHIRAC sur la sécurité (tolérance zéro, répression maximale à l’américaine), puis surtout lors du refus de ce dernier de s’engager dans la guerre illégale et si injuste en IRAK qui a donné les résultats désastreux que l’on sait : quelques centaines de morts par mois… en toute indifférence.

Celui qui n’était alors que ministre de l’Intérieur avait résolument adopté les thèses « choc des civilisations » des néo-conservateurs si influents sous George BUSH…et maintenant encore.

Après l’élection présidentielle de 2007, ces liens sont devenus de plus en plus évidents ; les premières vacances du nouveau Président se sont passées l’été 2007 aux Etats-Unis, non pour taquiner le saumon dans des lacs, mais bien pour rencontrer l’état-major de George W BUSH et des représentants des majors pétrolières américaines, les rassurer sur le changement « dans le bon sens » (pour eux) de la politique française.

Par exemple notre maintien assuré en Afghanistan, où notre armée a perdu une centaine d’hommes pour défendre tout autre chose que nos propres intérêts, notre retour rapide et complet dans l’OTAN, le choix d’un Bernard KOUCHNER pour le quai d’Orsay, un « french doctor » déjà choisi justement par Frank WISNER Jr. pour administrer le KOSOVO comme haut-représentant de l’ONU en juillet 1999, etc.

Toute cette équipe se connait finalement depuis des lustres et attendait son heure. Avec une feuille de route qui ne coïncide pas vraiment avec les intérêts du peuple de France…

On a bien vu comment la politique étrangère et de défense a pris sous SARKOZY un virage atlantiste et sioniste comme jamais, aux antipodes complets des idées du Général de GAULLE.

Voir le Président sortant, bientôt sorti espérons-le, invoquer de temps à autre ses lointaines racines gaullistes : voilà qui a de quoi révolter, ou faire sourire les authentiques défenseurs des idées du Général qui a dû se retourner maintes fois dans sa tombe de Colombey lors du quinquennat qui s’achève.

Ce cadrage historique me semblait indispensable pour mesurer la nature exacte des évènements qui se passent en France depuis un mois. Il permet de mieux comprendre la « résurgence » d’un terrorisme « islamiste » qui s’en prendrait aux militaires français d’origine maghrébine accessoirement, mais aux Juifs en particulier.

Ce cadrage géopolitique permet aussi de balayer toutes les fadaises racontées par les « experts » en terrorisme, des ultra-sécuritaires opportunistes, aveuglés par les ambitions de leurs mentors cachés ; ces « spin doctors » ne sont que les porte-paroles et caisses de résonance des cellules secrètes de l’OTAN…

La manipulation communautariste recherchée par ces meurtres à des fins électoralistes est des plus évidentes. Près d’un mois après les faits, essayons d’y réfléchir posément.

Ceux pour qui les attentats sous faux drapeau (« false flag attacks » selon les termes américains) sont une réalité depuis longtemps, ont ainsi une autre vision des évènements de Toulouse que ceux qui se contentent des JT destinés aux foules, ou qui sont plongés dans les articles des « journalistes » du système qui ressassent les mêmes bêtises destinées à un endoctrinement de masse sans le moindre recul critique.

Comment la « grille critique » sur les évènements du 11 septembre 2001, une des plus grandes manipulations mondiales de ces derniers temps, permet de comprendre ceux du mois dernier dans le sud-ouest ?

Tout d’abord, certains lecteurs de mon blog ont-ils encore quelques doutes sur une vision totalement critique du 11 septembre 2001 ? S’ils ne se sont pas encore penchés sur tous les films, ouvrages, enquêtes et contre-enquêtes qui prouvent à l’envi l’absurdité, l’inanité totale de la version officielle du gouvernement de George BUSH, et surtout sa dangerosité, qu’ils aillent prendre connaissance d’un seul film bouleversant, authentique de bout en bout : « The Jersey girls ». A voir bien plus que les films manipulateurs comme « Vol UA 93 » et autres « Extrêmement fort et incroyablement près » qui ne sont que d’autres facettes de la manipulation émotionnelle autour du 11 septembre évitant bien sûr les vraies questions politiques de fond. Les derniers sceptiques, l’esprit encore embrumé par le flot de désinformation et d’intoxication sur ces opérations quasi militaires du 11 septembre, ne devraient pas manquer de réviser leur jugement en voyant ce film.

On comprend sans l’ombre d’un doute au fil des témoignages de ces « Jersey Girls », et de tant d’autres acteurs directs de ce drame, que ces attentats (3000 morts le jour même, presque autant depuis lors…) ne sont en rien l’œuvre de soi-disant « kamikazes » et autre AL QAIDA, mais purement et simplement des services secrets et d’un groupe militaire ultra, d’un noyau dur hyperpuissant qui manipule en fait l’Etat américain depuis quelques décennies avec des relais massifs dans tous les média. Effrayant.

Ce que le diplomate canadien Peter DALE SCOTT appelle avec justesse « L’Etat profond américain », qui tient en quelque sorte en otage les principaux rouages politiques, militaires, diplomatiques, et financiers étasuniens.

Tous ceux qui, comme moi et tant d’autres, ont eu le courage et la lucidité de dénoncer ces énormes mensonges et la propagande massive mise en œuvre pour les imposer, ne sont en rien des « révisionnistes et autres négationnistes », termes totalement déplacés et outrageants dont la pensée dominante nous a qualifiés pour justement éviter tout débat sérieux.

Nous sommes au contraire de vrais amis de la démocratie, authentiques défenseurs des libertés et de la paix, soucieux de dénoncer la violence ciblée comme outil de terreur politique et de manipulation des esprits. En dénonçant les dérives sans cesse attentatoires aux libertés et aux droits inhérents aux systèmes démocratiques sous prétexte de lutter contre des violences bien organisées, médiatisées et planifiées, nous défendons les libertés de tous, sans se méprendre sur l’existence de réelles tensions dans nos sociétés.

  • 3. Quelques incohérences du cas MERAH…

Venons-en maintenant aux événements de mars.

Ces « attentats terroristes » semblaient donc inévitables pour tenter de « sauver le soldat SARKO » Les seules inconnues en étaient finalement : quand exactement ? Où ? Quelles cibles ? Selon quel procédé ?

Vu la manipulation recherchée, il n’y avait guère de doute, on n’allait pas s’en prendre à des quidam bien français de longue date… Hélas pour eux, leur mort n’est pas manipulable comme celle de gens d’une autre origine. Ceci est un autre débat.

Les victimes pouvaient être à la rigueur d’origine maghrébine, mais surtout juive, bien évidemment, pour crier à nouveau à l’antisémitisme, et enclencher immédiatement toute la machinerie médiatique qui se met en branle comme à chacun de ces actes détestables et hautement condamnables bien sûr.

Poursuivons la réflexion au lieu de s’arrêter aux premiers sentiments provoqués par l’émotionnel. Juifs, musulmans, chrétiens, bouddhistes, animistes, agnostiques, etc, nous avons tous droit au respect de la vie, de notre sécurité et notre intégrité, quelles que soient la race ou la croyance. C’est le propre de nos démocraties occidentales de s’en honorer.

Dans le même temps, l’éthique de ces démocraties est justement de conserver sang-froid, distance et équilibre face à ces violences, de ne dévier ni dans nos principes, ni dans le comportement de nos institutions vers des formes de dictature sans l’avouer.

C’est là que le bât blesse beaucoup depuis quelque temps, disons une dizaine d’années.

On voudrait nous faire vivre peu à peu dans un régime d’exception, objectif recherché par ceux qui conçoivent ces forfaits, dérangés par nos valeurs républicaines. Ils voudraient un retour au communautarisme, au développement séparé combattu justement par les valeurs de laïcité qui sont l’un des piliers de notre République, pour finir carrément dans des conflits entre ethnies. Pour moi tout assassinat d’innocent est également condamnable, quelle que soit la victime.

La vague de meurtre imputée (faussement à mon sens) à Mohamed Mérah a provoqué le tollé que l’on sait. Dans le même temps, un autre tueur à la moto, dans l’Essonne, a fait 3 victimes depuis octobre 2011 sans que cela n’attire pas plus l’attention…

On voit bien que toutes les victimes n’ont pas la même valeur symbolique et politique.

Réexaminons les faits avec circonspection et posons-nous quelques questions dérangeantes, mais utiles à notre réflexion.

Le 11, tous les experts du « terrorisme » d’Etat le savent, c’est la date fatidique du déclenchement des opérations sous faux drapeau…11 septembre 1973 au CHILI, 11 septembre 2001, 11 mars 2004 à Madrid, assassinat le 11 juillet 1995 de l’imam A. Sahraaoui à Paris qui avait précédé la vague d’attentats de l’été 1995.

Comme si le 11 était un chiffre fatidique… mais je doute fort que pour Mohamed MERAH cela ait signifié quelque chose de spécial…

C’est donc le 11 mars vers 16H qu’est assassiné à Toulouse Imad Ibn Ziaten, maréchal des logis chef du 1er régiment du train basé à Francazal, près de Toulouse. Les média nous ont expliqué de façon soutenue que le tueur avait pris contact avec lui pour la vente d’une moto via Internet… C’est tout de même étrange pour un prétendu djihadiste de choisir une future victime par le biais d’une petite annonce et de laisser ainsi autant de traces sur le Net, l’espace par excellence de l’hyperflicage…

Pour choisir un légionnaire français d’origine maghrébine, il fallait en consulter des annonces de ventes de motos… jusqu’à trouver « le bon » vendeurs si l’on peut dire. Bien étonnant pour un terroriste qui veut agir dans la discrétion, sans se faire repérer. Le procédé n’est pas sans risque : s’il est vraiment professionnel, et dans la réalisation des meurtres il l’est totalement, fixer rendez-vous avec sa première victime en prenant attache avec elle par une annonce sur Internet, est quand même très étonnant.

Plus étranges encore sont les 3 meurtres commis le 15 mars vers 14H30 sur MONTAUBAN. En effet, comment le tueur venu nous dit-on de Toulouse, en moto, avec une ou deux armes de fort calibres avec lui, donc un risque important de se faire contrôler en route à l’aller, et encore plus au retour…, comment ce tueur pouvait-il savoir qu’à ce moment précis 3 paras d’origine maghrébine pour 2, et antillaise pour le 3ème seraient présents ensemble, à portée de ses armes ?

Sans complicités à l’intérieur de l’armée, ou bien des renseignements d’une pertinence hors de portée pour une petite frappe de banlieue, c’était tout à fait impossible.

L’objectif était a priori inconnu, très aléatoire, mais non, le tueur à gage s’est comporté comme si on l’avait assuré à 300% de la présence des victimes : il en cherchait de telles, elles étaient bien là, réunies, innocentes, sans la moindre méfiance. Élimination planifiée de militaires ayant participé à des opérations secrètes, qui pouvaient être des témoins gênants.

Cette piste n’est sans doute pas bonne, mais ce triple meurtre est étrange.

Aller ainsi, de façon précise sur une cible qui semble connue et déterminée à l’avance semble raisonnablement hors de portée d’un Mohamed MERAH décrit à tue-tête par nos braves média comme un petit frimeur de banlieue…Cela ne lui ressemble pas du tout.

Autre chose ne manque pas d’intriguer : plusieurs témoins, dont une dame d’un certain âge qui a voulu garder l’anonymat, et on la comprend vu la nature de l’opération undercover, ont décrit le tueur. Un homme corpulent de 1M75 au moins, le regard froid, celui d’un tueur professionnel, avec un tatouage chinois ou asiatique sur la joue gauche…

A-t-on remarqué ces signes sur le visage de MERAH ? Aucunement en tout cas sur la seule vidéo diffusée des milliers de fois où on voit un frimeur faire un dérapage contrôlé… Franchement, de qui se moque-t-on ? Des témoins décrivent physiquement un tueur, et celui qu’on nous présente n’a rien à voir avec celui décrit par les témoins.

Autre chose détonne : le tueur du 11, puis du 15 mars fait preuve d’un sang-froid glacial, d’un professionnalisme sans faille, celui qu’on apprend dans les services secrets, qui est le propre des « commandos Alpha » comme on les appelle dans les SR. Les commandos chargés d’éliminer des cibles. Il ne perd pas de temps, se dirige de façon quasi automatique sur des cibles prédéterminées à l’avance.

Rien à voir avec le terrorisme brouillon, aveugle, non discriminant qu’on voit en Irak, en Afghanistan ou au Pakistan. Les meurtres des 11 et 15 mars sont des actes d’un grand professionnalisme, impossibles à commettre pour un frimeur de banlieue, même après un séjour dans les zones tribales où il aurait reçu quelques rudiments de terrorisme nous a-t-on dit… après.

Dans la quantité importante de mensonges qu’a proférés le ministre Claude GUEANT lors du grand show qui a suivi, il y a sans doute une phrase fort vraie : c’est quand il a déclaré que « le sentiment d’impunité du tueur inquiétait les enquêteurs ».

Oui, c’était vrai ; c’est encore sûrement bien vrai puisque le vrai tueur est encore en vie pour moi, rentré au bercail après le contrat accompli.

En tout cas, un gamin des cités de 23 ans, qui va en boite draguer les filles ne peut être ce véritable tueur à gage professionnel qui récidive le lundi 19 mars au matin, pour tuer cette fois un pasteur juif qui attendait le car pour conduire ses deux enfants et une autre fille dans une école israélite toute proche. Là encore, le tueur a agi de façon froide, déterminée, comme un professionnel qui exécute un contrat de façon militaire, qui se sent couvert, qui accomplit une mission …

Là encore des renseignements précis, une exécution sans faille, implacable, comme dans tout bon film d’espionnage. Vous connaissez la suite, nous irons droit aux questions.

Elles sont nombreuses et légitimes. Provoquées par l’étourdissement des informations dont on nous a ensuite inondés après des jours de silence qui nous faisait douter de notre police ! C’est d’ailleurs le propre des « false flag opérations » de se passer ainsi : on ne sait rien au début, on ignore qui sont les assassins, puis subitement les autorités submergent les médias de renseignements qu’ils ne peuvent en rien vérifier, qui sont autant de faux éléments pour noyer le poisson et aller dans un seul sens, celui voulu par les concepteurs de l’opération.

Ces tragiques affaires laissent toujours des zones d’ombre, comme par exemple le rapatriement bien rapide en Israël du pasteur Jonathan Sandler, de ses deux fils et de la petite Myriam Monsonego. Ils avaient la double nationalité. Pourquoi un retour si vite en Israël, dont le gouvernement avait réagi le lundi matin avec une promptitude bien étonnante pour un fait se passant à Toulouse ? Mystère.

Ce qui va étonner encore plus, ce sont les déclarations officielles des uns et des autres. Le grand show est coordonné sur place par Claude GUEANT, ministre de l’Intérieur qui semblait reprendre son rôle de 2007 de directeur de campagne de Nicolas SARKOZY. Avec un temps d’antenne totalement illimité sur presque toutes les chaines de TV, BFM et ITV en tête. A Paris, le relais était passé au procureur de la République… Le pays en haleine… mais sur sa faim de vérité. L’affaire jusque là cantonnée à un tueur en série va devenir « subitement » une affaire politique nationale de premier ordre, allant jusqu’à suspendre la campagne électorale ! Diantre, on aurait pu aussi avoir un jour de congé pour que tout le monde suive ce spectacle conçu comme un grand show ?

Ainsi en quelques heures on a tout su, ou presque, de ce tueur froid, raciste, horrible qui s’appelait Mohamed MERAH…un jeune de 23 ans se revendiquant d’AL QAIDA ! 10 ans après le 11 septembre, ça y est, on nous joue la même scène en France !

Mais comment les autorités sont-elles si sûres que c’est bien lui ? Son portrait asséné sans nuance ne colle pas du tout avec les descriptions des témoins du tueur qui était très musclé, avec un regard bleu acier, un tatouage chinois ou japonais sous l’œil gauche aperçu sous son casque…Mohamed MERAH ne ressemble pas à celui-là. Mais peu importe, quand bien même ce serait un colosse de 2 mètres et 120 kilos, c’est lui puisqu’on vous le dit ! Nous avons les informations, nous sommes les autorités, donc nous disons fatalement la vérité…

On a ainsi vite compris que le petit frimeur de banlieue serait un nouveau Lee Harvey Oswald, le prétendu assassin de JFK, ou les « kamikazes » de Mohamed ATTA le 11 septembre… ou Human Bomb, l’étonnant preneur d’otages de la maternelle de Neuilly en mai 1993, ou Richard Durn, le tueur de Nanterre en 2002 qui, bien que très surveillé, a échappé à la police et s’est opportunément défenestré, etc.

Des derniers rôles dont on ne réchappe jamais !

Bref, là où on n’a pas cru une seule seconde notre dévoué ministre de l’Intérieur, au regard si franc et sincère… c’est quand il a déclaré sans rire que la police allait tout faire pour avoir l’assassin de 7 personnes vivant…

C’aurait été trop beau… mais impossible puisque ce n’était pas le rôle assigné au jeune de 23 ans, qui portait là son dernier chapeau, un sombrero large comme jamais. L’avalanche d’éléments est en effet hautement rocambolesque.

Le jeune Mohamed menait quand même grand train : alors qu’il avait officiellement le seul RSA (450 euros par mois… une quasi misère), il venait de changer d’appartement et de standing, et voyageait beaucoup. Presque tous les pays du Moyen-Orient et surtout, bien intriguant pour un salafiste bien catalogué, 2 tampons d’Israël… Une destination curieuse quand même pour un homme potentiellement assassin de juifs.

Qui finançait donc les voyages de ce « loup solitaire » comme s’est évertué de le présenter Bernard SQUARCINI, le squale élyséen patron de la DCRI qui a trouvé là une belle occasion d’effacer le sentiment désastreux produit par la biographie détaillée publiée en janvier par 3 journalistes ?

C’est là qu’éberlués, il nous apprend que « MM » était assidûment suivi par le « FBI à la française », mais assurément bien moins que les journalistes qui enquêtaient depuis 2009 sur l’affaire BETTANCOURT et le financement occulte de la campagne de SARKOZY en 2007 !

Car si la DCRI avait manifesté vis-à-vis de Mohamed MERAH du même zèle que pour le journaliste Gérard DAVET du Monde, suivi à la trace dans tous ses contacts, il est parfaitement évident que ni les 4 juifs, ni aucun des légionnaires n’aurait été tué, du moins pas les 3 de Montauban : les « fadettes » du Rambo de la Côte pavée auraient permis son arrestation immédiate et empêché un carnage. Même deux flingues, il n’aurait pu avoir chez lui ! Mais sous SARKOZY, le journaliste DAVET est bien plus dangereux que le jeune MERAH.

Qui portera plainte pour cette immense défaillance de notre grand service unifié de renseignement ?

La suite est du même acabit : ce jeune désœuvré était allé montrer au « squale » lui-même sa clef USB contenant tous ses clichés touristiques pris au Pakistan, en Afghanistan, en Irak semble-t-il aussi, et dans d’autres lieux bien connus pour un tourisme tranquille. Une intimité stupéfiante tout de même.

Avait-il été oublié par la DCRI, au point qu’elle demande brusquement l’arrêt en novembre dernier des écoutes téléphoniques dont il était l’objet depuis des mois en tant que terroriste potentiel ? Très suspect. C’est même le clignotant assuré quand on lève ainsi « une construction » comme on dit dans le jargon policier, qu’on prépare une opération bien particulière.

Car le djihadiste voyageur sans frontières était une sacrée source de choix quand on a le terrorisme islamique comme première priorité. Mais on l’a laissé un peu seul dans la nature… « On ne pouvait pas prévoir », « ni aller plus vite » comme l’a déclaré l’air faussement candide le grand prédateur des océans SQUARCINI, dans une déclaration dont il a le secret ! Sacré Bernard va !

Les voisins aussi ont été éberlués quand on leur a expliqué que ce jeune voisin discret dissimulait en secret dans son appartement du rez-de-chaussée, donc devant lequel tous les occupants de l’immeuble passaient plusieurs fois chaque jour !, un véritable arsenal digne d’un Rambo ou de SCHWARZENEGGER dans Terminator…

Très discret dans ses transports ce Mohamed ; bien plus en tout cas que dans les rodéos en voiture. Et comment faisait-il donc pour avoir chez lui un tel arsenal en parfait état de marche, qu’il semblait manier avec dextérité ?

C’est là qu’on peut une fois de plus s’écrouler de rire : avec quelques cambriolages ! Mais pardi, malin le Mohamed ! Bigre, si tous les cambrioleurs recyclaient ainsi leur butin, il y aurait de quoi être mort de peur !

Il faut ici admettre une autre évidence : les divers cambriolages des frères Mérah, entre quelques séjours dans les zones talibanes, n’ont pas été traités avec la même ardeur policière que celui du scooter du jeune Jean SARKOZY… Vous vous souvenez comment toute la police de France et de Navarre avait été mobilisée pour cet horrible vol qui avait traumatisé Monsieur fils ? Aucun risque pour votre sécurité là. Mais tous les cambriolages des frères Mérah, personne ne semble avoir vraiment enquêté dessus, rien que du banal pour un garçon qui s’entrainait chez les héritiers d’Oussama…

Que dire ensuite du RAID ? Voir cette unité d’élite, de vrais professionnels, piaffer 30 heures autour d’un jeune homme seul retranché dans sa salle de bains, voilà encore une scène surréaliste, mémorable qu’aucun metteur en scène n’avait encore osé tourner !

J’ai connu le RAID lors d’une opération anti-terroriste menée de main de maître fin 1987 sous la houlette de son premier chef Ange MANCINI. Un grand flic, très fin, qui m’a attristé avec cette histoire fabriquée, qui sonne faux, de cambriolages pour se monter une armurerie à domicile… Des grands flics aux ordres qui en sont réduits à raconter des fables au public sur les antennes ! Mais jusqu’où sommes-nous tombés avec la sarkozie finissante ?

Le « politiquement correct » a des limites ; avec l’affaire Mérah elles ont été clairement franchies. Le RAID je disais, une unité d’élite entrainée pour les cas les plus dangereux, des forcenés prêts à tout : un jeune de 23 ans armé dans un petit appartement rez-de-chaussée d’un immeuble banal, c’est une l’affaire est réglée en une heure, même pas. Surtout avec 500 policiers autour. Quelques gaz lacrymogènes comme l’a justement fait remarquer le préfet Christian PROUTEAU, créateur du célèbre GIGN, et l’affaire était terminée.

Alors, pourquoi ces 32 heures d’attente ? MERAH attendait-il du renfort ? Ou plutôt pour faire monter la pression médiatique et bien régler le scénario ? Que justement, notre pseudo djihadiste « meure les armes à la main » comme l’avait annoncé le réalisateur Claude GUEANT, livrant la fin du film à l’avance, et l’empêcher ainsi de dévoiler ses secrets, lourds et évidents quand on y réfléchit : ce n’est pas l’assassin désigné qui a tué les victimes, mais sans doute les services secrets de l’OTAN, car le tueur était trop bien renseigné sur les allées et venues des militaires victimes de cette manipulation politique.. Je veux exclure par patriotisme notre DGSE, qui ne saurait se fourvoyer dans de telles « opérations homo » en tuant des soldats de notre propre armée.

Je passe les détails de la puce que le terroriste a dit vouloir enlever de sa puissante moto, juste pour se faire remarquer du vendeur… Ben voyons, après Internet, deux preuves valent mieux qu’une, puisqu’on n’aura jamais d’aveux. On nous a donc donné mille fois cette très probable désinformation, mais très peu entendu le démenti catégorique du concessionnaire ! Ne cherchez pas la vérité, on vous la sert sur un plateau !

Que dire aussi du pseudo appel du taliban en herbe, cerné par toute la crème de la police française, qui trouve quand même le temps d’appeler tranquillement en pleine nuit la rédactrice en chef de « France 24 », justement la chaîne en pointe de l’intox sur la Libye et la Syrie, pour décrire dans un français digne de l’Académie tous les meurtres qu’il vient de commettre ! Autant de comportements qui ne correspondent en rien à une petite frappe de banlieue.

Nous sommes encore dans la fiction la plus sombre et rocambolesque. Avec ses lignes hautement filtrées, sûr que MERAH n’allait quand même pas raconter la vérité à Gérard DAVET ou aux 3 minutieux biographes du squale élyséen… Là encore, c’aurait été trop beau que la vérité tombe juste dans les oreilles de ceux qui la cherchent ! Non, il a bien choisi sa journaliste ce petit Mohamed, on lui avait donné le numéro juste avant de le cerner !

On prend vraiment les Français pour des imbéciles !

J’oubliais encore un petit détail : le tout filmé comme un bon caméraman qu’il était aussi ce Mérah, vraiment une recrue hors pair. Juste une question : en 3D ou pas ? Et envoyé à la fameuse chaîne du QATAR AL JEEZIRA dont on connait la grande porosité avec la CIA.

Question toute bête à ce jour sans réponse : la date d’envoi des scènes d’horreur semble bien postérieure à la mort du très éphémère ennemi public numéro 1 et de la mise sous cloche de son frère et sa copine. Alors qui a envoyé, (ou pas, on n’en est plus à un mensonge près à ce degré de carabistouilles…) la cassette d’horreurs ? Encore un mystère des cas Mérah de Too Loose !

Remettons les choses dans le bon ordre : en novembre on conçoit l’opération à partir du coupable idéal. Ce sera lui le tueur en série, il en sait trop sûrement sur la proximité entre « terroristes islamistes » et SR de l’OTAN. C’est à partir de là qu’on va faire de soigneux repérages des futures victimes pour un cocktail ethnique explosif. Les évènements présentés au pays à un mois de la présidentielle sont le film inversé de ceux qui l’ont conçu.

Pour ceux qui n’auraient pas encore tout compris de la manipulation, on a mis le frère au secret pour un bout de temps, à moins qu’il ne se suicide en cellule, terrorisé la mère et la copine pour éviter qu’elles parlent. Les pressions de la police et de la « Justice », je sais très bien ce que c’est, je les ai moi-même vécues ainsi que ma famille et mes proches il y a 10 ans.

Puis la DCRI, le RAID et le GIPN, structure régionale anti-commando de la Police nationale, ont arrêté quelques jours plus tard de présumés terroristes du groupe dissous « Forsane Alizza » pour noyer le poisson, faire encore plus vrai, désigner les mêmes cibles qui évoluaient en toute quiétude jusque là…

Après le flop complet de la polémique sur la viande halal en février, voilà enfin notre Claude GUEANT remis sur un morceau de choix, plus consistant que les biftecks dans les cantines scolaires…

La ficelle est très grosse. Le danger ne vient que de là !

Des arrestations spectaculaires, qui je crois, ont toutes fini par des remises en liberté, des avocats qui dénoncent des gardes à vue dignes de western et vont porter plainte. Etat de droit, quand tu nous échappes…

Y en a-t-il encore dans la classe qui n’auraient pas compris la leçon ?

Cerise sur ce gros gâteau, plein du sang dégoulinant d’innocentes victimes, quelles qu’elles soient : le Président-candidat s’est lâché dans un moment de faiblesse. Il a osé, tenez-vous bien, oui, vraiment, osé comparer Toulouse avec les attentats du 11 septembre… juste la phrase qu’on attendait depuis le début de la part du « chef de prod » pour les mal-voyants.

C’est le candidat Mélenchon qui a répliqué en disant que c’était là bien exagéré !

Fermez le ban ! C’est affligeant !

  • 4. Demander des comptes.

Dans un récent article j’insistais pour demander des comptes à l’ancien Président après sa défaite sur toutes les magouilles de son règne. BETTANCOURT, KARACHI, KADHAFI… d’autres affaires, et maintenant celle de Mohamed MERAH, encore symptomatique de la déliquescence dans laquelle cet homme a plongé le pays et nos institutions. La France dérape à vue d’œil avec cet homme et ses dévoués au sommet de l’Etat.

Il est impérieux d’aller au bout de cette affaire, d’examiner toute sa genèse, ce qu’ont fait ou pas fait la DCRI et la DGSE. Un autre aveu de cette machination est bien le refus opposé par le gouvernement à l’audition de leurs directeurs respectifs par le Sénat. Seule l’Assemblée où l’UMP est majoritaire, y aura droit ! Aucune transparence n’est de mise, contrairement par exemple au Sénat américain, qui a un grand pouvoir pour contrôler les services de renseignement.

Auditer nos services, déceler l’entrisme en leur sein des services étrangers qui ont leur propres préoccupations et objectifs, voilà encore une tâche délicate du nouveau quinquennat.

Réformer la police pour revenir à une vraie police au service de tous les concitoyens et non d’une minorité, qui prépare des coups fourrés pour servir un clan.

Si cette police de proximité avait perduré, qu’elle soit restée proche des gens et non axée sur la seule répression, nul doute qu’un Mérah, s’il avait été tel que décrit, aurait été assurément détecté et neutralisé bien avant cette série de meurtres.

Il y a bien des choses à revoir, rénover, à aérer après le passage de SARKOZY, GUEANT et HORTEFEUX qui ont donné à la police une inclinaison si peu républicaine et démocratique. Il faudra du courage au prochain gouvernement pour faire ce travail. Il sera à coup sûr lui aussi menacé, soumis à des pressions.

Si je suis élu, soyez sûr(e)s que pour ma part, sur la police et la sécurité, mon métier pendant plus de 20 ans à une autre ère que le « sarkozysme », je demanderai une toute autre politique.

Que la police redevienne humaine, à l’écoute, quelle sanctionne quand il le faut et non pas à tout propos, qu’elle comprenne la vraie misère des gens, du plus grand nombre. Surtout, que l’éthique républicaine retrouvée l’empêche de se fourvoyer dans des opérations gravissimes comme celle du jeune Mohamed MERAH, qui demande une enquête des plus complètes pour expliquer au pays autant de lacunes et de dérives. Si le « secret-défense » n’est pas une nouvelle fois brandi pour des motifs si peu démocratiques !

Espérons que ce soit la dernière affaire sombre du quinquennat. Plus que jamais, restons vigilants face aux manipulations en tous genres dont les chantres du nouvel ordre mondial sont capables pour faire repasser à tout prix leur poulain local !

Hubert Marty

Paris, le 10 Avril 2012


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