Tous pourris, mais encore ???
par Le421... Refuznik !!
vendredi 10 février 2017
La montée parallèle des extrêmes et de l'abstention...
Des années de politique, des années à réfléchir ce qui serait bon pour mes concitoyens, mon village, mes amis, ma région, mon pays. Sans jamais vraiment faire avancer les choses.
C'est le lourd tribut qu'il faut payer à la démocratie, avec le sentiment de n'être qu'une toute petite voix perdue dans une foule aussi diverse que variée.
Parfois, je réécoute ce chant à connotation révolutionnaire pour certains, car commençant par quelques notes du style "chœur de l'Armée Rouge", cette chanson magnifique de Nicole RIEU* qu'est "La goutte d'eau".
Et je reprends un peu d'espoir en me disant que peut-être, cette goutte d'eau qui entraînera les autres à déborder du vase, cet instant où le phénomène de cohésion est vaincu par la gravité, cette goutte d'eau, ce pourrait être moi.
Alors, je reprends mon bâton de pèlerin comme aujourd'hui et je poursuis mon travail d'éducation, sinon de persuasion.
Car il en faut, de l'opiniâtreté pour convaincre des concitoyens lisant du Lundi au Dimanche, dans les journaux, ou voyant sur les écrans qui du Smartphone, qui du grand écran du salon, les malversations, trafics d'influences, prises d'intérêts et autres manques de sens collectif de nos grands dirigeants où de ceux qui s'apprêtent à le devenir...
J'éviterais de vous faire une liste, un journal complet n'y suffirait pas.
Le discours du "tous pourris", "de toute façon, ils l'ont tous fait", etc., etc., ne fera jamais au grand jamais oublier une règle qui est de la plus haute importance, pour les esprits sains.
Nemo auditur propriam turpitudinem allegans... Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.
Et la tendance à demander le pardon en prétextant les fautes des autres est une règle un peu trop facile qui commence à vieillir avec le temps.
Nous assistons en conséquence à une montée constante du désintérêt des gens pour la chose politique, fait qui apparaît parfaitement justifié au regard de tous ces constats de fautes. C'est parfaitement compréhensible, l'être humain reste l'être humain, avec, quoi qu'on en dise, une sensibilité, un affect, et aussi une part de rationalité indiscutable malgré tout.
En marge de ce constat, il existe pourtant des personnes proposant de véritables solutions, du moins, des approches concrètes, pour essayer de rendre la vie publique plus transparente et mieux orientée vers le souci de servir ses concitoyens et non pas de se servir...
Deux éléments de réflexion seraient, par exemple, à prendre en compte pour faire un choix politique.
Le référendum révocatoire.
Ce système permettrait à toute personne de remettre en question la légitimité du mandat d'un élu dans la mesure où celui-ci n'appliquerait pas les mesures pour lesquelles il a été mis en place.
L'argument du "on va voter tous les week-end" ne tient pas debout car il faudrait évidemment réunir une majorité de plaignants pour déclencher le processus. En outre, l'application de cette règle rendrait instantanément méfiant et plus responsable l'élu en place, et limiterait de fait les recours.
La limitation du nombre de mandats.
Tout élu mis en place le lendemain du vote, commence à se soucier rapidement de savoir, non pas comment satisfaire ses électeurs, mais comment se faire réélire la prochaine fois, la fonction étant devenue au fil du temps un métier à temps plein qui suit tout au long d'une vie - parfois d'une famille !! - et permet de vivre souvent pas trop mal à moindre fatigue... Demandez à un travailleur ordinaire si il arriverait à satisfaire à autant de postes que certains notables occupent !!
"Une des marques de la liberté, c'est d'être tour à tour gouverné et gouvernant" - Aristote
Et...
La France Insoumise propose dans son programme ce genre de mesures...
En se basant sur quelques règles simples et facilement applicables - encore faudrait-il une majorité de députés pour "se tirer une balle dans le pied" - la vie politique pourrait devenir ce à quoi nous aspirerions tous. Une communauté de gens responsables et bien informés, chargés d'établir des règles justes et adaptées à la société civile, et préoccupée du bien collectif plutôt que de ses propres intérêts.
Et ...
La balle est dans notre camp !!
*Nicole Rieu :