Toute la misère du monde...

par rosemar
mercredi 23 janvier 2013

On voit désormais s'afficher dans nos villes de nouveaux visages de misère et de solitude : il n'est pas rare de voir, dans les centres de nos villes, des égarés de la vie, tristement assis sur le trottoir à même le sol...attendant le bon vouloir du passant, quêtant, à défaut d'une obole, un sourire, un air accueillant, immobiles dans le froid de la rue, ils passent leur temps à guetter les passants du coin de l'oeil...

 
Certains passants parfois pressés, affairés ne les voient pas, d'autres s'arrêtent pour leur faire l'offrande d'une menue monnaie, un petit réconfort pour adoucir la détresse d'un avenir sans espoir....
 
Quel fossé, quel abîme nous séparent de ces êtres hors de la vie, hors de notre temps !
 
Tout nous éloigne d'eux : le travail qui nous saisit, qui nous aspire car nous sommes tous confrontés à un travail de plus en plus lourd, de plus en plus pesant en raison de la crise...le travail qui nous stresse, nous rend parfois égoistes, qui envahit nos esprits, nous mobilise, nous empêche de voir les autres....
 
Tout nous sépare d'eux... la vie dans la rue, le froid, les intempéries, le manque de sommeil creusent les regards, accentuent les traits... les vêtements élimés, mal lavés, les cheveux en bataille, la fatigue sur les visages noircis et gris...leur position en retrait, leur immobilité même nous éloignent d'eux alors que nous courons vers nos activités.
 
Ces êtres semblent appartenir à une autre planète, à un autre monde qui n'est pas le nôtre...
 
C'est comme s'ils nous étaient totalement étrangers, étranges et pourtant ils sont, en dehors des apparences extérieures, comme nous, ils souffrent plus que nous...
 
Ils subissent le froid, l'humiliation, le désarroi, la solitude la plus grande...
 
Pouvons-nous les rejoindre vraiment ? Donner quelques menues pièces ne suffit pas, il faut les regarder comme s'ils étaient nos semblables, ils ont, plus que d'autres, besoin de notre bienveillance, de notre sollicitude, de nos sourires accueillants...
 
Mais, souvent, ces deux univers ont des difficultés à se rejoindre car dans le monde moderne, les prèoccupations, les inquiétudes sont multiples, inquiétudes liées au monde du travail, au stress, à la fatigue du quotidien, au souci de l'avenir incertain...
 
Chacun est enfermé dans sa bulle de tracas, de chagrin... On vit bien dans un monde cloisonné, où les gens portent souvent un regard méfiant sur les autres, un monde où les fractures ne font que s'accentuer avec la crise...
 
Arriverons-nous à rejoindre cet univers de détresse, à combler le désarroi de cet autre monde, de ces êtres qui vivent à la marge ?
 
La seule solution serait de leur rendre le droit légitime de s'insérer dans la société, de retrouver un travail qui leur permette de se loger, de vivre décemment....
 
Le droit au travail ne devrait-il pas être inscrit dans nos lois, dans nos moeurs ?
 
Certains d'entre nous sont harassés et accablés de travail, d'autres n'ont même pas accès à ce droit... Ne serait-il pas normal de partager travail et richesses de manière plus équitable ?
 
Ne serait-il pas normal de rétablir un équilibre dans un monde qui se veut moderne et évolué ?
 
La crise, la mondialisation accentuent le chômage et dès lors, le nombre de miséreux risque de s'accroître inexorablement...
 

Lire l'article complet, et les commentaires





https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/