La Coupe du monde de football va attirer 300 000 visiteurs en Afrique du sud, c’est moins que prévu, la crise et le prix des places sont les principales raisons invoquées pour expliquer le manque d’engouement pour cet événement planétaire. Mais dans ce pays qui compte 49 millions d’habitants d’autres raisons peuvent expliquer cette désaffection. D’abord l’insécurité chronique sur ce territoire où 50 meurtres sont commis tous les jours, ensuite le risque réel, même s’il est minimisé, d’un attentat d’extrémistes islamiques. Danny Jordan, responsable de l’organisation de la compétition, assure que toute les mesures de sécurité ont été prises. Oussama Ben Laden, le fantôme dialysé, est-il du même avis et la célèbre épreuve est-elle à l’abri d’un attentat meurtrier.
640 millions de de rands ( 64 millions de dollars ) seront consacrés à l’amélioration de la sécurité des villes qui accueilleront les rencontres. L’effectif de la police passera de 55 000 à 190 000. Cet effort considérable sera-t-il suffisant pour contrer pendant un mois la criminalité endémique de cette partie du monde, où le chômage touche 4% des blancs pour plus de 30% les noirs. Dans ces conditions il est évident que l’essentiel pour la population défavorisée sud Africaine, est avant tout de pouvoir manger à sa faim. De toute façon vu le prix inabordable des billets, elle ne suivra le déroulement des match que de très loin.
Chaque fois qu’un événement sportif qui a pour vocation d’attirer les foules est organisé, des précautions particulières pour diminuer la problématique d’une attaque terroriste sont déployées. Mais cette fois c’est du lourd, de l’exceptionnel, 66 millions de dollars pour l’achat d’hélicoptères, avions sans pilote et pour renforcer le contrôle aux frontières. D’ailleurs les autorités irakiennes déclarent avoir mis fin à la préparation d’un attentat organisé par Abdallah Azzam Saleh Misfar al Qahtani, un Saoudien qui était en relation avec le redoutable Ayman al Zawahiri numéro 2 du réseau dirigé par Ben Laden. Ces gens-là ne plaisantent pas, le Mondial a frôlé la catastrophe.
Les amateurs de foot savent que tous les quatre ans, suite au tirage au sort, on désigne symboliquement le groupe de la mort. Celui où inexorablement une grosse équipe nationale sera sortie à l’issue des éliminatoires. Mais pour cette première Coupe du monde africaine, le groupe maudit n’est peut-être pas celui que l’on croit. En effet la haine que voue le réseau Al Qaïda aux Américains semble plutôt désigner le groupe C où se trouvent l’Angleterre, l’Algérie, la Slovénie et surtout les Etats-Unis comme le plus dangereux. Certes pas pour les joueurs mais pour le risque sérieux encouru par les spectateurs en cas d’agression terroriste. Alors bien sûr ce n’est pas la première fois que l’équipe US participe à la phase finale, jusqu’à aujourd’hui aucun fait grave n’est heureusement survenu. Alors pourquoi cette année ! Déjà il faut tenir compte de la possible inexpérience de la police pour assurer la sécurité sur un évènement d’une telle envergure. Ensuite n’oublions pas les racines africaines d’Obama et la tentation pour des fanatiques de réaliser un coup pourrait-être forte. D’ailleurs le Président des Etats-Unis a déjà annoncé qu’il viendrait en cas de bons résultats de l’équipe nationale. Depuis ce jour le chef de la police sud africaine prie pour que la formation américaine soit éliminée au premier tour.