“Un peu de guerre, mais pas trop”

par politzer
vendredi 14 août 2026

 

“Un peu de guerre, mais pas trop” : la stratégie de survie des dirigeants européens

 

Introduction : une guerre calibrée pour des dirigeants fragilisés

Depuis 2022, l’Union européenne s’est engagée dans une confrontation militaire indirecte avec la Russie. Livraisons d’armes, renseignement, sanctions, arraisonnements de navires : tout y est, sauf l’essentiel — l’entrée en guerre directe.

Comme le résume John Mearsheimer (Université de Chicago) :

« Les Européens veulent soutenir l’Ukraine, mais jamais au point de risquer une guerre avec la Russie. » (Source : Mearsheimer, Foreign Affairs, 2023)

1. Des dirigeants européens en crise existentielle

Données chiffrées (sources officielles)

Le général Vincent Desportes (ex-directeur de l’École de Guerre) l’a dit :

« La guerre est devenue un instrument de communication politique. » (Source : Desportes, France Culture, 2023)

2. Une guerre limitée : assez pour exister, jamais assez pour mourir

Renseignement : calibré pour éviter la riposte russe

Formation : massive mais non engagée

Armes : promesses élevées, livraisons faibles

Arraisonnements : hostiles mais non militaires

L’amiral britannique Chris Parry résume :

« L’Europe joue à la guerre sans jamais entrer en guerre. » (Source : Parry, Royal United Services Institute (RUSI), 2023)

3. Pourquoi cette prudence ? Parce que l’Europe serait écrasée dans une guerre réelle

Capacités militaires comparées (sources SIPRI, RUSI, RAND)

Effectifs mobilisables

Production d’obus

Missiles hypersoniques

Dissuasion nucléaire

Le général Mark Milley (ex-chef d’état-major US) :

« L’Europe n’a pas la capacité de mener une guerre conventionnelle prolongée contre la Russie. » (Source : US DoD Press Briefing, 2023)

Les États-Unis n’interviendraient pas immédiatement

Edward Luttwak (stratège américain) :

« Les États-Unis ne risqueront jamais une guerre directe contre la Russie tant que la Chine existe. » (Source : Luttwak, Nikkei Asia, 2023)

La Chine ne laisserait jamais les USA détruire la Russie

Yan Xuetong (Tsinghua University) :

« La Chine ne permettra pas que la Russie soit vaincue par l’Occident. » (Source : Xu et al., Journal of Contemporary China, 2023)

4. Une “petite guerre” pour sauver leur peau politique

Bertrand Badie (Sciences Po) :

« La guerre est devenue un théâtre où les dirigeants jouent leur survie. » (Source : Badie, Le Monde, 2023)

5. Le calcul cynique mais rationnel des dirigeants européens

Ne jamais franchir les lignes rouges russes

Sergueï Karaganov (Conseil de politique étrangère russe) :

« Si l’Europe franchit nos lignes rouges, elle cessera d’exister. » (Source : Karaganov, Russia in Global Affairs, 2023)

Conclusion : une guerre politique, pas une guerre militaire

Ce que l’UE mène aujourd’hui n’est pas une guerre au sens classique. C’est une guerre cosmétique, une guerre narrative, une guerre calibrée.

Une guerre juste assez forte pour exister, mais jamais assez forte pour risquer une riposte.

Les dirigeants européens ne cherchent pas à vaincre la Russie. Ils cherchent à se maintenir au pouvoir dans des sociétés en crise.

 

 

 

 


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