Un plat avarié nommé Front Républicain !
par CHALOT
lundi 24 mars 2014
Ce sont des frères jumeaux, l'un s'appelle l'UMP et l'autre le Front National.
Nier cette réalité, c'est envoyer les électeurs républicains dans le mur.
Non au plat avarié nommé front « républicain » !
Harlem Désir et le premier ministre remettent le couvert en nous présentant un plat pas du tout appétissant et même avarié : le Front républicain, pour battre le front national.
Les candidats socialistes arrivés en troisième position se retireraient pour apporter leur soutien et leur vote aux candidats UMP défendant les valeurs de la République !
Il faut être sérieux : qu’est-ce qui distingue un Copé d’une Marine Le Pen, peu, très peu et d’ailleurs la « frontière » est perméable entre l’UMP et le FN.
Certains à gauche évoquent le gaullisme et les valeurs qu’il portait, oubliant « le coup d’Etat permanent », les coups tordus, le temps des « copains et des coquins », le massacre du 17 octobre 1961 ….
La droite c’est la droite et la porosité des lignes entre l’UMP et le FN est une réalité indéniable.
Le Front National représente un danger, certes mais on ne peut pas le combattre en sortant des vieilles recettes de grands-mères, recettes inefficaces.
Il faut appeler à la constitution d’un front uni des partis politiques de gauche en établissant un arc rose, vert, rouge pour le second tour en appliquant un principe de classe » ….et n’appeler en aucun cas à un retrait de liste et à un désistement en faveur de l’UMP, de l’UDI ou du MODEM.
Je rappelle ce qui est pour moi une réalité incontournable encore confirmée au premier tour des municipales…
Seul un lien réel, de proximité entre une équipe municipale aux leviers et la population locale peut permettre d’enrayer une montée du FN et de ses idées xénophobes.
Quand des élus militent dans les associations, maintiennent une politique sociale et développent une démocratie participative, ils détiennent les clés du succès et empêchent le découragement des habitants les plus en difficulté.
Quand une municipalité s’oppose aux expulsions, accompagne les familles en difficultés, met en place une politique jeunesse cohérente non démagogique - c’est-à-dire sans passer par les grands frères - elle garde une grande crédibilité.
Le PCF dans les villes du Val de Marne résiste à la fois à la vague bleue et à la fois au bleu marine parce qu’il maintient le lien social ….
Les socialistes qui ont pensé surfer hier sur la vague rose et aujourd’hui sur la crise du PCF en ont fait les frais.
Jean-François Chalot