Urnes et Peine de Mort
par Christian
samedi 18 septembre 2021
Rejailli des sombres basses fosses de notre histoire
Le lugubre spectre de la Peine de Mort refait surface
Avec son cortège de foireux arguments
L’homme à tout dire de la République, de son prénom Éric, déplore, « philosophiquement parlant », la disparition de ce châtiment ultime. Emboîtant le pas de son idéologie mortifère, de sinistres quidams pour qui philosopher consiste au premier degré de l’appréciation, lui donnent raison et plaident pour une décapitation justifiée dans certains cas. Crimes contre les enfants, les policiers, les vieilles dames, ou terrorisme, suffisent à leurs yeux pour décoller la tête d’un tronc dans un but, tenez-vous bien, pédagogique. Comme si la crainte du châtiment mortel pouvait prendre le pas sur une pulsion meurtrière, qu’elle soit impétueuse, irréfléchie ou au contraire froidement calculée.
Cet argument consistant à défendre la dissuasion
N’est rien d’autre que l’alibi de bonne conscience des adeptes de la guillotine. Un procédé psychologique complexe qui vise à rassurer le docile citoyen, tout en exorcisant sa peur irrationnelle que lui inspirent ces meurtriers. Les tuer à leur tour, appliquer la loi du talion, mais par procuration, abandonnant la sale besogne à la justice et ses bourreaux.
40 ans après son Abolition
L’idée de la peine de mort croit exponentiellement, se nourrissant des affres d’une société fracturée et désorganisée, dépeinte quotidiennement comme menacée par tous les dangers. L’insécurité est au cœur de notre République et le maître mot qui la dirige est « Répression ». À l’aune de la Présidentielle il n’est question que d’immigration et de sécurité, laissant ainsi prospérer le sentiment qu’immigré et insécurité sont étroitement liés. Dangereux amalgame qui pave de mauvaises intentions l’enfer promis par les disciples du Nationalisme outrancier. Dans la longue liste des régressions qui blessent notre démocratie, longtemps citée en exemple, on trouve pelle mêle des solutions aussi saugrenues et stupides, mais pas inoffensives, que l’obligation de donner à son enfant un prénom français, avec, au même plan, le misérable retour de la peine capitale.
Prenons Garde
À ne pas négliger les propos transgressifs de ces apôtres du grand remplacement, au motif qu’ils seraient minoritaires, pensant que les gardes fous de notre constitution nous en préserveront. L’ivraie idéologique trouve opportunément un terrain fertile à chaque fois que la République une et indivisible lui abandonne négligemment une parcelle de son territoire. Laisser filer l’idée même que la peine de mort aurait quelque vertu préventive au passage à l’acte, revient à trahir les fondements sociétaux de notre pays. Permettre le retour de ce débat revient à ouvrir la boîte de pandore, et demain ce sera le mariage pour tous, la PMA, l’homophobie, la discrimination raciale ou religieuse qui seront éructés sans complexes par ces prophètes du pire.
QUAND REVERRONS-NOUS