Valeurs occidentales et émancipation
par Dan
samedi 9 février 2013
Je ne connaissais pas ce jeune député antillais de gauche (non PS) Bruno Nestor AZEROT. Il a fait un discours, à l'Assemblée Nationale sur le mariage homosexuel, dit le "mariage pour tous" -ça passe mieux- dans une salle presque vide (c'est humiliant) discours que je trouve personnellement REMARQUABLE.
Son argumentation est limpide et simple : avoir un enfant n'est pas un droit en tant que tel, ni un privilège accordé : c'est une conséquence naturelle entre UN HOMME/UNE FEMME dans le contrat de mariage (ou bien sans contrat). Chercher, par le recours du DROIT législatif à contourner cette fonction -en substitution à la nature- est inconcevable.
En effet, j'ajoute que c'est bien une manipulation culturelle au prétexte de MODERNITE, la nouvelle religion occidentale "branchée".
Nous n'avions pas spécialement besoin d'une telle revendication d'un lobby s'estimant persécuté, au point de créer un droit nouveau au titre de L'EGALITE. Etre un ALTER EGO n'est pas discriminant en tant que tel, mais bien une complémentarité naturelle indiscutable. Ceci c'est pour la base du problème.
Au passage, force est de constater que les questions "sociétales" pullulent sans cesse tel un arbre qui monterait au ciel.
C'est le règne édifiant de l'encodage du "politiquement correct", de "la langue de bois normative", qui camoufle en douce le DECLIN DU PROGRES SOCIAL. Voici la supercherie des camarades du P.S. lorsqu'ils sont au pouvoir : un abandon du bien-être social par incompétence économique qui est contre-balancé par des mesures sociétales dites" d'émancipation". Il faut traduire par la gestion loyale des affaires de la bourgeoisie et la soumission au néo-libéralisme européen et mondialisé.
Le jeune député précisait "le droit que je cherche aux antilles pour mes jeunes compatriotes c'est le droit d'avoir du travail, c'est le problème qui les préoccupent".
Je le confirme, et il n'y a pas qu'eux.
L'égalité des formules de vie face au contrat de mariage et la filiation ? comparaison n'est pas raison on le sait. Je trouve que la question soulevée telle qu'argumentée c'est un sophisme qui jette la suspicion sur toute dialectique nécessaire et établie un soupçon de conservatisme doctrinaire.
C'est tellement plus simple de jeter l'opprobre.
A l'heure du Choc des Civilisations, avec une réalité de l'islam omniprésent comme religion chez nous, avions nous besoin de ce grand écart avec les prédicateurs de la Charia, eux qui sont effectivement des obscurantistes, si l'on veut justement leur contester leurs valeurs de civilisation ?
Ces gens ont trouvé ainsi un" booster" inattendu aux valeurs culturelles qu'ils nous disputent à l'universalité. Néglige t-on par prétention ce problème ? Comment leur vendrait t-on après cela l'émancipation sexuelle des femmes via la démocratie actualisée ? Je pense qu'on leur place la barre un peu haute en mettant le curseur au niveau de la LICENCE, non ? On assiste chez nous imperceptiblement à l'image de l'effondrement de la Grèce antique et de l'empire Romain, à une opulence hédoniste. L'hédoniste est une corde de la sphère privée, un choix de vie, et non pas un rouleau compresseur encastré au Code Civil.
Aux religions autrefois "opium du peuple" on va donc à présent se coltiner "le sexe opium du peuple" ? le sexe à la carte se fondrait ainsi dans sa revendication communautaire, laquelle se confondrait ainsi sur une codification collective de droit commun ? Ou serait la pertinence ? Avec cette loi, on va marquer un but contre notre camp dans le match de l'harmonisation universelle des droits de l'homme. Bravo ! Pourtant si l'on veut comprendre les autres il faudra bien quitter notre suffisance auto-proclamée de civilisation exemplaire. Avec cette loi je doute quand même de l'exemplarité en matière d'émancipation culturelle...Pour donner des leçons il faut donner envie, il faut tendre vers un idéal, il faut faire rêver pour fédérer vers des causes qui se veulent universelles .
Etablir à tout prix l'équation entre une fonction PRIVEE, reconnue, non réprimandée bien sur (l'homosexualité) et une assise PUBLIQUE (s'offrir un enfant au titre de "l'égalité") est annonciateur de problèmes de construction de l'enfant et d'un affectif équilibré qui lui sera nécessaire, n'importe quel pédopsychiatre vous le dirait, sans avoir lu Françoise Dolto. L'enfant serat-il au courant à sa naissance qu'il aura deux papas sous la douche ? en appellera t-il un "maman" ? serait-ce eux qui vont lui expliquer la nature par ce prisme avéré ?...
Heureusement que j'ai pas eu à en passer par ce délire, je crois que j'en aurais été traumatisé jusqu'au restant de mes jours (je suis fragile)...
Avec un peu d'humour je dirais que nos amis homos (oui ils sont nos amis) viennent en cette quinzaine de soldes commerciales nous débarrasser des invendus du mariage, institution déclinante qui se porte tellement bien avec 50% d'échecs lorsque les pièces moteurs s'emboitent pourtant parfaitement naturellement (un zizi et une fou fouille).
On devinera le taux d'échecs sur le nouveau segment ; les homosexuels étant par leur choix de vie des libertaires-consommateurs sexuels revendiqués (c'est leur liberté). Bonjour les dégâts ! Cela enrichira encore un peu plus les avocats pour les causes de divorce.
Je ne trouvais pas jusqu'à présent dans les débats ambiants une force de positionnement aussi décomplexée, sincère, non discriminante que le discours du jeune antillais.
Lui qui, pourtant, en connait sur le registre de la discrimination/émancipation par l'histoire de ses ancêtres ; comme il le dit si bien.
Je vote pour lui. Chacun se fera son opinion.
Chacun est libre de son opinion. Chacun est libre de s'y opposer.
Question de CULTURE sans doute...