Vive la police !
par T.R.
mardi 4 octobre 2011
Très chers lecteurs !
C'est dans un climat d'été indien que la France profite d'un soleil radieux et chaleureux. A tel point d'ailleurs qu'il finit même par éclairer les zones habituellement sombres de notre chère république.
On entame donc cette journée avec le formidable Michel Neyret, n°2 de la police judiciaire de Lyon - qui semble aussi malhonnête que sa photo. Pour info, la police judiciaire est notamment en charge de la lutte contre le grand banditisme. Soupçonné de blanchiment d'argent, trafic de drogue et corruption, Mich' s'est fait arrêté par l'IGS, la police des polices. Et ce qui est génial avec lui, c'est qu'il a réussi un coup de force extraordinaire. Comment s'assurer de ne pas être inquiété lorsqu'on est un grand bandit ? Tout simplement en tentant sa chance au sein de la PJ. Bien joué le bandit ! Et pour couronner le foutage de gueule, Michel s'est pavanné sur Zone Interdite il n'y pas si longtemps, en expliquant "la difficile lutte contre le grand-banditisme". Quel homme !
Et patatras. Voilà-ti pas que d'autres gangsters ont balancé la verrue. Tout mène à Neyret, qui avait pourtant mis du coeur à son ouvrage, faisant bien attention d'aller en Suisse pour planquer son pognon, et gratifiant avec bonté ses petits camarades de jeu. Résultat du loto, on a 3 gagnants. Des policiers et des magistrats, histoire de pimenter un peu le tout. La fine équipe d'escrocs lyonnais n'a pas vu le coup venir, et c'est toute la hiérarchie policiaire et judiciaire qui est ébranlée.On attend avec impatience de pécho les autres dans le coup, de quoi redonner un bon coup dans la crédibilité de la police.
Concernant l'affaire DSK, c'est non sans une certaine ironie que Tristane Banon se retourne contre son agresseur présumé. Tristane persiste et l'assigne... En justice. La confrontation physique a donc eu lieu dans les locaux de la désormais célèbre PJ, et c'est avec angoisse qu'on attendait tous de savoir ce qu'il s'est dit... Rien ! Paradoxalement, chacun est donc resté sur ses positions... jusqu'à quand ?
Coté allemand, on célèbre un changement historique de position quant à l'aide à la Grèce. Cette évolution majeure, marquée par Merkel, qui pour une fois a été soutenue au parlement, augure espérons-le de perspectives meilleures vers une UE un peu plus solidaire. Il restera toutefois à convaincre tout le monde que l'Euro doit être sauvé, et que les réactions égoïstes ne peuvent mener qu'à un échec global. L'engagement de l'Allemagne aux cotés de la France marque désormais un pas significatif vers une Europe plus solide, et il faudra encore convaincre nos amis nordiques de bien vouloir continuer de filer du cash.
En Syrie, on se lasserait presque de voir que rien ne change. Les attermoiements de Juppé à l'ONU n'ont strictement rien changé et El-Assad est quasiment assuré d'écraser dans un bain de sang innommable cet élan démocratique. L'ONU montre ici son incapacité chronique à résoudre des conflits armés intolérables dans des pays en proie aux dictatures sanglantes. Cet organe international pourtant vital n'a pas les véritables moyens de s'engager aux cotés de la démocratie, et je crains que les syriens ne doivent encore compter beaucoup de morts avant d'en terminer avec ce régime barbare.
Pour terminer cette petite chronique, je vous propose de regarder deux documentaires passionnants et pour l'un effrayant.
Politico-judiciairement vôtre,