Washington Post : licenciement de 300 journalistes...
par rosemar
lundi 16 février 2026
La liberté d'expression serait-elle menacée aux Etats-Unis ? Un journal réputé comme le Washington Post subit un plan de licenciement drastique : 300 journalistes licenciés !
"L'un des journaux les plus emblématiques des États-Unis, le Washington Post, a annoncé le licenciement d'environ 300 journalistes.
Certains d'entre eux ont appris la nouvelle alors qu'ils étaient sur le front ukrainien ou en train de couvrir les Jeux d'hiver. Comment expliquer la décision de son propriétaire Jeff Bezos également patron d'Amazon et proche de Donald Trump ?
La colère des abonnés et l'amertume des salariés se révèlent devant ce monument de la presse américaine qui est menacé...
"Le Washington Post a historiquement su résister aux pouvoirs en place, c'est une part de l'histoire américaine qu'on détruit..." commente une Américaine.
Un reporter fait partie des journalistes renvoyés. Il témoigne : Il y travaillait depuis 27 ans. "Pour nous, c'était une vocation. Pour eux, ce n'est qu'une ligne comptable. C'est triste", raconte Dave Sheinin, journaliste licencié du Washington Post.
Licenciés, la plupart des journalistes sportifs ou des critiques littéraires, mais aussi de nombreux correspondants à l'étranger, comme cette journaliste basée en Ukraine. "Je viens d'être licenciée par le Washington Post en pleine zone de guerre. Je suis sans voix. Je suis effondrée", indique la journaliste licenciée Lizzie Joohnson sur X.
Une annonce brutale pour un journal parmi les plus prestigieux au monde, célèbre pour son indépendance, célèbre notamment pour avoir révélé l'affaire du Watergate, qui entraînera la chute du président Nixon en 1974. Un illustre épisode du journalisme d'investigation... L'histoire de ce scoop sera même immortalisée par Hollywood. L'histoire de deux jeunes reporters qui ont révélé la conspiration du Watergate.
La direction rappelle que le journal a perdu 100 millions de dollars l'an dernier. Mais pour beaucoup de salariés, Jeff Bezos, propriétaire du titre, a d'autres raisons. Le milliardaire fondateur d'Amazon s'est rapproché de Donald Trump jusqu'à faire partie des invités de marque à son investiture. Il est accusé de vouloir à tout prix plaire au président.
"Jeff Bezos a versé des dizaines de millions de dollars à Melania Trump pour un documentaire sur elle, dans le but de s'attirer les faveurs de la Maison Blanche", explique Jon Schleuss, président du syndicat "NewsGuild".
Donald Trump, lui, ne cache jamais son mépris pour le journal, comme dans la soirée du samedi 7 février où il a déclaré à une journaliste : "Le Washington Post est nul et vous, vous avez une très mauvaise attitude".
Ces attaques contre la presse ne sont pas nouvelles, mais cette fois-ci, elles aboutissent à l'affaiblissement d'un journal réputé pour son indépendance et sa capacité à questionner la toute-puissance des présidents américains."
De fait, l'hostilité de Donald Trump à l'égard des journalistes n'est pas nouvelle. Il n'a eu de cesse au cours de son premier mandat de fustiger les médias, qu'il appelle "les fake news". Mais depuis qu'il a repris le pouvoir, il semble vouloir remodeler le paysage médiatique. Il s'est entouré des bonnes personnes pour le faire et rien ne semble pouvoir arrêter son entreprise de démolition. Les journalistes américains sont dans un état de sidération.
Le blog :
https://rosemar.over-blog.com/2026/02/washington-post-licenciement-de-300-journalistes.html
Source :
Un autre article sur le sujet :
https://rosemar.over-blog.com/2025/11/la-liberte-d-expression-selon-donald-trump.html