Ukraine-Russie. L’implacable exigence du Kremlin face au sursaut final d’Abou Dhabi ? L’histoire se répète

par Hamed
jeudi 5 février 2026

  Aujourd’hui, la guerre se poursuit à l’Est et au Sud de l’Ukraine ; malgré les bombardements, la défense de l’armée ukrainienne tient, une guerre de drones et de missiles entre l’Ukraine et la Russie.

Des destructions en vies humaines et en villes qui rappellent l’invasion de l’Union soviétique, en 1941, par l’Allemagne nazie, bien sûr sans aucune équivalence, à l’époque 3 millions de soldats allemands étaient alignés contre l’URSS… Aujourd’hui, c’est complètement différent avec des armes nucléaires où le facteur humain joue beaucoup moins. 

Étrangeté de la marche du monde, ce qui était inimaginable en Europe, avec le déploiement de l’OTAN en Europe, et même si l’Ukraine n’en faisait pas partie, la promesse de son intégration aurait dû faire reculer tout adversaire, y compris la Russie. Or, ce qui est inattendu, la Russie ne l’entendait pas de cette oreille et, faute que des exigences stratégiques adressées à l’OTAN, et donc à l’Europe et aux États-Unis, n’ont pas été satisfaites, la Russie n’a pas hésité, elle a envahi l’Ukraine. 

Depuis une guerre atroce se déroule en Ukraine ; malgré l’avalanche de sanctions occidentales, la Russie poursuit son « opération spéciale ». Cependant relevons une phrase que le président Vladimir Poutine avait ajouté dans une déclaration publique : « Ces sanctions qui sont mises en place, cela s'apparente à une déclaration de la guerre », a estimé Vladimir Poutine. « Mais Dieu merci, on n'en est pas encore arrivé là », a-t-il ajouté. (La Tribune, 6 mars 2022) 

On doit comprendre que dans ce « Mais Dieu merci, on n'en est pas encore arrivé là », les sanctions occidentales s’apparentant à une déclaration de guerre, la guerre pourrait s’étendre aux autres pays d’Europe. Force de dire que la Russie, en procédant à l’invasion de l’Ukraine, a certainement, dans son plan de guerre, intégré tous les cas de figure de guerre qui pouvaient survenir. L’objectif de l’armée russe comme d’ailleurs l’objectif de toute armée qui entre en guerre est de s’assurer que ses objectifs soient atteints. Et le problème avec la Russie est qu’elle est la deuxième puissance nucléaire du monde, à parité ou plus d’ogives nucléaires que les États-Unis, si l’on croit les médias occidentaux. 

Dès lors, il est clair que toutes les options de guerre contre l’Ukraine et ses alliés ont été étudiées conjointement entre l’état-major russe, les politiques et ceux qui ont la charge de l’économie russe, et le dernier mot revient évidemment à la défense et au Conseil de sécurité de la Fédération de Russie. Pourquoi le Conseil de Sécurité et la Défense russe ? Parce que ce sont eux à qui reviennent la décision et la charge des opérations de guerre, et le suivi des événements face à l’OTAN et la puissance américaine. 

L’OTAN regroupe 32 pays aujourd’hui avec l’intégration de la Finlande et la Suède, ces trois dernières années. Ce qui veut dire que tout est dit dans l’ossature de l’Organisation de l’Atlantique Nord qui ne laisse plus indifférent des pays européens qui ont mis du temps pour y adhérer. 

Au sein de l’OTAN, ce sont les États-Unis qui sont le vrai pilier de la force otanienne, ce qui signifie que la Russie vise avant tout ce que sera la réponse des États-Unis sur la guerre en Ukraine, bien entendu aussi la réponse des principaux pays de l’Otan, au niveau européen, essentiellement la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Mais, globalement, sur l’issue de la guerre, la guerre se jouera essentiellement entre les États-Unis et la Russie.

Si, par exemple, les États-Unis décidaient de mettre fin à la guerre, en décidant, par exemple, de diminuer d’armer l’armée ukrainienne, ou en intimant à Kiev d’entamer des pourparlers avec la Russie, pour mettre fin à la guerre, l’Ukraine ne peut refuser, elle se conformera à son principal soutien. 

Et c’est la raison pour laquelle les pays européens ont agi à leur guise dans leurs contacts téléphoniques avec Moscou, ou, dans leurs déclarations. Que ce soit de la part du président français Emmanuel Macron ou de l’ex-chancelier allemand Olaf Scholtz pour garder le contact avec le président russe Vladimir Poutine. Le risque que le conflit russo-ukrainien dérape est une réalité puisqu’il existe une menace omniprésente de recourir à l’arme nucléaire. D’autre part, le risque d’extension du conflit existe, au cas où la guerre toucherait un pays d’Europe, membre de l’OTAN ? Que sera alors la réponse à la Russie ?

Si les forces des pays de l’OTAN intervenaient contre la Russie, pourraient-ils renverser l’équilibre des forces ? Il est évident que toute la puissance de l’OTAN est dépendante des États-Unis, c’est à la Maison Blanche que reviendra la décision finale sur un conflit avec la Russie. Cela souligne le destin tragique de l’Europe, dont la sécurité dépend d'un arbitrage pris à des milliers de kilomètres.

C’est dire le monde d’aujourd’hui où la souveraineté est une illusion pour les petits et moyens États. Et c’est une réalité que cette situation où l'Ukraine est le champ de bataille, l'Europe le spectateur inquiet et logistique, tandis que les États-Unis et la Russie sont les seuls véritables joueurs d'échecs capables de décider quand et comment la partie s'arrête. Donc la verticalité du pouvoir et la prééminence du face-à-face entre Washington et Moscou est sans appel ; tout se joue entre ces deux « géants nucléaires ».

Une situation de guerre entre l’Ukraine et la Russie qui se serait étendue à l’Europe changera fondamentalement la guerre. La Russie, dans son plan d’invasion, a étudié en détail tous les cas de guerre qui pourraient se présenter. Et dans l’atteinte de ses objectifs, en Ukraine, il est certain qu’elle ne reculera pas parce qu’une défaite face à l’Occident est inacceptable pour la Russie. De même pour les États-Unis, après la débâcle de Kaboul, un nouvel échec face à Moscou sonnerait la fin de l'hégémonie américaine et de la crédibilité de l'OTAN.

Cependant, si les États-Unis comme la Russie considèrent que la défaite n'est pas une option, et l'espace pour le compromis se réduisant à néant, laissant place à une escalade potentiellement infinie, la question qui se pose après quatre années de guerre : « Jusqu’à quand la fin de la guerre ? Une fin qui tarde et se prolonge alors que les enjeux sont faits. C’est là le dilemme pour les États-Unis : « Est-ce une nouvelle défaite en Ukraine qui se profile pour l’Occident ? 

Cependant, le constat est là sur les guerres passées menées par les États-Unis en Asie et au Moyen-Orient ; elles se sont pratiquement toutes en catastrophe. Les vingt années de guerre en Afghanistan, de 2001 à 2021, se sont terminées en déroute pour les États-Unis et l’OTAN. à l’été 2021 ; et des échecs que l’Occident n’a pas tiré des leçons. On lit dans « Après la débâcle en Afghanistan, l’OTAN à l’heure des doutes » : 

 « Le retrait des troupes américaines n’a jamais été vraiment débattu entre alliés, alors que 1 100 soldats allemands, 800 britanniques et 750 italiens étaient encore présents.

Certaines relectures sont cruelles, comme celle de la longue déclaration commune des ministres des affaires étrangères de l’OTAN réunis le 14 avril, consacrée à l’Afghanistan, ce pays où l’Organisation transatlantique était présente depuis les attentats anti-américains de 2001. Il s’agissait, cette fois, d’acter le retrait des forces internationales à la suite de l’accord de Doha, signé, en février 2020, par les Etats-Unis et les talibans. […] 

Vingt années de présence continue dans le pays n’auraient donc pas permis de jauger l’état exact des forces en présence, de mesurer l’échec patent du nation building, la reconstruction d’un Etat défaillant. Ni même d’estimer la faiblesse d’une armée et d’un appareil sécuritaire formés, à coups de milliards de dollars, depuis 2015, dans le cadre de la mission Resolute Support de l’Alliance atlantique.

En juin, une semaine avant un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui devait, à Bruxelles, confirmer la décision du retrait des troupes, Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’organisation, était à Washington pour rencontrer le président Joe Biden. A cette occasion, il ne formulait, semble-t-il, aucune objection au retrait envisagé, qui n’avait pourtant jamais été vraiment débattu entre alliés. 

Impréparation générale 

Lors d’une réunion des ministres de la défense, en février, la délégation américaine avait en effet soutenu qu’elle n’était « pas prête » pour cette discussion, qui, finalement, n’aura jamais lieu, laissant les Européens à leurs questions, alors que 1 100 soldats allemands, 800 britanniques et 750 italiens, notamment, étaient encore présents en Afghanistan. Le mantra otanien « in together, out together » – « tous ensemble au début, tous ensemble à la fin » – avait, apparemment, vécu. » (Le Monde, le 4 septembre 2021)

Bien avant cette situation lamentable vécue par les forces américaines et de l’OTAN, après 20 années de guerre en Afghanistan, le président français Emmanuel Macron, dans une déclaration publique, jugeait l'OTAN obsolète. Et cette déclaration, comme l’écrit la chaîne de télévision française d’information internationale en continu, France 24, le 8 novembre 2019, soit une année et huit mois avant la débâcle américaine et de l’OTAN, en Afghanistan.

« Le président français Emmanuel Macron a dressé, jeudi, un tableau sombre de l'OTAN, déplorant notamment le comportement de la Turquie en Syrie. Au passage, il a également plaidé pour une « Europe de la défense ».

Déplorant le manque de coordination entre les États-Unis et l'Europe mais aussi le comportement unilatéral de la Turquie en Syrie, le président français Emmanuel Macron a jugé l'alliance en état de « mort cérébrale » dans un entretien publié jeudi 7 novembre dans l'hebdomadaire britannique The Economist. 

 Un jugement qui s'explique d'abord par la méfiance croissante de la France envers les États-Unis, comme le souligne notre journaliste, Baptiste Fallevoz. Si la relation transatlantique était autrefois la force de l'OTAN, les paroles et les actes de Donald Trump n'ont fait que détériorer l'alliance. Le retrait d’une grande partie des forces américaines en Syrie ont laissé le champ libre à une offensive turque contre les forces kurdes. Une décision américaine qui a été prise sans aucune coordination, souligne Emmanuel Macron. » (France24, le 8 novembre 2019)

 Précisément, à la lecture des événements qui se sont opérés au Moyen-Orient et en Asie centrale, en 2021, on comprend pourquoi la Russie a imposé ses exigences à l’Occident, concernant son proche-immédiat de ses frontières. Une prise de conscience du pouvoir russe dans leur nouvelle position géostratégique qui est à lier à la sécurité de leur environnement immédiat frontalier et au recul de l’OTAN et de la puissance militaire des États-Unis dans des théâtres de guerre éloignés. Le rapport des forces dans ces théâtres de guerre est sans commune mesure entre les armements dont disposaient les forces de la coalition internationale (OTAN) et l’armée américaine et ceux des forces autochtones des régions envahies qui luttaient contre l’occupant ; des décennies de guerre pour se terminer par une débâcle militaire occidentale.

 Ce que l’on doit souligner sur l’échec des plans occidentaux dans leur objectif de domination, c’est que les peuples qui les ont combattu, que ce soit, dans les années 1960-1970, au Vietnam, ou plus proche, en Irak, en Syrie, en Afghanistan et ailleurs, le processus est le même ; ces peuples aidés par les puissances adverses ont une combativité et une patience qui n’est pas la même que celles des forces de l’occupant malgré le fort décalage dans les armements.

C’est précisément cette force de résistance à toute épreuve des peuples envahis qui finit par affaiblir la puissance occupante et in fine la pousser à dégager ses forces de ce théâtre de combat, en clair « battre en retraite ». D’autant plus que l’absence de résolution du conflit armé, les facteurs stratégiques s’éternisant dans la durée et sans issue, l’absence de gains politiques et militaires, amènent la puissance occupante à prendre conscience de son échec militaro-stratégique.

Et c’est ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine. Posons la question : « Qui cherche à mettre fin à la guerre en Ukraine ? La Russie ou les États-Unis ? Toutes les tractations pour mettre fin à la guerre en Ukraine ont été organisées par la Maison Banche, surtout avec l’arrivée du nouveau président Donald Trump, en janvier 2025. Et il ne cesse de mener ces pourparlers ; il est évident que, pour Donald Trump, l’histoire se répète ; c’est le nième conflit pour les États-Unis dans leurs guerres par procuration. S’ils ont été engagés dans les autres guerres, celle-ci fait exception, parce que l’adversaire, c’est la Russie, un géant nucléaire ; et tout ce que peut faire la Maison Blanche est d’apporter tout le soutien nécessaire à l’Ukraine pour « continuer » le combat. Sauf qu’il y a l’ « usure », l’« enlisement » et « aucune fenêtre de sorte par la grande porte ». Et c’est la Russie qui mène le jeu.

D’autant plus que la situation entre les États-Unis et ses alliés européens s’est transformée en cacophonie, un manque de coordination flagrant entre les deux bords et l'unilatéralisme américain qui a compris qu’il n’y a plus de donne à sauver, il faut mettre fin à la guerre. Prolonger cette guerre en Ukraine n’a plus de sens sinon à montrer plus les faiblesses de l’Occident. Et déjà l'OTAN souffre d'une faille structurelle ; et la Russie en fait n'a fait qu'exploiter cette fragilité préexistante. Un bloc qui ne sait plus agir de concert est un bloc qui n'effraie plus ses adversaires.

Si les États-Unis n'ont pu vaincre des « forces autochtones » après 20 ans, comment pourraient-ils s'opposer à une puissance nucléaire de premier plan sur ses propres frontières ? Alors que l'offensive russe n’a qu’un seul but : « Verrouiller son « proche-immédiat » en profitant d'un Occident perçu comme épuisé et désuni. »

Et le plus essentiel dans cette guerre, c’est que la Russie a un argument de poids dans son « proche-immédiat », celui des populations « majoritairement d'origine russe » du Donetsk et de Lougansk. Aux yeux de Moscou, ce n’est pas une guerre de conquête mais une guerre de « libération » ou de « réunification » ; ce qui explique la résilience de l'armée russe ; ce qui est beaucoup plus difficile de faire reculer une puissance qui estime se battre pour ses propres terres et ses propres citoyens.

Précisément après quatre années de guerre, la situation aujourd’hui est en train de se décanter ; il y a prise de conscience, surtout avec la situation énergétique au plus mal en Ukraine, le froid à – 25°C, pas de chauffage, pas d’électricité, c’est inhumain.

L’auteur de ces lignes a vécu 30 minutes dans un froid à – 25° C, dans une petite ville à 20 km de Saint-Pétersbourg, à l’époque Leningrad, J’ai quitté un restaurant, et j’ai prix un raccourci par un grand parc ; je n’avais pas l’expérience des grands froids, cette année, la température est descendue à -39° C. Je ne connaissais pas encore les grands froids ; et donc à – 25° C, j’ai pris un raccourci par le parc qui était assez grand, une distance d’environ 2 à 3 km ; presque à la sortie du parc, j’étais gelé ; je ne sentais plus mes pieds ; malgré ma chapka sur la tête, mon visage était gelé.

A la sortie du parc, je marchais comme un zombie ; chaque mètre que je faisais était une souffrance terrible, impossible à la décrire ; j'étais comme un mort encore vivant en marche ; je ne pouvais même pas appeler au secours ; il n’y avait personne. 10 mètres me séparaient de l'arrêt du bus. Chaque mètre était une souffance terrible ; mes pieds étaient come du verre ; j’allais tomber et si je tombais, je sais que j’allais mourir par le froid.

Et je ne sais, par quel miracle, je suis arrivé à un arrêt de bus ; j'ai même pensé que je ne pourrais pas faire les 10 mètres tant chaque mètre me demandait un effort terrible. Et un autre miracle, j'arrivais à l'arrêt et en même temps, un bus arrive ; deux ou trois russes sont montés, j’ai suivi ; ce n’est que dans le bus que j’ai commencé à dégeler ; à sentir mes pieds qui étaient devenus comme des planches de glace, aucune sensibilité. Seul, par l'esprit, je me représentais qe j'avais des pieds.

Je n’oublie jamais ce moment de ma vie parce que j’allais réellement mourir ; parce qu’en Russie, si un homme tombe et il est allongé par terre en pleine rue, on pense aussitôt qu’il est ivre et donc on ne le secourt pas. C’est la police qui doit le récupérer et donc vivant ou mort ; c’est ce qu’on m’a répondu lorsque, du bus où j’étais, j’ai vu un individu à Moscou étendu dans la rue en plein période de froid, j'ai interrogé les gens près de moi. Aucune voiture ne s’arrêtait pour s’en enquérir de lui.

Je raconte cette histoire vraie et j’ai réellement échappé à la mort de justesse, et je sais la sortie du parc, l’arrivée à l’arrêt du bus, et j’ai mis un temps fou pour une petite distance de 10 mètres ; je n’avais plus de pieds ; et le bus qui arrive un « miracle » et je suis sauvé. La seule explication, c’est Dieu qui m’a sauvé.

Et je me dis ce qui se passe, par exemple à Kiev ; je me dis que, sans chauffage, des gens meurent ; même s’ils mangent assez, mais à 30 minutes à – 25° C, c’est presque le début de la fin ; et toute la nuit, les couvertures gelées ; tout est gelé ; combien de morts à Kiev, et dans les villages périphériques et ailleurs où le grand froid sévit.

Et c’est la raison pour laquelle, nous sommes en janvier 2026, les négociations à Abou Dhabi vont certainement se clore par la fin de la guerre d’autant plus que la Russie menace, le Kremlin campe sur ses positions. Mercredi 4 février, de nouvelles discussions ont débuté entre Ukrainiens, Russes et Américains à Abou Dhabi (Émirats arabes unis) pour trouver une issue à la guerre. Et la Russie a déjà affirmé qu’elle « poursuivra » son offensive en Ukraine jusqu’à ce que Kiev accepte ses conditions. « Tant que le régime de Kiev n’aura pas pris la décision appropriée, l’opération militaire spéciale se poursuivra », a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. (Le Figaro)

Au vu de ce qui se passe sur cette guerre, Donald Trump bien qu’il tergiverse n’a aucune alternative, et donc doit y mettre fin et déjà le secrétaire de l’OTAN, Mark Rutte, est allé expliquer au Parlement ukrainien, la Rada, la nécessité d’accepter les concessions territoriales à la Russie ; l’Union européenne, aux dernières annonces, accepte les revendications territoriales de la Russie.

Et, qu’on accepte ou non cette explication, c’est Dieu qui a donné ce froid à l’Ukraine et la Puissance à la Russie pour profiter de ce froid et obliger les États-Unis et l’Europe à mettre fin à la guerre. Et l’Occident sait très bien ce que signifie – 25°C pour les personnes âgées, moins âgées ou jeunes et très jeunes, sans chauffage ; c’est la mort en quelques heures, en très peu de temps, sauf si tout le monde se retrouve à l’étroit dans des tentes chauffées, et combien de tentes pour des milliers d’immeubles sans chauffage. Et qui fait à manger ? Des dizaines de milliers de repas par jour, matin et soir ?

Donc, au-delà, des enjeux qui divisent les humains, c’est Dieu qui corrige à la fin le cours de la marche de l’histoire. Quant à la fin de la guerre, c’est l’histoire qui se répète pour les États-Unis et l’Europe comme pour leurs guerres passées.

Donc, face à l'impasse des calculs de puissance, des rapports de force nucléaires et des stratégies froides d'état-major, il ne reste parfois que l'appel à une force supérieure – qu'on l'appelle Dieu, la Providence ou le sursaut de la conscience humaine qui vient aussi de Dieu – pour briser le cycle de la violence.

Et, derrière les chiffres des victimes, les cartes d'état-major et les négociations d'Abou Dhabi, il y a des millions de vies brisées qui n'aspirent qu'à la paix. Faisons un vœu, et ne perdons pas de vue que nous sommes des humains, et des humains limités : « Puisse Dieu mettre fin à cette guerre en Ukraine ! »
 

Medjdoub Hamed
Chercheur

 


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