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Les commentaires de Copper Lebrun



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 12 mai 2018 20:50

    @colibri

    Un enfant « devenu » autiste ? Il y a effectivement des régressions mais dans toutes les sources un tant soit peu fondées sur des connaissances biologiques, la cause est toujours immunitaire (sauf à parler peut-être d’accidents ayant entraîné des symptômes neurologiques...)

    Sinon, oui, votre famille par alliance... en fait de « mère Asperger », vous parliez donc de votre belle-mère. Il y a manifestement un biais.



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 11 mai 2018 18:30

    @colibri

    Pour ma part, je m’interroge sur ce besoin apparemment compulsif d’aller regarder dans la vie privée des gens afin de vous forger une once d’auto-satisfaction.

    ... Foucault était homosexuel et dépressif... ça ne l’empêche pas d’être un des auteurs en sciences sociales les plus lus au monde. A ce stade c’est du trolling de haut niveau.

    Vous vous sentez mieux à présent j’espère.



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 11 mai 2018 14:05

    @colibri

    "La mère Asperger que je connais a un frère et un père Asperger léger, et 2 enfants dont l’un est autiste avec retard mental , et l’autre Asperger .C’est un schéma courant .L’explication que j’en ai pour l’avoir observé , qui n’est que mon observation et n’engage que moi , est que cette femme a tendance a surprotéger ses enfants parce qu’elle n’a pas capacité d’échanger émotionnellement avec eux , comme avec ses proches d’ailleurs .« 

    je suis en contact régulier avec trois mères d’enfants autistes, également atteintes d’autisme ; soit diagnostiquées soit soupçonnées par chacun de par leur mode relationnel et leur parcours de vie, soit auto-diagnostiquées par défaut suite à l’inaptitude des CRA lorsqu’il s’agit de femmes de très haut niveau.

    Alors non seulement elles arrivent à rendre en contact émotionnel avec leurs enfants autistes (ce qui a vous lire est doublement impossible) mais elles et moi nous entrons fort bien en contact, bien que je sois autiste aussi.

    Cependant de façon prévisible elle n’entreront pas en contact émotionnel avec vous dès lors que vous adopterez une attitude réifiante et une »posture d’observateur« .

    Ceci malgré vos aptitudes relationnelles avérées (ou du moins auto-proclamée), vous le »normal« pour reprendre vos termes, et même »roi" des normaux (...), probablement coopté par un groupe d’individus aimant à se rassembler en petit comité pour élaborer des théories lunaires sur la quéquette des gens.

    Etonnant non ?



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 11 mai 2018 12:14

    @Blé

    Apparemment « colibri » (relire ses messages au dessus) s’imagine qu’il y a beaucoup d’autistes dans le commerce, voire en politique ou qui « licencient ».

    Certains esprits chagrins y verraient l’obsession d’un vrai petit « complot juif ».



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 11 mai 2018 12:10

    @colibri

    La définition de l’autisme comme d’un « manque d’empathie ». Voici encore un fragment de cette dramatique idéologie qui ne sert personne d’autre que ce que Foucault nommait le « pouvoir psy ».

    Vous reprendrez bien un morceau d’Elisabeth Roudinesco ? https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-autisme-dans-une-bibliotheque-194637

    Les enfants autistes_ environ quatre sur mille, et en majorité des garçons_ ne sont tolérés ni à l’école, ni dans les lieux publics. Ils font peur, ils sont parfois violents ou repliés sur eux-mêmes, ils ont l’air d’accomplir des tâches incohérentes et ont donc besoin d’être pris en charge en permanence par leurs parents et par des équipes de thérapeutes et d’éducateurs qui les font vivre à leur rythme, tout en les soignant.



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 11 mai 2018 09:47

    @colibri

    Corrélation n’est pas causation : de nombreux parents se découvrent en fait une douance en faisant diagnostiquer leur enfant, ce qui indique une héritabilité. C’est tout ce que l’on peut déduire.

    Du reste, vous faites passez l’autisme pour une maladie héréditaire qui se transmettrait par l’éducation.



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 11 mai 2018 09:39

    @colibri

    Vous ne faites rien de altérations du système immunitaire (que l’on observe chez de nombreuses personnes autistes et qui peuvent expliquer les altérations précoces de migration neuronale et d’autres modifications neurologiques).

    Voici, pour ma part, ce que je trouve « partout sur Internet », et pour moi, les « faits » dont témoignent non seulement l’expérience de beaucoup de mamans mais qui aussi se retrouvent dans de nombreuses biographies de personnes autistes.



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 11 mai 2018 09:35

    @colibri

    Je vais vous répondre de façon synthétique bien que je n’ai pas de devoir de m’expliquer à vous (je ne vous demande pas ce qu’est un non-autiste)

    Et que d’autre part en prétendant que « je n’ai rien apporté au débat » vous confessez ne pas vou intéresser du tout au lien anglophone posté ci-dessus.

    L’autisme (sans parler du « handicap autistique » qui prend des formes différentes) c’est une « agentivité » différente.

    Votre « point de vue » sur la « psychose » (psychose étant un terme que vous utilisez d’une façon volontairement floue de façon typique au milieu psychiatrique, alors qu’il est défini très clairement, par exemple dans le DSM) est typique de ces « psys » qu’il s’expriment sur le Web de façon cachée.

    Si vous souhaitez continuer cette échange, veuiller statuer, dans quel contexte vous avez recontré les personnes « autistes » pendant si longtemps, combien d’années vous avez passé sur le divan, et vos liens d’intérêt.



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 10 mai 2018 21:00

    ... du reste je me permets de surligner votre citation afin que les gens voient un peu qui vous êtes, ne vous embarrassant pas de déontologies ou autres précautions rhétoriques, perpétuant cette idée de l’autisme comme d’une « épidémie » (Daniel Marcelli le comparait d’ailleurs à un cancer) au risque de mettre encore et toujours en cause les parents :

    Les parents autistes font des enfants qui deviennent autistes.



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 10 mai 2018 20:42

    @colibri

    Comment dire... j’essaie de rester détaché alors que vous parlez en fait de moi.

    Je pense que ce n’est pas donné à tout le monde non plus.

    A vrai dire, au vu de mes connaissances personnelles, rien de ce que vous écrivez ne fait sens.

    Même le vocabulaire utilisé, d’un côté les « autistes-psychotiques » et de l’autre les « normaux », est révélateur.

    toutes les théories que je peux voir qui mêlent « autisme » et « pathologie du lien » (attachement etc) aboutissent à pathologiser inutilement les personnes autistes, les mettre dans des cases auxquelles ils ne correspondent pas (au risque de perpétuer un système psychiatro-psychanalytique qui pratique sciemment la rétention de diagnostic et la conservation de protocoles thérapeutiques inefficaces voire iatrogènes)... ou briser émotionnellement les proches de ces personnes.

    Il me semble que ce discours est typique de la psychanalyse actuelle qui tente de profiter de l’absence d’information du public quant à ce sujet afin de conserver une place qu’elle aurait dû remettre depuis longtemps.

    Quant à la source que vous proposez

    "Critical review of the literature. After M. Mahler and F. Tustin, a return to research in French child psychiatry from the 1980s to the present day, and also to research of Lacanian orientation."

    Elle devrait pour s’estimer d’une quelconque scientificité prendre en compte l’évolution de la conception du terme autisme, distingué depuis longtemps de la schizophrénie et donc de la psychose (pas d’hallucinations) en Grande-Bretagne, par exemple : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3757918/

    ... pendant qu’en France nous restions à Bettleheim alors même que certains chercheurs voyaient déjà la spécificité neurologique de ces enfants et travaillaient comme ils le pouvaient à déculpabiliser les mères, comme le Dr Lelord au CHRU de Tours https://www.youtube.com/watch?v=YRmcWVya8mc



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 10 mai 2018 14:01

    @colibri

    Vous semblez confondre les autistes avec des personnes avec Trouble de la Personnalité Narcissique, ou Schizoïde, ou la psychopathie.

    je vous enjoins à revoir vos bases en psychologie parce que votre commentaire frise la psychophobie.

    Cordialement.

    un « autiste sans émotions ».



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 16 février 2018 19:00

    @EstelleAst

    En tous cas, pour ma part, j’ai pu entrer en communication avec quelques psychanalystes via Facebook et Youtube, beaucoup affichent un visage très conciliant, mais jamais aucun n’a eu le courage de reconnaître les crimes de la psychiatrie psychanalytique, soustraction d’enfants à leurs parents, enfermement des autistes en milieu psychiatrique (équivalent à une longue torture avec drogue, contentions, négations de leurs troubles physiques...)

    Il vous disent d’abord que vous devriez collaborer et dialoguer avec la psychanalyse, et puis quand vous leur rappelez ces choses, TAIAUT TAIAUT y a plus personne...

    Pas un n’a eu ce basique courage de la vérité (je dois dire que peu de psychiatres ont ce courage en général...)



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 16 février 2018 13:23

    En même temps, si ces types sont forcés d’aller sur Agoravox pour se payer le luxe de psychanalyser des mères d’enfants autistes, ça a quand même quelque chose de rassurant... :)



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 13 février 2018 11:10

    *en France il n’y a aucune enquête à l’échelle nationale



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 13 février 2018 11:07

    @ Odal GOLD

    Le Dr Ducanda prétend que ces symptômes sont indistiguables de ceux de l’autisme, parce qu’elle n’est pas capable d’identifier les véritables symptômes de l’autisme (il ne suffit pas de se référer aux catégories du DSM ou de la CIM pour acquérir « magiquement » une formation en la matière)

    En outre, les conséquences de l’emploi qu’elle fait du terme d’« autisme virtuel », j’en ai fait une liste :

    1) Confusion diagnostique (l’autisme étant une condition neurologique durable, il ne peut y avoir d’« autisme virtuel » qui se « soigne » en l’espace d’un mois)

    2) Confusion épidémiologique (en France il n’y a aucune enquête à l’échelle mondiale pour déterminer le taux de personnes autistes, les données que nous avons étant des estimations)

    3) Culpabilisation des parents d’enfants autistes accusés d’être responsables des troubles de leurs enfants

    4) Retrait aux enfants autistes des moyens de Communication Améliorées et Alternative (CAA https://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_am%C3%A9lior%C3%A9e_et_alternative) de haute technologie utilisables pour compenser les troubles de communication

    5) Spéculations politiciennes sur le coût du handicap (un handicap « virtuel » étant évidemment moins coûteux)

    6) « Effets d’annonce » et « thérapies miracles » invitant à « guérir » ou « anéantir » l’autisme, alors que ce qui manque c’est un dépistage systématique des troubles développementaux en cas de doute, une information, et une formation adéquate du personnel de santé

    ... je rappelle que le syndrôme dont le Dr Ducanda fait état existe bien et a été identifié sous le nom de Syndrôme de l’Ecran Electronique

    ... après, évidemment, il est toujours possible de dire qu’une carotte est une courgette, en fin de compte c’est un truc qu’on peut mettre au frigo et avec lequel on peut faire des soupes... pas sûr que les proches d’enfants autistes apprécient la « soupe » du Dr Ducanda cependant...



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 12 février 2018 22:30

    Effectivement, après avoir consulté les propos du Dr Ducanda, je confirme que l’on sent dans cette personne une réelle volonté de témoigner du sort de ces enfants affligés de troubles développementaux dus à l’exposition à certaines machines décrits sous le nom de Syndrôme de l’Ecran Electronique dans ce document non traduit

    https://www.psychologytoday.com/blog/mental-wealth/201207/electronic-screen-syndrome-unrecognized-disorder

    qui n’a d’égale que son ignorance totale de la nature des troubles autistiques, lesquels doivent être dépistés le plus tôt possible à l’aide d’outils psychométriques et d’interviews parentales adéquats, et non par des gens non formés à l’autisme tels qu’ ... elle-même qui se permet de remettre allègrement en question les diagnostics laissés par les Centre de Ressources Autisme (prétendant avoir éliminé les symptômes autistiques de 48 enfants diagnostiqués par les CRA, ce qui jusqu’à preuve du contraire relève quasiment d’un miracle comparable au « toucher des écrouelles »...)

    (Ducanda = Saint Louis ?)

    @ EstelleAst : inutile de converser avec des personnes qui ne savent pas distinguer des causes psycho-affectives de causes neuro-développementales

    ... ça s’apprend par l’expérience, le contact direct, ou alors une sacré formation si possible hors des frontières francophones, pays du vénéré chamane parisien Jacques Lacan pour qui les autistes qui jouent avec des trains et des tunnels rêvent de « foutre leur mère » (je cite)

    Pour info, je suis à la fois un autiste « régressif », même si ma régression est moins classique et moins spectaculaire que celles que l’on voit d’habitude puisqu’elle a eu lieu à vingt-neuf ans à cause surtout d’un stress physiologique considérable

    ... et quelqu’un qui a répondu le reste de sa vie à ce qu’on appelerait une forme d’autisme légère, le syndrôme d’Asperger.

    Donc à mon sens, l’autisme est une inflammation chronique du cerveau, avec parfois des malformations et des lésions cérébrales, possiblement accompagnée de troubles gastriques, qui se traduit avec une grande diversité comportementale, ancrée sur des bases génétiques attestées, mais non suffisantes pour expliquer les conditions les plus handicapantes.

    _d’autres le définissent comme une simple « neuro-divergence », un cerveau qui serait différent à la naissance, et réfuteront les inflammations, malformations et lésions observées... les données scientifiques disponibles ne sont pas suffisantes pour trancher.

    ... l’autisme est tout cela mais aucunement psychologique... allez relire les définitions internationales en ôtant d’abord vos lunettes psykk.

    —

    il semble utopique et dangereux de vouloir « soigner » l’autisme, en effet il est possible de diminuer les troubles cognitifs, la sensibilité sensorielle, les troubles anxieux, gastriques, et de faire rattraper à la personne son retard développemental, mais jusqu’à preuve du contraire, il s’agit d’une condition neurologique durable, qui transforme la vision du monde et ne disparaît SURTOUT pas en l’espace d’un mois par une cure anti-écrans.

    Laisser croire une telle chose, c’est piétiner la déontologie médicale.

    Parler d’« autisme virtuel » équivaut à faire l’aveu de proposer une prise en charge tout aussi « virtuelle »...

    Ce qui est peut-être le noeud du problème puisque les théories de l’« autisme virtuel » nous viennent du psychologue roumain Marius Zamfir

    https://sergetisseron.com/blog/autisme-virtuel-chronologie-d-une-epidemie-mediatique

    qui met bien en valeur l’intérêt de développer le diagnostic d’« autisme virtuel » en Roumanie, pour la raison simple que l’autisme représente un handicap qui dure toute la vie, avec un manque-à-gagner pour la force de travail du pays et qui a le mauvais goût d’augmenter les dépenses de handicap de l’Etat.

    —

    en outre, les distingués membres du COSE (dont fait partie le Dr Ducanda) ont été reçus à l’Elysée par Mme Macron qui s’inquiète de la hausse inquiétante de l’autisme en France...

    ... et donc...

    ... si l’autisme coûte trop cher, pourquoi ne pas « virtualiser » celui-ci, ainsi que les prises en charges proposées, ainsi que les AVS promises

    ... l’autisme de demain sera virtuel ou ne sera pas ?



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 8 septembre 2017 23:09

    Si certaines personnes considèrent que les personnes concernées sont le plus à même d’être aidée par... d’autres personnes concernées, j’ai un avis sur les méthodes éducatives. Je propose de partir sur un mélange de ces trois techniques :

    _la Rapid Prompting Method (qui reprend le principe de répétition développé par l’ABA en y ajoutant une dimension sensorielle ainsi que des « prompts » aptes à conserver l’attention de la personne autiste)

    _l’intervention basée sur les forces (du groupe de Montréal), afin d’éveiller émotionnellement la personne à des activités et des intérêts adaptés à son mode de cognition

    _la méthode Saccades (un langage conceptuel qui permet d’assimiler et d’exprimer les concepts et idées de façon intuitive pour les autistes)



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 8 septembre 2017 22:46

    @Mélusine7

    Effectivement, « paraît-il » les trois fondateurs des systèmes d’exploitation utilisés dans le monde (Bill Gates, Steve Jobs, Linus Torvalds) souffriraient-ils du syndrôme d’Asperger aussi...

    Ainsi, si je vous suis bien, dès que vous utilisez un système informatique vous contribuez à enfoncer un peu plus ce monde dans l’autisme. (puisqu’en vous adressant à un ordinateur vous ne vous adressez qu’à vous-même, ou peut-être à un « double » désincarné)

    C’est donc ce que vous êtes vous-même en train de faire « inconsciemment »... sauf que vous semblez, ignorante de votre propre tendance psychotique, prôner la vérité vraie.

    Technophobie, aversion de la modernité et propos affligeants de psychophobie et de sectarisme : la psychanalyse semble bien être devenue en France le meilleur outil de la psychiatrie institutionnalisante pour contrôler le corps, l’âme et l’esprit des individus.

    Apprenez que je suis autiste et que je n’ai guère besoin de vous « psychotiser » pour manifester à quel point j’ai pitié de vous : vous le faites très bien toute seule...



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 21 juillet 2017 20:48

     @Virginie Bianchini

    Bonjour. Vous faites bien d’apporter ces précisions. En effet, dans ce texte, parfois je m’exprime au premier degré, et parfois au second (prenant le parti d’un « individu lambda »). C’est dans ce sens que je faisais la lecture du terme « psychotique » comme de « grave » et « irrécupérable ». Je crois ne pas me tromper en affirmant que ces termes sont synonymes pour la plupart des gens.

    Tout d’abord pour ma part j’évite d’employer le terme « psychotique » ; même si je sais qu’il reste présent dans une classification moderne de psychiatrie (nommément, le DSM 5), puisque dans cette classification, la « psychose » est toujours conçue historiquement à partir de l’étude de la schizophrénie, si je ne m’abuse.

    Dans ce contexte, le « psychotique » signifie celui qui a, à un degré plus ou moins important, les symptômes de la schizophrénie, le tryptique hallucinations-voix-délires, destructuration du langage, du comportement + les « symptômes négatifs » à savoir repli sur soi, comportements d’évitement du monde social, diminution des facultés cognitives. (veuillez me corriger si je me trompe)

    Il est bien entendu que le terme « schizophrène » lui-même est sujet à caution car on a tendance à l’utiliser extensivement même si la personne ne manifeste qu’une partie des symptômes ci-dessus. Une personne peut tout à fait entendre des voix, avoir des visions, et donc, selon la classification DSM 5, ne sera pas considérée comme schizophrène. Au mieux comme schizotypique. Quant aux délires (cela peut aller de la « confusion mentale », à la « bouffée délirante » passagère, aux délires suscités par des causes physiologiques _manque de sommeil, faim_ ou à la prise de stupéfiants ou d’alcool) ils sont présents dans de nombreuses autres pathologies et la confusion est facile.

    La confusion est aussi possible avec d’autres troubles, en particulier le syndrôme schizo-affectif, qui est à mi-chemin entre le syndrôme bipolaire et la schizophrénie.

    En France, j’ai tendance à dire que le terme de psychose ne veut plus rien dire... c’est une conclusion à laquelle vous pouvez vous-même arriver en regardant l’emploi qui en est fait par des psychiatres ou des pédo-psychiatres d’obédience psychanalytique. Par exemple dans le site suivant http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/psychiatrie.htm ou dans la COP 13 dont vous pouvez avoir un résumé critique ici https://igorthiriez.com/2013/08/14/evaluer-les-psychoses-avec-la-cop-13-2011-%E2%99%A5%C2%BD/.

    Vous pouvez voir que le terme « psychose » n’est pas du tout équivalent, en psychanalyse, du terme « schizophrénie » ou de syndrômes approchants. Il signifie quelque chose d’origine vaguement psychologique, émotionnelle, et je suis estomaqué de la dimension que les psychanalystes donnent à ces phénomènes, dimension déshumanisante et eugéniste qui se vérifie dans l’histoire, malheureusement, 40000 malades mentaux sont décédés entre 1940 et 1944 (régime de Vichy), privés de nourriture alors que les grands médecins s’intriguaient, de ce nouveau symptôme « psychotique » qui était de manger de l’herbe. (juste un témoignage de la façon dont ce terme a été employé, et l’est toujours, pour pathologiser la personne jusqu’à justifier des actes d’exclusion et d’abandon, et des mauvais traitements).

    Oui ça serait bien que vous écriviez un livre en effet, si vous arrivez à dépasser cette honte. Pour ma part, j’éprouvais aussi cette « honte » destructrice consistant à ne pas comprendre mon syndrôme. Mais la connaissance délivre, dans ce domaine, c’est un fait. Mais il faudra s’affirmer ! Regardez le nombre de livres que l’on peut trouver dans les grandes enseignes sur le sujet des maladies mentales graves (schizophrénie et bipolarité, je sais il y en a d’autres...). Le nombre est ridicule comparé à tous les ouvrages traitant du « bien-être ».

    Si les gens savaient à quel point leur « bien-être » peut être transitoire, et à quel point la société est cruelle envers ceux qui ont le malheur d’être différents. Ils perdent tout, et c’est valable pour un pourcentage de la population de l’ordre de 1% concernant la schizophrénie à ELLE SEULE.

    En tous cas je vous félicite d’arriver à tenir debout avec vos particularités, votre neuroatypicité.

    Je serai content d’entendre parler de vos projets de spectacle comique, il me semble que cela pourrait en effet être une excellente idée.

    En outre, il se peut tout à fait que vous possédiez des traits autistiques, malheureusement, les protocoles diagnostiques ne sont à ce jour pas capables d’en rendre compte (la théorie de la « triade autistique fragmentée » étant séduisante mais à ce jour peu confirmée par les découvertes neurologiques), ou même que vous soyez autiste et schizophrène (je ne vous cache pas que les chances sont faibles, de l’ordre de 1 sur 10000 cependant).

    Merci pour vos encouragements

    Cordialement

    Copper Lebrun



  • Copper Lebrun Copper Lebrun 4 juillet 2017 20:53

    Oh si, les psychanalystes aiment certains « trucs américains », notamment ceci : https://fr.wikipedia.org/wiki/Packing ( « introduit en France dans les années 1960 par le psychiatre américain M. A. Woodbury »)