Merci Bernard pour cette réflexion et les autres. Je les lis chaque fois avec grand intérêt. Bonnes fêtes et que la Force soit avec vous ! 
Merci pour ce très bon article résumant bien le sujet
Pour info :
Article original paru le 13 juin
http://www.faz.net/aktuell/politik/arabische-welt/syrien-eine-ausloeschung-11784434.html
Là-bas si j’y suis donne également la parole aux mouvements sociaux (associations et collectifs) et à ses auditeurs, l’auriez-vous oublié ?
Dans une société où domine le tout économique et la pensée unique, il est bon d’avoir une émission de qualité qui revendique ouvertement un journalisme « objectivement » subjectif !
Du reste, les auditeurs sont suffisamment intelligents pour faire le tri des opinions et relativiser les propos.
Qu’ Enquête & Débat défende la pluralité des opinions, c’est bien et c’est son choix. Mais il y a d’autres manières que la sienne pour informer.
Que ce soit pour l’un ou pour l’autre, je souhaite qu’ils continuent à stimuler nos réflexions et notre esprit critique.
Naomi Oreskes ferait bien de rentrer en contact avec Judith Curry (son blog), Professeur, titulaire de chaire à l’Ecole de sciences de l’atmosphère et de la Terre de l’Institut de Technologie de Géorgie. Cette dernière lui expliquerait en quoi il y a matière à controverse scientifique sur les changements climatiques :
"(...) Pour ce qui concerne la question du climat et du changement global, la prise de décision peut être caractérisée comme une prise de décision en présence de profondes incertitudes. Les profondes incertitudes proviennent de notre dépendance vis-à-vis des projections des modèles climatiques lesquels sont affectés par des incertitudes et ne prennent pas correctement en compte la variabilité naturelle du climat. Il existe d’autres domaines importants qui restent encore ignorés. Notre compréhension de base est encore défaillante pour des processus physiques, chimiques et dynamiques.
Si, nous, les scientifiques, ne sommes pas humbles par rapport aux incertitudes et aux domaines que nous ignorons, nous avons une énorme capacité à induire en erreur les décideurs et à les guider vers des politiques inadaptées. L’incertitude est une information essentielle pour les décideurs."
source : http://judithcurry.com/2011/10/08/usgcrp-draft-strategic-plan
« » Théorie du complot " est devenu l’équivalent intellectuel d’un mot de cinq lettres. C’est quelque chose que les gens disent quand ils ne veulent pas que vous réfléchissiez à ce qui se passe vraiment." Noam Chomsky
Damien, je vous invite à lire le livre récemment paru Circus Politicus et à réfléchir.
@ fybu : des études récentes montrent qu’à l’échelle européenne avec des éoliennes, du solaire, le pompage-turbinage effectué dans les Alpes et la Norvège, et d’autres moyens de stockage, on peut aller bien au-delà des 70% d’énergie électrique renouvelable.
@ fybu : visiblement, vous n’y connaissez pas grand chose...
@ fybu : en cas de rejet par la population, la Commune de Sainte-Croix aurait refusé le permis de construction. Romande Energie n’aurait eu aucune chance.
Qui nie le réchauffement ? (soupir)
Sur le rapport de la Cour des comptes concernant le prix du kWh électro-nucléaire, lire les échos
Vous êtes bien mal renseigné. L’avenir nous dira.
« En tout cas, le recours aux éoliennes et au photovoltaïque est une idiotie. »
Vous êtes bien affirmatif mon brave ! Connaissez-vous les prix du kWh éolien ?
« En aucun cas, ces énergies ne sont de nature à venir remplacer le fossile ou le nucléaire. »
Encore une fois, quelle est le prix du kWh fossile ou nucléaire. Vous êtes vous posé la question de leurs évolutions dans le temps ? Fossile -> pic pétrolier => augmentation. Nucléaire -> Fukushima => augmentation
Quid des barrages en Norvège et en Suisse pour le stockage d’électricité. D’un parc automobile électrique futur comme stockage d’appoint ?
Avez-vous une idée du potentiel éolien européen couplé au photovoltaïque et au stockage ?
Alllez, laissez de côté votre cynisme et jugez du risque nucléaire en France : http://www.greenpeace.fr/nucleaire/ppi/
OK pour être dans la fenêtre des variabilités naturelles ? Il semble bien, vous n’y faites pas mention. Mon message est donc passé.
Sur le fond : des études effectuées en Asie du sud-est et ailleurs dans le monde vont dans le même sens. Les températures actuelles ont des précédents.
Pas d’accord sur vos raisonnements avec les pics et leurs synchronismes. Sur l’article concernant le sud de l’Amérique du Sud, les fortes variations ne permettent pas de trancher si plus chaud maintenant ou avant. Mais la fenêtre des variabilités naturelles n’a pas été « percée » ces dernières décennies. C’est l’essentiel.
Sur le lien à propos de Duran : très faible niveau, pas de temps à perdre pour relever les inepties.
Arrêtez dans votre parano des « scientifiques sceptiques convaincus ». Kirkby du CERN est un chercheur. Relisez le au bas de mon article.
Je ne dis pas qu’il n’y a pas de risque avec les émissions. Je dis que celui-ci a été exagéré par le GIEC.
OK pour le Chinese science bulletin, c’est effectivement que des chinois. Cela minore-t-il leurs résultats ? Je ne suis pas compétent pour juger de la qualité de la publication. Maintenant, ne sombrons pas dans une forme de néocolonialisme : ils sont capables selon moi de calquer leurs méthodes sur celles des Grudd et autres chercheurs qui ont pointé du doigt les risques liés à la méthode (dendrochronologie). Il y en a quand même qui parlent l’anglais !
Vous soulevez la question du consensus en sciences. Courtillot a bien mis en évidence ses limites avec l’exemple de la dérive des continents. Je constate depuis que je m’y intéresse (mi-2009), que de plus en plus de scientifiques invoquent des conclusions divergentes avec celles du GIEC. En Suisse, p.ex., les glaciers pourraient reprendre du volume dans les décennies à venir selon les glaciologues. (Voir tout en bas. M. Beniston est notre Jouzel/van Ypserle de service ; pas étonnant qu’il mette le holà)
http://www.nature.com/news/2010/100604/full/465677a.html
Mon propos est d’essayer de faire passer l’idée que le développement des énergies renouvelables, les économies d’électricité et l’efficacité énergétique est dans notre intérêt et que cela peut se justifier sans faire planer la Grande Peur du CO2 (la peur a toujours été le moyen utilisé pour manipuler les foules ; étant démocrate, cela me gène profondément). Pour les pays qui ont décidé de sortir du nucléaire, comme le mien, la question ne se pose même pas, c’est devenu une nécessité à moyen terme.
En Allemagne, le charbon est utilisé avec le gaz naturel pour effectuer la transition vers les énergies renouvelables pour produire à l’horizon 2030-2050 80% et plus du mix électrique (avec différents systèmes de stockage). Il y a la crise économique, mais si vous vous renseignez bien, le prix du courant électrique produit avec les éoliennes est compétitif dans les régions côtières à fort vent. Pour le solaire, vous avez raison. Plusieurs états ne peuvent plus le subventionner au même niveau qu’avant. Mais là encore, il faut tenir compte de la baisse des prix. L’Europe a tout intérêt à développer les nrj renouvelables. C’est ce qu’elle est entrain de faire, en plus avec le développement des grands réseaux électriques (supergrids).
Avec l’augmentation du CO2, il y a le risque d’une acidification des océans. Mais d’autres problématiques existent, indépendamment des gaz à effet de serre, comme l’azote réactif (typiquement NH3) d’origine industrielle :
"(...) Cet azote en excès provoque des problèmes environnementaux dont certains sont connus depuis longtemps en milieu urbain et agricole (pollution de l’air, contamination des eaux). Tout récemment, par le biais d’une analyse isotopique, une équipe américano-canadienne a pu mesurer une augmentation significative de l’azote réactif d’origine industrielle, depuis les années 1890, dans les sédiments de 25 lacs situés dans des régions inhabitées d’Amérique du Nord et de l’Arctique (G. Holtgrieve & al., Science, vol. 334, p. 1545, 16 décembre 2011). Ces résultats témoignent de l’ampleur globale du problème, puisque des régions éloignées de toute activité humaine se trouvent également affectées. Les effets à long terme de cet excès d’azote sur le fonctionnement des écosystèmes demeurent largement incompris. Mais il ne fait guère de doute que la gestion globale des flux d’azote d’origine humaine va constituer l’un des enjeux majeurs des prochaines décennies." Suren Erkman, Faculté des géosciences et de l’environnement université de Lausanne, in Le Temps, 11 janvier 2012
Plus sérieusement, ne soyez pas naïf. Décrochez un financement pour une recherche scientifique de 3-4 ans ou plus, en cette période de profonde crise, c’est pas facile ! Laisser entendre que vous œuvrez pour sauver le Monde, c’est très sexy.
Concentrez-vous sur les faits, les observations scientifiques plutôt que sur les prévisions. Et usez de votre esprit critique, une formidable énergie renouvelable (dont le rendement s’améliore avec le temps) !
Merci pour votre commentaire. On partage globalement le même point de vue, même si une rivière nous sépare !
Attendons effectivement avant de conclure. Ce qui ne nous empêche pas de bouger nos fesses comme indiqué dans l’article et plus généralement de limiter la destruction des ressources in extenso.
Mais quand même, l’étude sur le Groenland est très explicite. Il suffit de regarder la figure principale http://www.pensee-unique.fr/images/kobashi1.jpg .
Sur le Chinese science bulletin, j’aimerai connaître vos sources. Cette revue fait partie du groupe Springer.
Enfin sur celle concernant le sud de l’Amérique du Sud, le plus important est de savoir qu’elle a été publié dans une revue de référence. Le reste, franchement, on s’en f... 
Scoop : Jasper Kirkby, resp. du projet CLOUD au CERN consomme quasi-quotidiennement du pétrole ! 
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