J’avoue que la connerie de Zen m’a fait marrer. Quand j’ai cliqué sur le lien, je n’ai pu m’empêcher de retenir un éclat de rire. C’est du second degré tout cela, hein...
« Tarantino n’a effectivement que la vengeance aux lèvres comme vertu et culture principale : c’est dire la faiblesse de sa pensée et en quoi il n’a pas à servir de modèle dans ce bas monde. »
L’importance du thème de la vengeance dans l’oeuvre de Tarantino n’est en rien une quelconque « faiblesse de sa pensée » mais témoigne du respect du metteur en scène pour les séries B et Z qu’il admire et recycle génialement. En effet, si on y regarde de plus près, la plupart des westerns spaghettis, des films d’arts martiaux de la Shaw Brothers, des films sur la Seconde Guerre mondiale que citent Tarantino dans ses oeuvres, ne proposent pratiquement que des intrigues basées sur une vengeance. C’est le cas de deux films cités dans l’article : Il Etait une fois dans l’ouest, bien sûr, et Les Douze Salopards dans une moindre mesure (une poignée d’hommes se venge contre toutes les formes d’autorité de ce bas monde, notamment militaire et politique). Bref, ce poids de la vengeance n’est pas une question de culture et de vertu ; c’est une question de cinéma, tout simplement. La vengeance est un thème sacrément cinématographique et Tarantino le prouve une fois de plus avec Inglourious basterds.
Lequel est d’ailleurs un grand film. Grand film populaire qui est bien parti pour cartonner, vu l’excellent bouche-à-oreille dont il bénéfice. Hier, à la fin de la séance, la salle, quasiment pleine, a applaudi allègrement, chose que je ne me souviens pas avoir vue une seule fois dans ma vie. Avec ses scènes fortes, ses dialogues brillants, la finesse de son humour, sa structure ingénieuse, Inglourious Basterds mérite amplement ce succès qui se dessine.
@ amonpetitavis
Ah bon ? Ben il fallait la déceler l’ironie, hein ! La prochaine fois que vous ironisez, je vous invite à placer davantage de signaux qui permettront de saisir le second degré de vos paroles. Toutes mes excuses pour vous être rentré dedans, en tout cas.
« Benji27, je vois que vous êtes parfaitement dans l’esprit de Mai68, c’est-à-dire le « je jouis quand je veux, avec qui je veux et ou je veux ». Continuons comme ça et l’on arrivera à faire un darwin à l’envers. Après des millénaires de différenciation du singe, l’Homme tendra à se rapprocher du singe. La libération sexuelle étant parfaite lorsque nous n’arriverons plus à faire la distinction entre un homme et un bonobo. »
En lisant ces lignes éblouissantes, je dirais plutôt que c’est en laissant des petits réacs frustrés cracher leurs invraisemblables conneries qui font honte à l’intelligence humaine, que nous n’arriveront plus à faire, un jour ou l’autre, la distinction entre un homme et un bonobo.
« la loi de 1905 n’interdit pas les signes religieux dans les espaces publics »
Sûrement que si ! Là encore, il faut vous mettre au courant. La loi de la séparation des Eglises et de l’Etat, ce n’est pas juste la mise à distance de l’église catholique. Elle organise aussi la vie en communauté autour de tout un tas d’applications concrètes. Par exemple, les fonctionnaires n’ont pas le droit de porter les vêtements religieux. De même, les signes religieux sont interdits dans les écoles publiques (loi de 2004, approuvé par la Cour européenne des droits de l’homme).
@ Roungalashinga
« Quel est ce nouveau modèle de société que vous nous proposez ? »
Le modèle de société que je défends n’est en rien nouveau puisqu’il existe depuis 1905, très exactement. Il serait peut-être temps de vous mettre au courant... Je pose la question suivante, qui peut ouvrir à un débat : ceux pour lesquels le port de la burqa ne pose pas problème ne seraient-ils pas avant tout, plus simplement, des gens qui connaissent mal leur histoire et, surtout, l’évolution des institutions françaises ?
« Est-ce qu’on aura le droit d’arborer un tee-shirt du Che ou de ACDC dans la rue quand même ? »
Le Che ou AC/DC sont des entités religieuses autour desquelles est organisé un culte et défini des dogmes ? Non. Donc évitez de faire l’âne pour avoir du son.
Le Gus : « La logique ne se résume pas à du 1 ou 0, parfois c’est +1, 0, -1 ou une multitude d’autres configuration. »
Qu’il est amusant de lire ceci de la part d’une personne qui explique sérieusement plus haut que les défenseurs de l’interdiction de la burqa sont forcément des islamophobes... Avec un tel raccourci, on est à quelle valeur, là ? + 1 ? - 1 ?
@ Le Gus : « Que les non-croyants respectent les croyants, en ne leur interdisant pas l’expression de leur foi. »
Eh bien, vous, vous allez encore devoir faire des efforts pour comprendre.
Si interdiciton de la burqa il y a, ce sera uniquement dans l’espace public, l’espace du vivre-ensemble. Chez elle, la personne fera ce qu’elle désire ! Bref, il ne s’agira même pas d’une interdiction à proprement parler, mais plutôt d’une mise au point républicaine et laïque.
Un article qui a le mérite de dénoncer cette immense supercherie que représente Philippe Manoeuvre, lequel serait une encyclopédie vivante du rock et refléterait l’esprit rock par excellence. Où l’ai-je vu la dernière fois, ce Manoeuvre, au fait ? Ah oui : sur le plateau de l’émission « La Nouvelle Star ». Soit le rock est tombé bien bas soit Manoeuvre se trouve très haut dans l’imposture...
« Comment on respecte les croyances si on interdit aux croyants de sortir de chez eux ? »
Les croyants ont le droit de sortir de chez eux. Sauf que lorsqu’ils sortent de chez eux, ils doivent avoir conscience qu’ils sont d’abord des citoyens avant d’être croyants, d’abord les membre d’une cité avant d’être les membres d’une secte.
Que les non-croyants doivent respecter les croyants, c’est normal ; mais c’est un effort qui doit être fait aussi dans l’autre sens...
« Par contre je trouve que son interdiction est un acte islamophobe politiquement correct. »
Vous êtes trop péremptoire. Entre l’interdiction et l’islamophobie, il existe tout un éventail de jugements, de postures, de sentiments sur lesquels vous devriez vous arrêter un peu au lieu d’être aussi catégorique.
Par exemple, me concernant, je suis contre le port de ce vêtement atroce qu’est la burqa. Suis-je un odieux islamophobe pour autant ? Non. Car je réclame en même temps la disparition, dans l’espace public, de toute tenue religieuse de cet ordre : la coiffe de la nonne, la soutane du curé, la kippa du juif, le turban du sikh, etc.
Aussi, prôner la suppression de la burqa peut entrer dans une démarche purement tolérante et républicaine. Le raisonnement est simple : vous, les croyants, vous avez le droit d’agir comme bon vous semble chez vous et dans votre lieu de culte, mais dès que vous vous retrouvez dehors, c’est-à-dire dans cet espace public qui sert de lieu de vie à la totalité de la population, vous n’avez plus le statut ou l’étiquette habituelle que vous octroie votre religion. Vous devenez un CITOYEN COMME TOUT LE MONDE !
LeGus : « Et oui, comme je le répète inlassablement, ce n’est rien d’autre qu’un terrain de jeu pour le racisme politiquement correct. »
Ben oui, LeGus, quelqu’un qui est contre le port de la burqa est forcément un raciste, un xénophobe, une islamophobe, etc. Votre sens de la nuance est en tout point remarquable, Monsieur.
@ Nobody knows me
La phrase que vous avez citée est avant tout une pique humoristique plutôt qu’une affirmation se voulant réfléchie et constructive. Comment quelqu’un d’aussi pertinent que vous ne s’en est-il pas aperçu ?
« Incroyable John, je vous ai plussé...tout arrive. »
Je ne sais pas si je dois m’en féliciter... J’ai trop peur de me retrouver avec une burqa sur la tête ! (LOL)
Un sujet comme celui-ci mériterait d’être traité d’une manière plus rigoureuse, mature et documentée que cette succession sentimentaliste de lapalissades digne d’un numéro du Nouveau Détective.
« d’ailleurs le rapprochement entre ces derniers et MJ au niveau de leur score est à mettre en perspective. »
Tout à fait. C’est drôle : en lisant cette phrase, j’étais en train d’écouter « Say say say », son duo avec McCartney.
« Ouais, c’est quand même pas le producteur qui va chanter et danser ! »
En ce qui concerne le chant et la danse, je n’enlève aucun mérite à Michael Jackson, c’est clair. Sur le plan musical, en revanche... L’année dernière, un autre artiste afro-américain est mort, Isaac Hayes, un type qui a mille fois plus innové que Jackson et Jones réunis, et presque personne n’en a parlé...
« Euh nan c’est pas ca le role du producteur »
Je suis désolé mais dans le domaine de la musique, le producteur intervient dans le processus musical. Il est même un acteur fondamental de l’identité d’un album ou d’une chanson. Il n’est pas seulement là pour s’occuper de tout ce qui est de l’aspect « star » et marketing.
@ Martid
Même si une composition est bonne, sans un producteur qui sent bien les choses et qui sait fournir à la chanson l’habillage musical qui lui faut, elle n’atteindra pas des sommets... C’est le rôle qu’a joué Quincy Jones aurprès de Jackson. Rôle crucial, cela va sans dire...
Léon : « un très bon arrangeur en la personne de Quincy Jones »
Il est clair que sans ce génie absolu qu’est Quincy Jones (je vous invite à écouter au passage ces deux albums fabuleux que sont « Summer in the city » et « Quintessence »), Michael Jackson n’aurait pas marqué les consciences comme il l’a fait sur le plan musical. Il faut rendre à César ce qui est à César, hein ! Pour paraphraser Don Salluste dans Ruy Blas, Quincy était la main et Michael juste le gant.
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