• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Les commentaires de Pierre93



  • Pierre93 9 mai 2010 11:03

    Un personnage historique CLEF pour l’existance d’Israel, intéressant, et peu connu, que vous devriez intégrer à votre réflexion. En fait en14-18 les Anglais avait à la fois promis l’indépendance aux Palestiniens et la Palestine aux Sionistes. D’où la double frustration...
    "Arthur Balfour

    Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
    Aller à : Navigation, rechercher
    Arthur Balfour

    Arthur James Balfour (25 juillet 1848 – 19 mars 1930), 1er comte de Balfour, Premier ministre du Royaume-Uni et chef du parti conservateur, célèbre pour son action en tant que ministre des Affaires étrangères pendant la Première Guerre mondiale.

    Né à Whittingehame, en Écosse (East Lothian), il siégea à la Chambre des communes dans les rangs unionistes (conservateurs) de 1874 à 1905.

    Il devint premier lord au Trésor et chef de la majorité gouvernementale à la Chambre des communes en 1891.

    Lorsque son oncle, Robert Arthur Talbot Gascoyne-Cecil, 3e marquis de Salisbury, se retira en juillet 1902, Balfour prit la tête du gouvernement. Des dissensions à l’intérieur du parti unioniste provoquèrent sa chute en décembre 1905.

    La Première Guerre mondiale ayant éclaté, il oublia les querelles de parti et entra dans le premier cabinet de coalition dirigé par le Premier ministre Herbert Henry Asquith en 1915, en tant que premier lord de l’Amirauté. Lorsque David Lloyd George devint Premier ministre en décembre 1916, Balfour fut nommé au ministère des Affaires étrangères.

    Chargé d’obtenir le soutien des États-Unis aux puissances alliées, il dirigea, en 1917, la mission de guerre britannique en Amérique du Nord.

    En novembre 1917, il publia une lettre d’intention, devenue célèbre sous le nom de déclaration Balfour, qui indiquait que le Royaume-Uni favoriserait la création en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif. Il a été dit que l’objectif était de rallier le soutien de la communauté juive américaine à l’entrée en guerre des États-Unis au côté des alliés. Cependant, les U.S.A sont entrés en guerre le 2 avril 1917, tandis que la déclaration a été faite sept mois plus tard (le 2 novembre 1917). Néanmoins, durant cette période la Grande-Bretagne a mené une politique ambiguë visant à la fois, à rallier les Arabes de Palestine (contre l’Empire Ottoman) et les Juifs d’Amérique (contre l’Allemagne). Pour cela, la Grande-Bretagne promit à la fois l’indépendance au palestiniens et un état juif en Palestine aux Juifs du monde entier. La déclaration Balfour s’inscrit dans le cadre de cette diplomatie. Il a également été avancé que Lord Balfour avait de la sympathie pour un courant idéologique appelé sionisme chrétien.

    Après la Première Guerre mondiale, il représenta son pays à la conférence de paix de Versailles, en 1919 (voir Traité de Versailles (1919)), puis l’année suivante, à la première conférence de la Société des Nations, et dirigea la délégation britannique à la conférence de Washington en 1921.

    En reconnaissance de ses services, Balfour fut nommé chancelier de l’Université de Cambridge en 1919. En 1922, il fut fait Ier comte de Balfour.

    Il fut Président de la British Academy de 1921 à 1928. »

    ">


  • Pierre93 9 mai 2010 10:55

    Ont-ils changé ? Dans le moindre des stages de survie on apprend à ne pas nager contre le courant mais à l’utiliser. En 2012 ils auront probablement leur carte, à jour, du PS.



  • Pierre93 9 mai 2010 10:50

    Selon Shlomo SANS qui cite Ben Gourion, les Palestiniens sont les descendants des Paysans Hébreux qui grattaient la terre ou vivaient de petits métiers comme décrit du temps du Christ dans les textes ou même des prostituées existaient pour dire. Il faut étudier na nature sociologique de la colonisation ou les colons, en particulier les Ashkénazes étaient très souvent des intellectuels (enseignants, médecins, ingénieurs, etc...). Ces problèmes sont d’ailleurs toujours vivants comme selon cette anodine mais significative dépèche de GUYSEN "

    Mercredi 7 avril 2010 à 15:19 Cour suprême : une école ultra-orthodoxe condamnée pour outrage à magistrat La Cour suprême a condamné un centre éducatif indépendant, qui dirige des écoles ultra-orthodoxes pour outrage à magistrat devant son incapacité à obliger les élèves ashkénazes de l’école de filles Beit Yaakov à Emmanuel à se rendre en classe. Le centre devra payer une amende de 5000 shekels pour chaque jour de non-obéissance aux injonctions du tribunal. Les parents des filles élèves de l’établissement refusent d’envoyer leurs filles étudier aux côtés d’élèves non-ashkénazes."


  • Pierre93 9 mai 2010 10:29

    http://www.nytimes.com/2010/05/06/us/politics/06jews.html?pagewanted=2&ref=homepage&src=me

    On Israel, Jews and Leaders Often Disagree"Un article passionnant du New York Times qui explique que 80% des Juifs Américains ont voté OBAMA mais, ont de l’affection pour Israel, mais encore ne se sentent pas du tout en phase avec le gouvernement d’extrème-Droite qui dirige actuellement ce pays. En fait ce gouvernement est dangereux pour les Juifs de la Diaspora car il donne à l’étranger une image répugnante de la communauté, de par ses excès. Quand à BHL ; il n’existe que grâce à son inféodation totale.


  • Pierre93 3 mai 2010 16:52

    « Au cours d’une longue mission professionnelle en Israël, au début des années 80 et alors que l’on restituait le Sinaï aux Égyptiens, j’ai pu rencontrer des Israéliens Juifs Francophones mais laïcs qui m’avaient doctement expliqué quelques vérités sur Israél et ses occupants ; en particulier leur incroyable hétérogénéité. D’abord peuplé de Palestiniens et d’Arabes (Chrétiens ou musulmans), de Druzes et de Juifs. Les Juifs étant eux même d’origine Ashkénaze ou Séfarade, immigration ancienne ou récente, pratiquants ou laïcs, riches ou pauvre, de droite ou de gauche, Sionistes ou anti-sionistes, etc.... bref d’une palette incroyablement complexe qui est en fait artificiellement soudée par la haine de l’Arabe ou la menace extérieure. D’où sa prédiction »Le jour ou ce pays sera en paix avec ses voisins il implosera en de multiples guerres civiles« . Trente ans après cette analyse est toujours d’actualité, comme cette simple dépêche de Guysen.news en témoigne... »

    Mercredi 7 avril 2010 à 15:19 Cour suprême : une école ultra-orthodoxe condamnée pour outrage à magistrat La Cour suprême a condamné un centre éducatif indépendant, qui dirige des écoles ultra-orthodoxes pour outrage à magistrat devant son incapacité à obliger les élèves ashkénazes de l’école de filles Beit Yaakov à Emmanuel à se rendre en classe. Le centre devra payer une amende de 5000 shekels pour chaque jour de non-obéissance aux injonctions du tribunal. Les parents des filles élèves de l’établissement refusent d’envoyer leurs filles étudier aux côtés d’élèves non-ashkénazes."


  • Pierre93 14 mars 2010 15:06

    C’est une constante de la politique des USA de contrôler tous les organismes « internationaux », FMI, OMC, ONU, AIEA, etc... pour donner une apparence démocratique à leur politique Impériale. C’est brillamment décrit par Jean ZIEGLER dans ses différents ouvrages.



  • Pierre93 14 mars 2010 12:57

    Pendant que le « Monde Occidental » est dominé par les USA, eux-même dominés par leurs lobbies-militaro-Industriel (Irak, Afghanistan, Pakistan, bientôt Iran) et Financier (Goldman Sachs), la Chine avance.

    " Modèle ou pas, la Chine suit sa propre voie

    Alors que la Chine a effectué une très bonne performance pendant la crise financière, la pire que le monde ait connue depuis la Grande Dépression des années 1930, sa trajectoire de développement, qui se résume comme modèle chinois, est devenue l’un des sujets les plus fascinants pour les économistes et les universitaires.

    QU’EST-CE QUE LE MODÈLE CHINOIS ?
    Cette phrase est issue d’un ouvrage qui s’appelle « Consensus de Beijing » (« Beijing Consensus »), et elle est utilisée pour résumer la montée du « miracle chinois » au cours des dernières décennies. Joshua Cooper Ramo, un universitaire né aux Etats-Unis, est convaincu que la Chine avait une voie de développement qui convenait aux conditions de la nation et aux besoins de la société, car elle vise l’équité sociale et la croissance de qualité.

    Son explication dans « Consensus de Beijing » indique que ce qui se passe actuellement en Chine pourrait servir de modèle non seulement pour la Chine elle-même, mais pourrait être aussi une occasion de refaire l’ensemble du développement international, de l’économie, de la société, et par extension, de la politique dans le monde.

    Ramo a donné trois caractéristiques principales, qui sont les signes distinctifs du «  modèle chinois », ou le consensus de Beijing, - une volonté implacable d’innover et d’expérimenter, une défense des frontières et des intérêts nationaux sans compromis, et l’accumulation très réfléchie de la projection de puissance et des outils asymétriques.

    Beaucoup d’économistes ont attribué le succès économique de la Chine à une combinaison d’approches non conventionnelles du développement - une combinaison de régimes de propriété mixte, l’intervention du gouvernement à chaque étape des réformes et l’esprit d’expérimentation.

    Zhang Yu, professeur à l’Ecole de l’Economie à l’Université Renmin de Chine, a indiqué que le concept du « modèle chinois », se répand aux systèmes de base et aux mesures politiques que la Chine avait adoptées dans le cadre de la réforme et de l’ouverture au cours des trois dernières décennies, notamment la réforme économique, le développement et l’ouverture économique combinée au socialisme avec des caractéristiques chinoises.

    UN MODELE CHINOIS ?
    Dans le dictionnaire, le mot « modèle » est défini comme « une norme ou un exemple à imiter ou à comparer » Peut-on appeler « modèle » la voie de développement de la Chine ?

    Depuis que la Chine a entamé sa réforme et son ouverture en 1978, le pays est resté déterminé à se frayer un chemin qui est propre à lui en se servant de la méthode surnommée « traverser la rivière à tâtons ». Le sens de cet idiome, c’est de libérer l’esprit des gens, réformer et devenir innovant.

    A la suite de cette idéologie, la Chine a connu une transformation d’une société fermée ou semi-fermée vers une société qui s’intègre complètement dans le paysage mondial, d’une économie agricole vers une économie industrielle et d’une économie planifiée vers une économie de marché. Par ailleurs, durant ce processus de transformation, la Chine a vraiment construit sa propre voie, a déclaré Zhou Ruijin, l’ancien rédacteur en chef adjoint du Quotidien du Peuple, le journal officiel du Parti communiste de Chine.

    Au cours des trois dernières décennies, l’économie chinoise a connu un taux de croissance annuel d’environ 10%. En 2008, le pays a dépassé l’Allemagne pour devenir la troisième puissance économique mondiale après les Etats-Unis et le Japon. En 2009, elle a dépassé l’Allemagne en devenant le premier exportateur du monde.

    En plus de l’essor économique, la Chine a vu réemployés 30 millions de travailleurs, qui ont été licenciés, 50 millions de paysans partis dans les villes de la campagne, et 120 millions de travailleurs ruraux qui subsistent entre les villes et les campagnes. Toutefois, « la Chine a réussi à maintenir sa stabilité pendant la transition sans connaître de véritables turbulences, ce qui fait refléter le miracle dans son modèle de développement », a indiqué Zhou.

    Toutefois, Zhao Qizheng, qui est membre de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) et porte-parole de la session annuelle du Comité national de la CCPPC actuellement en cours, n’est pas d’accord avec le concept du modèle chinois. « Le cas de la Chine est une expression plus appropriée, car le terme « modèle » signifie quelque chose qui peut être échantillonné ou copié », a indiqué Zhao. « Cependant, la Chine n’a jamais voulu être un exemple pour qui que cela soit ».

    Li Junru, l’ancien vice-président de l’Ecole du Parti communiste chinois du Comité central, a fait écho du point de vue de Zhao, en affirmant que «  La Chine est toujours impliquée dans le processus de réforme et de développement, et son système n’a pas été finalisé, ni mis au point complètement ».

    « C’est contra-factuel et dangereux de fixer un modèle chinois dans telles circonstances », a déclaré Li, qui est également membre du CCPPC.

    LA POURSUITE DE LA REFORME
    Malgré les débats houleux dans le milieu universitaire, le gouvernement chinois garde un profil bas sur la question.

    Ce genre de débats – « modèle ou pas » et « exportable ou non » - n’influera aucunement sur la détermination de la Chine à élaborer et poursuivre son propre cours, selon les analystes.

    Martin Jacques, l’auteur de « Quand la Chine dirige le monde » (« When China Rules the World »), a déclaré que la conscience des difficultés à affronter en Chine était « très impressionnante ».

    « Je pense que la Chine a été extraordinairement auto-disciplinée, consciente et attentive sur la façon dont elle s’est comportée, notamment depuis la fin des années 1970, le début de la période des réformes », a-t-il indiqué.

    La psychologie aiderait le développement à long terme de la Chine, car le pays était encore en développement avec plusieurs défis et incertitudes qui lui sont posés, a-t-il indiqué.

    Bien que la Chine ait réussi à récupérer, la crise financière a également révélé des problèmes qui sont profondément enracinés dans l’économie chinoise, et de ce fait, la restructuration de l’économie pour qu’elle soit plus orientée sur le marché intérieur reste une tâche urgente pour le gouvernement chinois.

    «  La Chine va approfondir les réformes dans les secteurs clés et s’efforcera à faire de nouvelles avancées », a déclaré le Premier ministre Wen Jiabao dans son rapport d’activité du gouvernement, qui a été présenté à l’Assemblée populaire nationale, l’organe législatif suprême du pays.

    « Les réformes que nous entreprenons sont complètes, avec notamment des transformations dans les systèmes économiques et politiques, ainsi que des changements que nous effectuons dans tous les autres secteurs », a déclaré Wen.

    Le Premier ministre s’attend à ce que l’année 2010 soit « une année cruciale mais complexe » pour la Chine, car le pays continue à lutter contre la crise financière tout en transformant ses modes de développement économique."
    Source : Le quotidien du peuple en ligne





  • Pierre93 14 mars 2010 09:46

    Un nouveau problème va se poser pour les Israéliens maintenant qu’il est devenu territorialement impossible de créer un Etat Palestinien, que faire des indigènes Palestiniens, les mettre dans des réserves ?

    « Un État palestinien est devenu impossible »

    Par Adrien Jaulmes
    06/01/2010 | Mise à jour : 17:15

    Réactions(351)

    .

    — >

    Sari Nusseibeh en mai 2009, lors d’une cérémonie à l’université de Louvain. Crédits photo : AFP
    INTERVIEW - Pour le pacifiste palestinien Sari Nusseibeh, Israël n’aura bientôt d’autre choix que d’intégrer sa population arabe.

    Sari Nusseibeh, doyen de l’université al-Qods à Jérusalem et intellectuel palestinien engagé, avait été l’auteur en 2002 d’un plan de paix cosigné avec Ami Ayalon, ex-chef du Shin Bet, le service de sécurité israélien.

    LE FIGARO. - La question de Jérusalem, qui a ressurgi en 2009, ne complique-t-elle pas la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens ?

    SARI NUSSEIBEH. - Tout le monde n’a eu de cesse de reporter la question de Jérusalem. On redécouvre soudain que c’est sans doute le principal problème. Et aussi que les données de ce problème ne sont plus les mêmes. Alors que les négociateurs travaillaient dans leur bulle à une solution de paix, la ville a profondément changé : la situation de 1967 n’existe plus aujourd’hui, et le partage est devenu beaucoup plus difficile.

    Quels sont ces changements ?

    Géographiquement, la surface de l’agglomération est passée de 20 km² à 50 km² : dans cette grande Jérusalem, les Israéliens ont construit à l’est 13 nouveaux quartiers, où vivent à présent 250 000 Juifs, reliés entre eux par des voies rapides. Ils entourent les secteurs arabes de Jérusalem-Est et les séparent les uns des autres. Les Israéliens ont aussi créé de toutes pièces le concept de la « cuvette sainte », qui regroupe le quartier musulman de la Vieille Ville et les quartiers avoisinants, qui forment le noyau de la Jérusalem arabe. Ils y mènent une politique active d’expulsions, de destructions et d’expropriations, rendant de plus en plus difficile une éventuelle partition de Jérusalem.

    La solution de deux États est pourtant soutenue par le monde entier ?

    En 1967, l’un des premiers partisans de la solution à deux États était Uri Avneri (figure historique de la gauche pacifiste israélienne). Il n’avait à l’époque aucun soutien. Quatre décennies plus tard, ses idées ont eu un immense succès, puisqu’elles sont aujourd’hui partagées par le monde entier, jusqu’au président américain. Mais, pendant ce temps, la possibilité de créer deux États s’est évanouie. Même si je n’exclus pas la possibilité d’un miracle, je ne considère personnellement plus cette perspective comme réalisable.

    C’est le résultat de la politique de colonisation israélienne ?

    Les Israéliens ont appliqué en Cisjordanie la même politique qu’à Jérusalem. Cette extraordinaire ingéniosité coloniale s’est faite au détriment des populations. Les sionistes ont réussi en termes de béton et de macadam, de ce point de vue, ils existent. Mais en ce qui concerne la chair et le sang, ils restent des étrangers. Plus ils réussissent à bétonner, moins ils parviennent à créer une vraie démocratie et à s’enraciner dans la région.

    Que vont devenir les Palestiniens sans État ?

    Nous sommes toujours là, et c’est un paradoxe : en 1948, les Israéliens voulaient créer un État sans Palestiniens, et ils étaient presque parvenus à les chasser. En 1967, leur victoire a réunifié les réfugiés avec ceux qui étaient restés en Israël. Nous étions dispersés, ils nous ont réunis. Les Israéliens sèment leur propre échec par leurs succès. La colonisation de Jérusalem et de la Cisjordanie, qui rend impossible une solution à deux États, va obliger Israël à cohabiter avec une importante population arabe et à remettre en cause son système démocratique.

    Pourquoi les Palestiniens ont-ils échoué ?

    Nous avons échoué, c’est vrai, en partie à cause de notre incapacité à négocier, ou à comprendre la négociation, et en partie à cause de notre corruption. Pis encore, en jouant à la politique, en courant après un État, nous avons laissé se dégrader de façon considérable les conditions de vie de notre population. Il y a vingt ans, les Palestiniens de Gaza n’avaient aucun droit politique, mais ils pouvaient se rendre en Cisjordanie, ou même à Tel-Aviv, pour y travailler, aller à la plage, au restaurant. Mais nous avons aussi échoué à cause de l’autre partie, qui ne voulait rien nous donner. Aujourd’hui, la dynamique israélienne va à l’encontre de toute concession. Ils ne voient plus la nécessité d’un compromis. Les Israéliens ne pensent plus que de façon machiavélique, considérant que la force est la seule chose importante, qu’elle est la seule garantie de leur survie. Pourquoi seraient-ils intéressés par des négociations ?

    Votre plan de paix conçu avec Uri Avneri est-il encore réalisable ?

    J’en ai proposé plusieurs ! Le meilleur était sans doute celui que j’avais envisagé dans les années 1980, en demandant qu’Israël annexe purement et simplement les Territoires palestiniens. Au lieu de ça, ils ont pris le territoire, mais nous ont laissés sans droits. J’ai donc travaillé, avec Ami Ayalon, sur la solution de deux États. Nous nous étions mis d’accord autour de six principes, que nous avions choisis parmi les concessions les plus douloureuses, pour que tout le monde les voie bien et que les gouvernements soient contraints à les accepter. Jérusalem figurait parmi ces points. C’est à cette époque que Mahmoud Abbas a signé la Feuille de route, en 2003. Je pensais déjà que c’était une erreur.

    Que préconisez-vous aujourd’hui ?

    Le dernier plan que j’ai proposé est une lettre que j’ai envoyée il y a six mois à Obama et à George Mitchell. Je leur propose d’arrêter immédiatement des négociations devenues inutiles : toutes les questions ont été plus ou moins réglées, ne restent que les points insolubles. À la place, les États-Unis devraient proposer eux-mêmes la solution aux problèmes restants. Chaque camp proposerait ce plan par référendum à sa population. Le vote aurait lieu le même jour, et la réponse serait conditionnée à l’acceptation de l’autre partie.

    Quelle perspective reste-t-il aux Palestiniens ?

    Ma prochaine proposition sera de demander à Israël de nous annexer, en nous acceptant comme des citoyens de troisième catégorie. Les Palestiniens bénéficieraient des droits élémentaires, le mouvement, le travail, la santé, l’éducation, mais n’auraient aucun droit politique. Nous ne serions pas des citoyens, seulement des sujets.



  • Pierre93 13 mars 2010 15:46

    Pour ceux qui s’intéressent à essayer de comprendre ce qui se passe en Israël, outre la lecture des écrits de l’historien Juif Israélien Shlomo SAND, il est aussi important de s’intéresser aux manoeuvres Britanniques lors de la 1ére guerre mondiale qui ont promis à la fois l’indépendance aux Palestiniens et la Palestine aux Sionistes.-----------------------

    Arthur Balfour Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
    Arthur Balfour

    Arthur James Balfour (25 juillet 1848 – 19 mars 1930), 1er comte de Balfour, Premier ministre du Royaume-Uni et chef du parti conservateur, célèbre pour son action en tant que ministre des Affaires étrangères pendant la Première Guerre mondiale.

    Né à Whittingehame, en Écosse (East Lothian), il siégea à la Chambre des communes dans les rangs unionistes (conservateurs) de 1874 à 1905.

    Il devint premier lord au Trésor et chef de la majorité gouvernementale à la Chambre des communes en 1891.

    Lorsque son oncle, Robert Arthur Talbot Gascoyne-Cecil, 3e marquis de Salisbury, se retira en juillet 1902, Balfour prit la tête du gouvernement. Des dissensions à l’intérieur du parti unioniste provoquèrent sa chute en décembre 1905.

    La Première Guerre mondiale ayant éclaté, il oublia les querelles de parti et entra dans le premier cabinet de coalition dirigé par le Premier ministre Herbert Henry Asquith en 1915, en tant que premier lord de l’Amirauté. Lorsque David Lloyd George devint Premier ministre en décembre 1916, Balfour fut nommé au ministère des Affaires étrangères.

    Chargé d’obtenir le soutien des États-Unis aux puissances alliées, il dirigea, en 1917, la mission de guerre britannique en Amérique du Nord.

    En novembre 1917, il publia une lettre d’intention, devenue célèbre sous le nom de déclaration Balfour, qui indiquait que le Royaume-Uni favoriserait la création en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif. Il a été dit que l’objectif était de rallier le soutien de la communauté juive américaine à l’entrée en guerre des États-Unis au côté des alliés. Cependant, les U.S.A sont entrés en guerre le 2 avril 1917, tandis que la déclaration a été faite sept mois plus tard (le 2 novembre 1917). Néanmoins, durant cette période la Grande-Bretagne a mené une politique ambiguë visant à la fois, à rallier les Arabes de Palestine (contre l’Empire Ottoman) et les Juifs d’Amérique (contre l’Allemagne). Pour cela, la Grande-Bretagne promit à la fois l’indépendance au palestiniens et un état juif en Palestine aux Juifs du monde entier. La déclaration Balfour s’inscrit dans le cadre de cette diplomatie. Il a également été avancé que Lord Balfour avait de la sympathie pour un courant idéologique appelé sionisme chrétien.

    Après la Première Guerre mondiale, il représenta son pays à la conférence de paix de Versailles, en 1919 (voir Traité de Versailles (1919)), puis l’année suivante, à la première conférence de la Société des Nations, et dirigea la délégation britannique à la conférence de Washington en 1921.

    En reconnaissance de ses services, Balfour fut nommé chancelier de l’Université de Cambridge en 1919. En 1922, il fut fait Ier comte de Balfour.

    Il fut Président de la British Academy de 1921 à 1928.







  • Pierre93 11 mars 2010 16:16

    La liaison Sarkozy/Jouanno semble être du réchauffé selon le site « excite ». Tout cela n’est-il pas une manip grossière pour faire oublier la Bérézina des Régionales ? Toutefois la rumeur prend vraiment de l’ampleur à l’international :

    http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7416

    "Les infidélités de Carla et Nicolas Sarkozy ? 16:05 mer 10 mars 2010 —>

    Toute la presse en parle. Au programme quatre adultes et deux possibilités mais pas celles que l’on croyait. Nicolas Sarkozy entretiendrait une romance avec Chantal Jouanno et Carla avec Benjamin Biolay.

    Soyons très clair : le couple présidentiel aurait une aventure extra-conjugale. Commençons par Nicolas Sarkozy. Concernant sa rumeur de liaison avec Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’Écologie et championne de karaté, celle-ci daterait du temps où Sarkozy était président du conseil général des Hauts-de-Seine. À ce moment-là, Chantal Jouanno était à la direction juridique du Département.

    Pour Carla Bruni, on aurait tendance à dire, que les rumeurs sont souvent réalité ! Mais avec Benjamin Biolay ? Tout récemment, le Daily Telegraph écrivait : ’Plusieurs tweets ont suggéré que Mme Bruni-Sarkozy serait devenue très proche du chanteur Benjamin Biolay’.

    Les blogs, eux, en font leur chou gras : ’C’est maintenant plus qu’une rumeur sur les blogs, elle affirme que le mariage présidentiel vit son dernier souffle’. Affaire à suivre. "

    http://people.excite.fr/news/8210/Les-infidelites-de-Carla-et-Nicolas-Sarkozy



  • Pierre93 7 mars 2010 10:26

    Il y a l’approche Cecil Blount DeMille, plus couramment appelé Cecil B. DeMille[1], ( né le 12 août 1881 à Ashfield, Massachusetts, États-Unis, mort le 21 janvier 1959 à Los Angeles (Hollywood), est un réalisateur et producteur américain de cinéma surtout connu pour avoir été l’un des premiers cinéastes à envisager le cinéma comme divertissement et à en faire un très grand spectacle, parfois avec des énormes budgets à l’image de son dernier film, Les Dix Commandements
    et il y a une approche plus scientifique avec l’historien Juif Israélien Shlomo SAND « COMMENT LE PEUPLE JUIF FUT INVENTE » (Fayard) qui décrit scientifiquement qu’il n’y eut jamais d’exode, que les Palestiniens actuels sont les réels descendants des Hébreux (restés sur la terre et convertis) que les Ashkénazes sont des tribus Slaves converties vers le Xème siècle, que les Séfarades sont quand à eux d’origine Nord Africaine. On décrit souvent SAND comme « post-Sioniste » cad qui sort du mythe et assume la réalité, dit que Israël existe maintenant depuis plus de 60 ans et est stabilisée mais doit maintenant se construire comme pays des Israéliens, du Peuple Israélien. SAND est très lu aux USA et en Israél, haï en France.



  • Pierre93 7 mars 2010 10:09

    Pour mieux comprendre le problème il est bien sur indispensable de lire les écrits de l’historien Juif Israélien Shlomo SAND, mais il faut aussi s’intéresser à l’action de Lord BALFOUR qui, pour s’assurer des soutiens contre les Allemands pendant la guerre, promit à la fois l’indépendance aux Palestiniens et le pays aux Sionistes....

    "Arthur Balfour Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
    Aller à : Navigation, rechercher
    Arthur Balfour

    Arthur James Balfour (25 juillet 1848 – 19 mars 1930), 1er comte de Balfour, Premier ministre du Royaume-Uni et chef du parti conservateur, célèbre pour son action en tant que ministre des Affaires étrangères pendant la Première Guerre mondiale.

    Né à Whittingehame, en Écosse (East Lothian), il siégea à la Chambre des communes dans les rangs unionistes (conservateurs) de 1874 à 1905.

    Il devint premier lord au Trésor et chef de la majorité gouvernementale à la Chambre des communes en 1891.

    Lorsque son oncle, Robert Arthur Talbot Gascoyne-Cecil, 3e marquis de Salisbury, se retira en juillet 1902, Balfour prit la tête du gouvernement. Des dissensions à l’intérieur du parti unioniste provoquèrent sa chute en décembre 1905.

    La Première Guerre mondiale ayant éclaté, il oublia les querelles de parti et entra dans le premier cabinet de coalition dirigé par le Premier ministre Herbert Henry Asquith en 1915, en tant que premier lord de l’Amirauté. Lorsque David Lloyd George devint Premier ministre en décembre 1916, Balfour fut nommé au ministère des Affaires étrangères.

    Chargé d’obtenir le soutien des États-Unis aux puissances alliées, il dirigea, en 1917, la mission de guerre britannique en Amérique du Nord.

    En novembre 1917, il publia une lettre d’intention, devenue célèbre sous le nom de déclaration Balfour, qui indiquait que le Royaume-Uni favoriserait la création en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif. Il a été dit que l’objectif était de rallier le soutien de la communauté juive américaine à l’entrée en guerre des États-Unis au côté des alliés. Cependant, les U.S.A sont entrés en guerre le 2 avril 1917, tandis que la déclaration a été faite sept mois plus tard (le 2 novembre 1917). Néanmoins, durant cette période la Grande-Bretagne a mené une politique ambiguë visant à la fois, à rallier les Arabes de Palestine (contre l’Empire Ottoman) et les Juifs d’Amérique (contre l’Allemagne). Pour cela, la Grande-Bretagne promit à la fois l’indépendance au palestiniens et un état juif en Palestine aux Juifs du monde entier. La déclaration Balfour s’inscrit dans le cadre de cette diplomatie. Il a également été avancé que Lord Balfour avait de la sympathie pour un courant idéologique appelé sionisme chrétien.

    Après la Première Guerre mondiale, il représenta son pays à la conférence de paix de Versailles, en 1919 (voir Traité de Versailles (1919)), puis l’année suivante, à la première conférence de la Société des Nations, et dirigea la délégation britannique à la conférence de Washington en 1921.

    En reconnaissance de ses services, Balfour fut nommé chancelier de l’Université de Cambridge en 1919. En 1922, il fut fait Ier comte de Balfour." (Wikipedia)



  • Pierre93 3 mars 2010 15:59

     Ce  rocla (haddock)
    doit être plus habitué aux tribunes du PSG qu’à celles de l’Académie. Des commentaires vulgaires et sans intérêt, avec un parfum de Kro.



  • Pierre93 2 mars 2010 23:29

    C’est une erreur de prendre Lefebvre pour un crétin ; au contraire ça marche très bien pour lui, il réussit à avoir plusieurs mains en même temps dans le pot de confiture, et la tolérance dont bénéficie ouvertement celui que Cécilia Sarkozy avait écarté, et appelait « La Firme » laisse imaginer un système d’argent bien loin des préoccupations quotidiennes des Français.

    Lefebvre est officiellement Porte-Parole de l’UMP ; mais accessoirement il s’occupe…

     

    A)  LEFEBVRE roule pour qui, pour l’UMP ou pour ses business perso ? 200.000 euros pour Frédéric Lefebvre en 2008 : « Pas de conflit d’intérêts » "Frédéric Lefebvre, le très influent conseiller parlementaire de Nicolas Sarkozy, est resté actionnaire minoritaire d’un cabinet de lobbying." (un cabinet dont la mission est d’influencer les parlementaires et le gouvernement dans la préparation des lois au profit d’intérêts privés, ndlr)
    Il a donc touché 100.835 euros de dividendes en 2008.
    A cela s’ajoute un autre versement : Un peu plus tôt, toujours en 2008, les actionnaires de PIC Conseil ont décidé de distribuer en plus 210.000 euros à leurs deux actionnaires, puisés dans les « réserves » de la société :
    soit 98.490 euros de plus pour Frédéric Lefebvre.
    Total des versements au lobbyiste Frédéric Lefebvre en 2008 : 199.325 euros

    B) Le Parisien publie une enquête d’assiduité sur les 209 élus du conseil régional d’Ile-de-France.A l’approche des élections, ses conclusions font office de poil à gratter. Dans une enquête d’assiduité  Le Parisien épluche les feuilles de présence des 209 élus du conseil régional d’Ile-de-France. Particulièrement visés, Nathalie Kosciusko-Morizet et Frédéric Lefebvre, plus gros adeptes de l’école buissonnière au sein de l’hémicyle régional. Entre mars 2004 et octobre 2009, période ciblée par les journalistes, la secrétaire d’Etat à la Prospective et au Numérique et secrétaire générale adjointe de l’UMP affiche un taux d’absentéisme record de plus de 75%. Talonné par le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, avec 60% d’absence aux 85 séances plénières du Conseil régional. Comme le blogueur politique Luc Mandret, soulèvent la gabegie liée à cette non représentation dans les instances régionales. "NKM a participé à moins de 21 séances plénières, et son camarade Lefebvre à 34 séances. En 68 mois de mandature. 68 mois durant lesquels Monsieur Lefebvre et Madame Kosciusko-Morizet auront chacun touché 170,000 euros d’indemnités pour l’exercice de leur (non-)mandat, écrit Luc Mandret sur son blog. On peut donc en conclure que la présence à une séance plénière du Conseil régional de Monsieur Lefebvre revient à 5000 euros, et de celle de Madame Kosciusko-Morizet à plus de 8 000 euros !"

    C) Lefebvre est depuis peu Avocat, mais peu d’informations circulent sur les ressources qu’il espère tirer de cette activité.

    Conclusion : Ce Monsieur sait survivre !



  • Pierre93 2 mars 2010 23:07

    Il possède deux sites très différents qui sont à visiter et comparer.

    http://www.fredericlefebvre.com/
    http://www.fredericlefebvre.fr/

    le deuxième est plus amusant.



  • Pierre93 23 février 2010 16:23

    Dix fausses croyances sur l’Iran, par Juan Cole

    2 octobre 2009

    Dans le dossier sur l’Iran publié par le Monde cette semaine, on pouvait lire que ce pays représentait une « menace stratégique majeure ». De fait, le budget militaire de Téhéran est inférieur à celui de la Suède. Le président de la République ne manque pas de rappeler régulièrement qu’Amadinejad a menacé de « rayer de la carte » Israël. Il n’a pourtant jamais prononcé cette phrase, mais uniquement émis le souhait que le « régime sioniste » quitte la scène de l’histoire. A l’image de ces deux affirmations largement reprises par les médias et certains politiques, le dossier iranien est l’objet de tous les fantasmes, de toutes les exagérations - et parfois de manipulations. Pourtant, au moment où s’ouvrent enfin des négociations, il convient plus que jamais de savoir raison garder, et de ne pas tomber dans la caricature. L’universitaire Juan Cole passe au crible dix assertions sur l’Iran.

    Par Juan Cole, Informed Comment, 1er octobre 2009

    Ce jeudi est une journée historique, marquée par le début des rencontres à Genève entre L’Iran, les États-Unis, l’Allemagne et les autres membres du Conseil de Sécurité des Nations unies pour tenter de résoudre les questions en suspens. Bien que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad ait auparavant tenté d’exclure la question nucléaire de la table de négociation, cette posture était au plus une diversion, et les questions nucléaires vont certainement dominer les discussions. Comme l’a souligné Henry Kissinger, ces négociations ne font que commencer et il est très peu probable qu’elles connaissent des avancées avant longtemps. La diplomatie est un marathon, pas un sprint.

    En cette occasion, je crois qu’il est utile d’établir une liste de convictions répandues au sujet de l’Iran dont le bien fondé est discutable.

    Conviction : l’Iran est un pays agressif qui a menacé d’attaquer Israël, ses voisins ou les Etats-Unis

    Réalité : L’Iran n’a pas déclenché de guerre d’agression durant l’histoire contemporaine (contrairement aux États-Unis ou Israël), et ses dirigeants ont une doctrine de « non première frappe. » Cela est vrai pour le guide suprême Ali Khamenei, ainsi que pour les commandants des Gardiens de la Révolution.

    Conviction : l’Iran est une société militarisée, bardée d’armes dangereuses, qui représentante une menace croissante pour la paix mondiale.

    Réalité : Le budget militaire de l’Iran est d’un peu plus de 6 milliards de dollars par an. La Suède, Singapour et la Grèce ont tous des budgets militaires supérieurs. En outre, l’Iran est un pays de 70 millions d’habitants, de sorte que ses dépenses militaires par habitant sont infimes par rapport à ces exemples qui sont des pays dont la population est bien moins nombreuse. L’Iran dépense moins par habitant pour son armée que n’importe quel autre pays de la région du golfe Persique, à l’exception des Émirats Arabes Unis.

    Conviction : l’Iran a menacé d’attaquer Israël militairement et de le « rayer de la carte. »

    Réalité : Aucun dirigeant appartenant au gouvernement iranien n’à menacé Israël d’un acte de guerre. Cela serait en contradiction avec la doctrine de « non première frappe » à laquelle le pays adhère. Le président iranien a explicitement déclaré que l’Iran ne menace aucun pays, y compris Israël.

    Conviction : Le président Mahmoud Ahmadinejad n’a-t-il pas menacé de « rayer Israël de la carte » ?

    Réalité : Le président Mahmoud Ahmadinejad a cité l’ayatollah Khomeini en déclarant que « ce régime d’occupation à Jérusalem doit disparaître de la page du temps » (en rezhim-e eshghalgar-Qods i bayad comme safheh-e mahv Rüzgar shavad). Ce n’était pas la promesse d’une invasion de chars ou d’une frappe de missiles. C’est l’expression de l’espoir que le régime va s’effondrer, tout comme l’avait fait l’Union soviétique. Ce n’est pas du tout une menace de tuer quiconque.

    Conviction : Les Iraniens ne sont-ils pas négationnistes ?

    Faits : Certains le sont, d’autres non. L’ancien président Mohammad Khatami a fustigé Ahmadinejad pour s’être interrogé sur l’Holocauste, et l’a qualifié de « crime du nazisme ». Parmi les instances du régime, de nombreuses personnes cultivées ont parfaitement conscience des horreurs de l’Holocauste. En tout cas, malgré ce que les propagandistes indiquent, ni le déni de l’Holocauste (aussi pervers soit-il), ni les injures envers Israël ne sont la même chose que la volonté d’attaquer militairement.

    Conviction : l’Iran ressemble à la Corée du Nord par son programme nucléaire militaire, et représente le même genre de menace pour le monde.

    Faits : L’Iran dispose un site d’enrichissement d’uranium à Natanz près d’Ispahan, où il affirme vouloir produire du combustible pour les futurs réacteurs nucléaires civils destinés à la production d’électricité. Tous les dirigeants iraniens nient que ce site soit destiné à la production d’armes, et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique l’a inspecté à plusieurs reprises et n’a détecté aucun programme militaire. Le fait que l’Iran ne soit pas totalement transparent, donne naissance à quelques doutes, mais tous les éléments de preuve réunis par l’AIEA et la CIA indiquent une absence de programme militaire. L’édition 2007 du National Intelligence Estimate, rédigé par 16 agences de renseignement américaines, dont la CIA et la Defense Intelligence Agency, a évalué en confiance que l’Iran n’avait pas de programme d’armement nucléaire. Cette évaluation était basée sur des entrevues avec des scientifiques du nucléaire ayant fait défection, ainsi que sur les documents qu’ils avaient emportés, et sur l’espionnage des communications en Iran. L’Allemagne, Israël et récemment les services Britanniques de renseignement sont plus soupçonneux quant aux intentions iraniennes. Mais l’ensemble de ces services se sont lourdement trompés sur les présumées armes irakiennes de destruction massive et l’Allemagne en particulier avait été abusée par les vantardises d’un ivrogne irakien dont le nom de code était « Curveball ».

    Croyance : L’Occident a récemment découvert une usine secrète iranienne d’armement nucléaire située sous une montagne près de Qom.

    Faits : L’Iran a annoncé lundi dernier à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique qu’elle avait commencé à construire une seconde installation civile d’enrichissement d’uranium à proximité de Qom. Il n’y a pas de matières nucléaires sur ce site et il n’est pas en service, l’Iran n’est donc pas techniquement en violation du Traité de non-prolifération nucléaire, bien qu’il ait rompu l’engagement pris avec l’AIEA d’informer immédiatement l’ONU de toute réalisation d’une nouvelle installation. L’Iran s’est engagé à autoriser que ce site soit inspecté régulièrement par l’AIEA, et s’il honore cette promesse, comme il l’a fait en grande partie à l’usine de Natanz, l’Iran ne pourra pas produire d’armes nucléaires sur ce site, car cela serait détecté par les inspecteurs. La Secrétaire d’État Hillary Clinton a admis dimanche que l’Iran ne pouvait pas produire d’armes nucléaires à Natanz, précisément parce que ce site est inspecté. Pourtant, les faucons américains ont demandé à plusieurs reprises une frappe sur Natanz.

    Croyance : La communauté internationale devrait sanctionner l’Iran non seulement à cause de son programme d’enrichissement nucléaire, mais aussi parce que le régime actuel a volé l’élection présidentielle de juin et brutalement réprimé les manifestations qui ont suivi.

    Actualité : Le mouvement réformateur en Iran est farouchement opposé à l’imposition de sanctions renforcées contre l’Iran, qui n’auraient probablement pas d’effet sur le régime, mais affecteraient les Iraniens ordinaires.

    Croyance : Le régime iranien n’est-il pas irrationnel et dément, de sorte que la doctrine de la destruction mutuellement assurée ne pourrait pas s’appliquer dans ce cas ?

    Actualité : les hommes politiques iraniens sont des acteurs rationnels. S’il s’agissait de fous, pourquoi n’ont-ils pas envahi l’un de leurs voisins ? L’irakien Saddam Hussein a envahi l’Iran et le Koweït. Israël a envahi ses voisins plus d’une fois. En revanche, l’Iran n’a jamais déclenché de guerre. Diaboliser ses adversaires en les qualifiant de déséquilibrés est un vieil artifice de propagande. Les élites américaines étaient autrefois totalement opposées à ce que la Chine accède au savoir nucléaire parce qu’elles croyaient que les Chinois sont intrinsèquement irrationnels. Ce type de discours est une forme de racisme.

    Croyance : La communauté internationale n’aurait pas à imposer des sanctions contre l’Iran et ne serait pas si inquiète si ce pays ne posait pas une menace nucléaire grandissante.

    Faits : La technologie de centrifugation que l’Iran utilise pour enrichir l’uranium n’est pas à usage unique. Auparavant, on pouvait déterminer quels étaient les pays qui pouvaient vouloir acquérir la bombe nucléaire selon qu’ils entreprenaient la construction de réacteurs à eau légère (impropre à la fabrication de bombes) ou de réacteurs à eau lourde (qui pouvaient être utilisés pour fabriquer une bombe). Mais avec les centrifugeuses, lorsque l’on parvient à enrichir l’uranium à 5% pour alimenter un réacteur civil, on peut théoriquement recycler le matériau de nombreuses fois et l’enrichir jusqu’aux 90% requis pour une bombe. Toutefois, aussi longtemps que des usines de centrifugation sont activement inspectées, elles ne peuvent pas être utilisées pour fabriquer une arme. Le danger proviendrait du fait que l’Iran expulse les inspecteurs ou qu’il parvienne à bâtir une installation secrète. Cette dernière tâche sera extrêmement difficile, toutefois, comme en témoigne la découverte par la CIA de la construction de l’installation Qom en 2006 grâce à des photos satellites. Les installations nucléaires, en particulier les centrifugeuses, consomment une grande quantité d’eau, de matériel de construction, et ainsi de suite, de sorte qu’en construire une en secret n’est pas chose aisée.

    En tout cas, on ne peut pas attaquer et bombarder un pays sur la simple suspicion d’une activité illicite. On doit disposer d’une forme de preuve. Par ailleurs, Israël, le Pakistan et l’Inde sont des membres de la communauté internationale plus condamnables que l’Iran, car ces pays ont refusé de signer le TNP et ont ensuite tout fait pour obtenir une bombe. Malgré cela, rien n’a été entrepris contre aucun d’entre eux par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

     



  • Pierre93 19 février 2010 19:00

    Il semblerait que Sarkozy se soit rendu dans les Antilles Françaises et en Guyane pour la campagne électorale des régionales en utilisant l’escale à Haïti comme leurre ou comme alibi. Pour preuve Hortefeux et du voyage et se vante que la Guyane pourrait basculer à Droite. Haïti permet de faire passer la pilule au citoyen lambda qui suit peu la campagne électorale. Pour mémoire, 4 heures à Haïti.