par Halman "Entre s’adapter et accepter tout et n’importe quoi il y a un monde."
Très certainement. Pourriez-vous donner des exemples "d’adptations" et "d’acceptations de tout et n’importe quoi" ? Ce qui vous semblerait faisable et ce qui ne le serait pas.
"La phrase "il voulait manger un gâteau" nous indique immédiatement qu’il s’agit d’une personne de sexe masculin ; la phrase "il voulé mangé un gato" ne l’indique pas."
Ah bon ?! Où voyez-vous cela ?
"Donc, comme je l’ai déjà dit, il faut juger sur des projets précis et voir, si un avantage gagné quelque part n’ajoute pas une flopée d’inconvénients."
Sur ce point, je suis tout à fait d’accord avec vous. C’est un travail qui ne doit pas se faire à la légère : il faut étudier tout dans le moindre détail, car nous sommes dans un système dans lequel "tout, ou presque, se tient". Mais refuser tout par principe comme le font certains n’est pas moins léger.
Ce n’est pas Mérimée qui doit se retourner dans sa tombe, mais plutôt (ou plustôt ?) Voltaire ou Ronsard.
Que serait l’orthographe actuelle sans tous ces réformateurs qui y ont introduit les accents et les trémas, les cédilles, les j et u/v, les apostrophes, ? Qu’ils soient grandement remerciés de ne s’être pas complus dans l’immobilisme dont nous faisons hélas preuve.
Il est possible (ou non) qu’on n’en ait rien à f... mais ce qui est intéressant, c’est de remarquer que l’anglais est, en ce qui concerne l’orthographe, l’exemple même de ce qu’il ne faut pas faire, à savoir ne pas la réformer. Or, l’orthographe de l’anglais a été fixée très tôt, et n’a, à ma connaissance, pas été modifiée (à l’exception notable de l’anglo-américain pour certains mots centre/center, catalogue/catalog, through/thru).
C’est justement cette absence de réforme qui a amené à cette quasi absence de correspondance claire entre l’oral et l’écrit.
Voulons-nous la même chose pour la langue française ?
Merci pour ces précisions intructives. On ne le dira jamais assez, et votre intervention le rappelle, mais la prononciation des langues évoluent en permanence et inexorablement. Ceci a pour résultat une dérive incessante de l’oral par rapport à l’écrit, et donc un creusement, inévitable, de plus en plus important entre les deux.
Telle langue à l’orthographe très "phonétique" à une époque donnée ne le sera que très peu quelques siècles plus tard, sauf si des modifications de l’orthographe sont effectuées régulièrement. Et vous faites bien de citer le cas de l’espagnol. Mais les Italiens devront faire de même un jour, de même que les Russes,...
Donc, oui à une rectification de l’orthographe du français, (et il en faudra d’autres dans le futur, de même qu’il y en a eu dans le passé) si on ne veut pas se retrouver dans la situation de l’anglais (dont l’orthographe n’a pas été modifié depuis très longtemps).