@ Tibounet,
"C’est l’Union Soviétique qui en 1921-1922 a décidé de rattacher la république d’Abkhazie et la région autonome d’Ossétie du Sud à la 1ère république de Géorgie. Dire que l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie sont des territoires géorgiens, c’est faire fi de l’histoire de territoires et de peuples qui, même sous l’Union soviétique (années 1980) se sont soulevés pour demander leur indépendance vis-à-vis de la Géorgie et qui ont continué à le faire depuis."
"L’usage de la force n’est légitime que sur la base d’un mandat des Nations unies. Il ne faut pas substituer l’OTAN et l’Union européenne à l’Organisation des Nations unies. Lorsque l’ONU réunira réellement les forces de la communauté internationale qui pourront réagir efficacement aux événements dans certains pays, lorsque nous nous débarrasserons du mépris du droit international, la situation pourra changer. Sinon, elle restera dans l’impasse et les lourdes erreurs se multiplieront. Il faut oeuvrer pour que le droit international soit universel aussi bien dans sa compréhension que dans l’application de ses normes."
Vladimir Poutine, Conférence de Munich, 10 février 2007.
Je suis surpris que l’entrée des troupes russes en Géorgie ait... surpris l’opinion. C’est un secret de polichinelle. Cette opération était prévue depuis le sommet de l’OTAN à Bucarest du 2 au 4 avril dernier. Les russes, répondant à la provocation du Kosovo, ont clairement affirmé que la Géorgie ne rentrerait dans l’OTAN qu’amputée de ses deux régions sécessionnistes.
Le 29 avril, la Russie "renforçait" unilatéralement ses troupes en Ossétie du Sud et en Abkhasie. L’ ONU rappelait les engagement de la Russie dès le 15 avril (résolution 1808/2008) et l’Union Européenne se fendait d’une déclaration le 6 mai dernier :