Vous prétendez que Me Eolas, sur son blog, écrit que les arguments des époux ne sont pas recevables et que le jugement est "obscurantiste."
Sauf erreur de ma part, sur le site de cet avocat ne figure qu’une analyse ne dépassant pas la technique du droit et ne portant guère de jugement de valeur sur les motivations du couple. Donc, je ne lis pas la même chose que vous. Mais peut-être ne suis-je pas sur le "bon" commentaire de cet avocat. J’en cite donc la première phrase : "Bon, au début, je souriais, mais le pétage de plomb généralisé qui saisit la classe politique ne m’amuse plus."
Je pense qu’à la différence du divorce, ce texte de loi est prévu pour les tromperies.
Vous avez raison : cette disposition existe pour éviter les tromperies. Mais, dans un tel cas, seul le "trompé" a qualité pour agir. Le mariage est entaché de nullité relative (vice de consentement.)
Par exemple, quelqu’un qui se marierait pour avoir des papier, sans prévenir l’autre personne...
Il y a beaucoup de demande en nullité de mariage en ce moment sur le sujet.
Cependant, il y a une différence essentielle : le mariage "blanc" (mariage frauduleux), contracté dans un but autre que marital, est un trouble à l’ordre public. L’administration (l’Etat) a donc le devoir de se saisir elle-même de cette affaire et de demander au juge judiciaire la nullité du mariage sur le fondement de l’article 146 du Code civil (nullité absolue, pour défaut de consentement.)
Les deux situations sont donc quelque peu différentes.