Ces comportements sont encouragés dans toutes les émissions.
Pour s’en tenir aux élites, il est amusant de les voir sempiternellement « tapiner » auprès des rentiers internationaux parasites pour leur réclamer du fric.
De Gaulle avait confiance en la France et organisait la production, des pôles d’excellence en faisant financer les infrastructures par la Banque de France.
Obligés (par les traités) de faire appel aux marchés (rentiers parasites) pour financer le pays, les élites doivent tapiner.
L’élite des joueurs de football touchera son salaire, quels que soient les résultats du club. Ils seront transférés. Certains Joueurs touchent même leur salaire sans jouer.
Quand les performances des joueurs baissent, il peuvent sortir de l’élite. Ils sont notés et soumis à des statistiques en permanence, contrairement aux élites sociales.
Certaines élites ont intérêt à nous faire croire que leurs énormes rémunérations et leur appartenance à une caste procèdent de la même légitimité que celle des sportifs.
Dans les sports individuels, le fait que le podium compte dans la rémunération n’infirme pas le mérite des sportifs mais ne fait que renforcer ce mérite. La méritocratie sportive n’offre pas des emplois à vie.
L’oubli concerne la notoriété, ce qui est un autre sujet.
Si l’on considère que vient d’être signé le Pacte de Marrakech et que va bientôt être signé le Traité d’Aix-la-Chapelle, qui sont autant de clous dans le cercueil de la France, et qui à eux seuls devraient provoquer une révolte massive du peuple français, le rôle de ce débat dans lequel aucune question essentielle (out of the box) n’est posée devient évident.
Et d’ailleurs, la concomitance de ces deux ignominies, passées inaperçues, avec la survenue des Gilets jaunes, pose beaucoup de questions sur l’origine du mouvement, ses buts et sa récupération. Même si les Gilets eux-mêmes sont sympathiques et légitimes dans leur révolte.
Le monde du sport professionnel est le
monde du darwinisme social par excellence. Beaucoup d’appelés, peu
d’élus. Ces élus sont passés à travers un processus d’élimination
féroce qui n’est pas sans rappeler la course à l’ovule des gamètes
mâles. Les paies faramineuses des élus, sans aucun rapport avec la
valeur réelle des individus (sportifs) sont censées être justifiées par ce
processus impitoyable.
Ceux qui ont échoué à intégrer
l’élite sont rejetés dans limbes du sport semi-professionnel ou
amateur, smicards ou bénévoles.
Il est normal de chercher à justifier la
société libérale par cette lutte sportive qui, quoi qu’on en dise,
est équitable. Car la société libérale, monde de passe-droits de
copinages et de mafias, a besoin de se surimposer un modèle tout aussi
impitoyable mais légitime, lui (car équitable).
Ajoutons que les sportifs passés à
travers un tel processus de sélection font de très bons politiques
pour le monde libéral puisqu’ils sont tentés de voir ce dernier à
travers leur propre prisme, sans prêter attention à la manière
dont les élites faussent la compétition sociale (augmentation des
frais de scolarité) et réservent les places à leur descendance,
quelle qu’en soit la valeur, au risque d’abrutir à terme la société.
Ces choses ne sont pas possibles dans
le sport : le sport ne ment pas (oui, le dopage...).
Il faudrait faire un autre article sur
un modèle que l’on tente également de surimposer en permanence pour
servir de prisme à travers lequel voir notre société d’injustice afin de la légitimer.
Un modèle hiérarchisé, violent, où la personne humaine compte peu
: le monde des cuisines.
@À rebours Laisser de côté la question de l’intérêt « fausse encore le raisonnement à grande échelle. » Correction : « empêche tout rapprochement de cette histoire avec le système bancaire réel »