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abelard

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  • Premier article le 29/09/2012
  • Modérateur depuis le 16/04/2013
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Derniers commentaires



  • abelard 2 août 2012 09:53

    Je suis assez surpris de constater que cet article bien écrit, mesuré et empreint de bon sens suscite de telles réactions...
    Qu’ont donc à perdre les hommes à une véritable égalité des sexes ?

    Il est évident que les rôles prédéfinis enferment tout autant les hommes que les femmes dans une servitude écrasante.
    Si, comme on le dit en Allemagne, les femmes vivent sous le signe des trois K (Kinder, Küche, Kirche) (Enfants, cuisine, église) les hommes, ces « dominants », n’ont pas une existence beaucoup plus enviable.
    Ils se doivent en effet :
    - D’assurer la vie quotidienne de la famille, quitte à ruiner son corps à l’usine pour mourir gentiment aux premiers jours de la retraite.
    - De supporter un travail déplaisant avec impossibilité d’en changer sous couvert de responsabilité.
    - D’aller fièrement mourir à la guerre, si les banquiers le décident.
    - De se priver de tous les bonheurs familiaux : s’occuper des bébés, cuisiner pour faire plaisir à ceux qu’on aime etc... Sous prétexte que c’est le rôle des femmes.
    - D’être dressé à la compétition, au respect des forts et au mépris des faibles.
    - De ne jamais montrer ses émotions, de considérer la commisération comme une faiblesse.
    - De mépriser sa compagne, de ne jamais tenir compte de ses ambitions et de se rendre malheureux.
    - De rester la vie durant un petit garçon dépendant de sa mère.

    Tout ça pour avoir le droit à 20% de salaire en plus.
    Pas sûr que ça en vaille la peine...



  • abelard 31 juillet 2012 11:21

    Bonjour Monsieur Homme libre...
    « Homme libre, toujours tu chériras... la guerre ! »

    J’avoue que j’ai dû relire votre article pour essayer d’y comprendre quelque chose. C’est vrai que dans mon genre, je suis un prolo... Donc un assassin si j’en crois votre belle analyse (le prolo moderne est un tueur alors que nos élites sont de bons samaritains, style Kissinger, prix nobel de la paix...)

    Il y a quand même quelque chose d’un peu problématique dans l’exposition de vos belles pensées.
    Si j’ai bien compris, vous êtes un libéral qui prônez la liberté libre... Bon, si vous voulez, encore que je n’ai pas très bien compris de quelle liberté vous parlez.
    Mais visiblement, votre goût pour la liberté a des limites. En ce qui concerne les « moyens de productions » par exemple, vous semblez penser qu’il nous faut des maîtres inflexibles et tout puissants (ceux qui choisiront de construire des routes ou qui fonderont des entreprises...)

    Votre monde idéal se résumerait donc à ceci : prolos esclaves (car génétiquement déficients, je cite : « ...alors qu’ils ne sont victimes que de leur propres neurones remplis de caca et qu’ils ne font pas mieux »)
    ... Et liberté pour nos élites compétentes et sachantes ?...

    Hum...

    Vous me permettrez, je l’espère par respect pour ma liberté (même celle d’un prolo dégénéré), d’avoir comme un léger haut le coeur à l’idée du monde dont vous rêvez.
    De fait, comme tous les « libéraux », vous souffrez d’infantilisme maladif : vous pensez que la « nature humaine » (car vous êtes naturellement un croyant) est mauvaise. Que les humains sont incapables de civisme ou de décence obnubilés qu’ils sont par la défense de leurs intérêts égoïstes à court terme et par la vanité...

    Le problème est qu’il n’y a pas plus de « nature humaine » que de poil sur un oeuf...



  • abelard 20 juillet 2012 18:36

    Que des gens aient été démarchés dans leurs villages par les patrons de l’industrie pour ne pas avoir à augmenter les salaires en France est une évidence pour tout le monde je crois.
    Le dernier exemple en date est certainement l’embauche de quasi-escalves dans les grandes exploitations agricoles du sud ouest loués par des sociétés espagnoles...

    Il conviendrait certainement de réduire ce « Lumpen-prolétariat » avant de pouvoir accueillir d’autres « envies de France » des peuples du monde entier. Mais comment ?

    Mettre des barbelés aux frontières ne provoquera qu’une chose : la transformation de la France en camp de concentration. Car les murs enferment toujours beaucoup mieux ceux qui sont à l’intérieur qu’ils n’empêchent d’entrer les gens de l’extérieur. Un régime policier n’est jamais démocratique...

    Ce passage de votre commentaire m’a fait bondir :
    "... leur progéniture, elle, refuse d’être traitée de la sorte, progéniture déracinée dont on ne sait maintenant que faire.« 

    Si vous ne savez plus quoi en faire, moi je sais.
    Nos »quartiers" ne sont rien d’autre que des mines d’or pour ceux qui cherchent l’énergie, la détermination, l’originalité... l’avenir quoi. Aujourd’hui, partout éclate le talent de cette deuxième génération.
    Ce ne sont certes pas les molassons bourgeois, calfeutrés dans leurs écoles de commerce qui les fabriquent comme des clones qui vont pouvoir rivaliser avec eux...



  • abelard 5 juillet 2012 13:03

    @AntoineR

    Votre remarque est, je m’en excuse, totalement stupide.
    Les fameuses « charges » sont en fait un salaire indirect.
    En ce qui concerne les retraites, il s’agit en effet d’un salaire différé. Car si la retraite par répartition n’existait pas, il reviendrait au salarié de souscrire à une « assurance retraite » avec des primes évidemment supérieure.
    Or rien ne garantit à un salarié sous ce régime de récupérer dans le futur l’argent cotisé : nombre de salariés Américains et Anglais viennent justement d’en faire l’amère expérience. Car au lieu de faire confiance aux générations futures, ces assurances privées jouent l’argent de leurs cotisants en bourse...
    Si la bourse s’effondre, adieu retraites...



  • abelard 31 mai 2012 14:12

    Il serait peut-être bon de s’interroger sur un léger paradoxe :

    Tandis que nos experts médiatocs s’enthousiasment à longueurs de colonnes ou de journaux TV sur l’extraordinaire Allemagne de Mâme Merkel, (la Bundesrepublik étant devenue l’arbitre de l’efficacité, de la modernité, de la saine gestion etc...) la même Merkel vole de déconfiture en raclée électorale.
    Tout dernièrement, les élections en Rhénanie du nord-Westphalie, Land le plus peuplé d’Allemagne, ont tourné à la catastrophe pour la CDU : elle y a enregistré son plus faible score historique !

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/14/elections-en-rhenanie-du-nord-westphalie-merkel-parle-d-une-defaite-douloureuse_1700928_3214.html

    N’y aurait-il finalement que nos éditorialistes et nos politicards inféodés aux marchés pour apprécier cette politique ?

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