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Abolab

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  • Premier article le 06/05/2008
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Derniers commentaires



  • Abolab 19 juin 2021 11:36

    @pemile

    L’article que vous référencez est plus un article idéologique que scientifique !

    La première phrase « choc » de l’abstract donne le ton :

    « Les chauve-souris sont porteuses de virus zoonotiques virulents sans connaître de maladies »

    C’est une contre-vérité. Les virus chez les chauve-souris ne sont pas zoonotiques chez ces animaux et ne sont pas virulents. Ils sont totalement sous contrôle de leur système immunitaire et doux comme des agneaux. Ils circulent à bas bruit et sous le radar de leur système immunitaire.

    L’article parle de « modèle théorique » corroborant leurs expérience in vitro, c’est de la pure science fabriquée en laboratoire, de la science virtuelle qui n’a rien à voir avec la réalité du vivant et des écosystèmes. Des hypothèse erronées peuvent amener à concevoir des études qui corroborent l’idée de départ. Ce n’est pas de la science, c’est de l’auto-prophétie réalisatrice en laboratoire.

    En fait les lignées de cellules utilisées ne sont même pas celles de chauve-souris mais celles de singes. Donc leur hypothèse de départ est erronée. Les singes et les chauve-souris n’ont pas de contact écosystémique, à moins que vous ne pensez que des chauve-souris frugivore passent leur virus à des singes en laissant leur virus sur des fruits dans le même écosystème ?



  • Abolab 19 juin 2021 11:18

    @Eric F

    Il est facile de pointer du doigt la Chine ou plus généralement l’Asie, mais il ne faut pas perdre de vue, que l’Asie avait traditionnellement une alimentation beaucoup plus végétale que l’Occident. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, du fait de l’occidentalisation de l’alimentation en Asie. J’ai d’ailleurs remarqué dans un article au début de la pandémie que l’Etat français avait envoyé des cochons en Chine, juste une semaine avant le confinement... alors que ces animaux sont connus pour être des réservoirs silencieux de coronavirus. Etait-il bien raisonnable de faire du commerce international de ces animaux en pleine pandémie ?



  • Abolab 19 juin 2021 11:10

    @Eric F

    Les visons sont en effet en cause dans l’apparition de nouvelles épidémies pendant la pandémie. J’ai notamment rédigé un article sur le sujet. Mais nous parlons ici de la cause originelle de la pandémie de COVID-19.

    Nous savons, par analyse phylogénétique, qu’une épidémie de coronavirus apparue au XIXe siècle provenait manifestement soit de bovins soit de cochons. Il y a donc déjà un probable antécédent de zoonose en provenance de ces animaux d’élevage en ce qui concerne les coronavirus dans l’histoire récente. L’industrialisation de l’agro-alimentaire pourrait également permettre la propagation de tels virus de manière globale et donc faciliter l’émergence de virus adaptés à l’être humain.

    Un fait particulièrement intéressant est que la Bretagne a été relativement épargnée en 2020 par la pandémie, avec une faible incidence de la maladie comparativement à d’autres régions de France, notamment l’Est de la France. Cela pourrait s’expliquer par le fait que le coronavirus bovin a pu circuler chez l’homme en 2018 dans cette région et aurait permis une meilleure réponse immunitaire des bretons quand le virus humain s’est propagé dans la population mondiale et est revenu en Bretagne.



  • Abolab 19 juin 2021 10:30

    @pemile

    Le fait que les chauve-souris soient un réservoir de virus indique qu’ils ont un système immunitaire efficace qui empêche la réplication virale et qui possiblement rend ces virus également moins infectieux. Ces animaux sont montrés avoir la plus grande biodiversité de bétacoronavirus et ne sont pas affectés par la maladie. Ces virus sont donc sous contrôle chez ces « porteurs sains » et ne représentent pas de danger pour la collectivité des chauve-souris.

    C’est pareil chez l’être humain via l’immunité naturelle des porteurs en bonne santé. Mais lorsque vous vaccinez la population, vous rendez plus efficace le système immunitaire de manière partielle et artificielle et donc vous facilitez la persistance du virus dans la population. Mais comme la réponse immunitaire est partielle et artificielle, il y a un risque également d’échappement immunitaire qui est beaucoup plus important qu’avec l’immunité naturelle. Et comme la vaccination ne fait rien pour corriger l’état de santé des personnes sensibles à l’infection, elle ne protège pas réellement la santé publique. 



  • Abolab 19 juin 2021 10:17

    @pemile

    « Non », « Oui », « Oui », « Non », savez-vous faire des phrases pour exprimer vos arguments ?

    Quelles preuves avez-vous qu’un système immunitaire efficace favorise la réplication des virus ? Avez-vous des études, des données pour étayer vos propos ?

    En fait, tout indique qu’une réponse immunitaire rapide et forte d’individus en bonne santé contrôle la réplication virale. Il y a des études montrant cela, notamment dans le cadre d’infections virales avec des singes (Baize et al, 2020).

    A l’inverse, un système immunitaire qui n’est pas efficace laisse passer un plus grand nombre de particules virales qui peuvent ainsi se répliquer plus facilement.

    Ainsi, un système immunitaire efficace limite la réplication virale et donc la charge virale, ce qui a pour effet de faciliter la persistance du virus chez l’hôte, car la faible charge virale fait que les virus finissent par passer sous le radar du système immunitaire... (Bocharov et al, 2004)

    C’est apparemment pourquoi le système immunitaire efficace des chauve-souris fait que ces animaux sont des réservoirs de coronavirus. Les réservoirs de virus se font manifestement chez des animaux qui contrôlent efficacement la réplication du virus et qui ainsi ne tombent pas malades du fait de ces virus.

    Le problème ne vient donc pas des « porteurs sains », mais du terrain métabolique des individus qui ont un système immunitaire inefficace. Les individus malades sont ceux qui contribuent à l’épidémie et à la réplication virale, pas les « porteurs sains ».

    Il est également possible que les virus chez des personnes asymptomatiques soient moins « infectieux », moins contaminants que les virus des personnes malades, car le système immunitaire de personnes en bonne santé pourrait altérer ces virus de sorte qu’ils soient également moins infectieux.

    Chez les personnes avec une faible réponse immunitaire, les virus mutent beaucoup, comme l’indique des études sur la COVID-19 sur les personnes immunodéprimées.

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